Dans
sa première épître, Pierre nous présente le Seigneur comme étant "une
pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès
de Dieu" chap. 2 v. 4, et il continue au v. 5, en disant "vous-mêmes
aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle,
une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables
à Dieu par Jésus-Christ".
Mais
c'est à l'apôtre Paul, jadis le grand persécuteur des saints, que Dieu
a voulu révéler tout son conseil éternel à l'égard de Christ et de
son assemblée. À la fin de son ministère public, il a pu dire: "je
suis net du sang de tous; car je n'ai mis aucune réserve à vous annoncer
tout le conseil de Dieu." Actes 20:26, 27.
Il
écrivait aux Colossiens: "j'accomplis dans ma chair ce qui reste
encore à souffrir des afflictions du Christ pour son corps qui est
l'assemblée, de laquelle moi je suis devenu serviteur selon
l'administration de Dieu qui m'a été donnée envers vous, pour compléter
la parole de Dieu, savoir le mystère qui avait été caché dès les siècles
et dès les générations". Col. 1:24-26.
Comblés
ainsi, édifiés sur le roc, jouissant d'une sécurité éternelle, nous
adorons et le Père en le Fils et le Fils en le Père car les deux sont
indivisible en la seule Personne en Dieu à savoir Jésus-Christ.
Aussi
longtemps que son Appel à Renaître est proclamé ici-bas, le Seigneur la
pourvoira de prédicateurs, d'évangélistes, de pasteurs, de docteurs. Ces
4 ministères visibles s'exercent dans l'amour divin, imagé par les
anneaux d'or fixés aux ais, et contribuent à unir ensemble, comme les
traverses, tous les éléments de l'édifice, comme tous les élus forment
un même Corps.
Par-dessus
cette habitation, il y avait 4 couvertures, sujet que nous aborderons ultérieurement.
Nous
sommes restés devant cette belle demeure. Les 5 piliers que nous avons déjà
considérés, supportent un rideau ayant les mêmes couleurs que celui de
la porte. Les gloires morales et officielles de la personne de Christ nous
sont à nouveau présentées ici par ce rideau. Pour les explications des
couleurs, il y a lieu de revenir aux instructions détaillées données
dans la description de la porte.
Mais
Dieu désire que nous avancions toujours mieux dans la connaissance de
Celui qui remplit son cœur et qui fait la splendeur de son sanctuaire.
Entrons
avec une sainte et profonde vénération. O merveille! Tout est d'or et
gloires divines, tout brille à la lumière du chandelier d'or pur. Nous
voici dans la pleine clarté de la face de Dieu en Christ.
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Lieu
très saint ->
Voile
->
Lieu
saint ->
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<-
arche
<-
autel d'or
<-
chandelier (à gauche)
<-
table (à droite)
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Vue
éclatée, montrant la disposition des objets |
À
notre droite, une table plaquée d'or pur avec deux couronnements d'or,
est dressée. Douze pains de fleur de farine, couverts d'encens pur, y
sont placés sous le regard de Dieu: c'est un pain de mémorial. Lév.
24:5-9. Il nous rappelle l'humanité parfaite (la fine fleur de farine) de
Celui qui a été broyé par l'épreuve de la souffrance, et dont la
soumission et l'obéissance montaient comme un encens pur devant le Père
dont il était l'enveloppe visible. Dans cette personne adorable, Dieu
voit Israël dans son unité et plus encore: l'Assemblée des élus selon
ses conseils éternels. Nous pouvons donc nourrir nos âmes de Christ en
communion avec le Père, ayant été constitués une famille sacerdotale
pour offrir des sacrifices de louanges, comme l'a désiré son cœur.
|

La
Table |
Devant
nos yeux, au fond du lieu saint, se trouve l'autel des parfums, ou autel
d'or. Il est de bois de sittim, plaqué d'or pur; il a aussi un
couronnement d'or. Voici encore une admirable figure de Christ: Dieu et
homme à la fois (or et bois). Par Lui nous avons libre accès jusqu'à
Dieu, en vertu de ses mérites. Il est notre médiateur et souverain
sacrificateur, présentant nos saintes offrandes au Père, selon les
perfections de sa personne et de son oeuvre.
|

L'autel
d'or ou des parfums
|
Les
dimensions de cet autel sont à remarquer: une coudée de longueur et une
coudée de largeur, Puis le nombre 2 est mis en relief: 2 coudées de
hauteur, 2 anneaux d'or sur ses 2 côtés, à ses 2 coins. Le nombre 1 est
celui de l'unité; il est répété 2 fois. Le nombre 2 est celui du témoignage,
il est répété 4 fois, d'où la somme de 8, soit 8 fois le nombre 1 de
l'unité. Ce nombre 8 parle de la résurrection ou d'un ordre nouveau.
Ainsi l'Esprit de Dieu exalte hautement la gloire unique et particulière
de Christ comme sacrificateur établi selon la puissance d'une vie impérissable.
"Car ce témoignage lui est rendu:Tu es sacrificateur pour l'éternité,
selon l'ordre de Melchisédec". Héb. 7:17. "Celui-ci,
parce qu'il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet
pas". Héb. 7:24.
Cet
autel d'or avait des cornes tirées de lui. Comme déjà dit, la corne est
un symbole de la force. C'est dans la puissance de l'amour que notre
bien-aimé Sauveur, le saint Fils de Dieu, est descendu dans la mort. "J'ai
le pouvoir de laisser ma vie, et j'ai le pouvoir de la reprendre"
Jean 10:18. C'est donc aussi dans la puissance de cette vie de résurrection,
qu'il parait devant Dieu pour nous.
Ces
cornes étaient plaquées d'or pur. Dieu ne voyait que l'or, ce qui
appartenait à sa propre nature. Ainsi, nous sommes heureux de pouvoir
nous approcher de Dieu par Jésus, celui que la justice de Dieu a couronné.
Sur
cet autel, Aaron faisait fumer l'encens des drogues odoriférantes, répandu
sur des charbons ardents pris de l'autel d'airain. Ex. 30:7-8. Ces détails
font comprendre que les souffrances intenses et les perfections infinies
de l'œuvre de Christ à la croix, pour la gloire de Dieu, sont un encens
continuel devant lui. Par la grâce de Dieu, le croyant fait partie de la
famille sacerdotale pour faire fumer l'encens, c'est-à-dire pour exalter
les gloires variées de Christ, comme un parfum d'agréable odeur.
Derrière
l'autel d'or, nous voyons 4 piliers recouverts d'or, fixés chacun sur une
base d'argent. Celui que les 4 évangiles nous ont montré dans
l'abaissement, est maintenant glorifié dans le ciel, l'œuvre de la rédemption
étant accomplie. L'Écriture ne nous donne pas la dimension de ces
piliers; elle est en Dieu. Nous savons seulement que Dieu l'a haut élevé
et lui a donné un nom au-dessus de tout nom (Phil. 2:9), et comme
sacrificateur: élevé plus haut que les cieux (Héb. 7:26).
Jusqu'ici,
nous avons vu que tout est d'or et gloires divines, et que tout brille à
la lumière du chandelier. Revenons donc en arrière pour le mieux connaître.
|

Le
chandelier (ou porte lampes)
|
Le
chandelier, ou plus proprement le lampadaire, est entièrement fait d'or
battu. L'or parle de la nature divine. Christ est Dieu. Ésaïe dit: "et
nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé"
chap. 53:4. "Il plut à l'Éternel de le meurtrir; il l'a soumis
à la souffrance", v. 10. Chaque coup de marteau ne faisait que
faire jaillir sa perfection et sa nature divine.
Trois
branches étaient tirées de lui d'un côté, et trois de l'autre côté.
Trois est le nombre de la plénitude divine. Deux est le nombre du témoignage.
Nous voyons donc 3 branches à chacun des 2 côtés, soit le témoignage
de sa plénitude divine: Père, Fils et Saint-Esprit.
Sur
chaque branche, il y a 3 coupes en forme de fleur d'amandier, donc 9
coupes d'un côté et 9 de l'autre, soit 2 fois 3 x 3. Nous trouvons également
sur ce chandelier 3 x 3 pommes ou fruits: une plénitude de plénitude.
Cela dépasse notre compréhension et le langage humain.
Les
coupes devaient contenir de l'huile d'olive pure, broyée, pour alimenter
ses 7 lampes. Ex. 27:20. L'huile est une image du Saint-Esprit, et de la
joie qu'il produit. En Jésus, toute la plénitude de l'Esprit a habité
et la lumière divine a été parfaitement manifestée sur la terre. Sept
est le symbole de la perfection, ou d'une chose complète. Jésus, cette
personne divine a dit: "Moi, je suis la lumière du monde; celui
qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière
de la vie." Jean 8:12. Mais "les hommes ont mieux aimé
les ténèbres que la lumière, car leurs oeuvres étaient mauvaises".
Jean 3:19. Elle fut rejetée. Cependant, le propos de Dieu demeure intact.
Cette lumière inondera la terre de tout son éclat lors du millénium. "Et
la lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du
soleil sera septuple, comme la lumière de sept jours". Ésa.
30:26.
"Et
ceux que l'Éternel a délivrés... viendront à Sion avec des chants de
triomphe; et une joie éternelle sera sur leur tête", Ésaïe
51:11. Tout sera joie et lumière. Alors s'accomplira cette parole: "ton
Dieu, t'a oint d'une huile de joie au-dessus de tes compagnons".
Ps. 45:7. C'est pourquoi la tige médiane, appelée le chandelier, a 4
coupes, soit un de plus que les branches tirées d'elle. Les branches nous
font aussi penser à tous les rachetés de Christ avec lesquels il
partagera sa gloire. Alors, il jouira du fruit du travail de son âme et
son amour divin en sera satisfait.
Le
chandelier avait l'aspect d'un arbre avec des fleurs, probablement des
fleurs d'amandier comme les calices en rappelaient la forme. Par la parole
de 1'Eternel à Jérémie le prophète, nous comprenons ce que signifie
l'amandier. Dieu lui demande: "Que vois-tu, Jérémie?... -- Je
vois un bâton d'amandier... -- Tu as bien vu, car je veille sur ma parole
pour l'exécuter". Jér. 1:11-12. En note: arbre qui veille.
Ainsi, ce que sa bouche a dit, sa main l'accomplira.
Il
fallait allumer les lampes du chandelier pour éclairer vis-à-vis de lui.
Ex. 25:37. Elles éclairaient donc la table avec les pains de proposition,
appelés aussi un pain de mémorial. Lév. 24:7. Ces lampes devaient luire
continuellement. Ex. 27:20. Ainsi, Dieu voit son propos établi en son
bien-aimé concernant Israël et l'Assemblée, sa demeure glorieuse, selon
qu'il est dit: "Voici, l'habitation de Dieu est avec les hommes".
Apoc. 21:3.
L'Éternel
termine par la description du chandelier, comme pour en faire ressortir la
valeur: "On le fera, avec tous ces ustensiles, d'un talent d'or
pur". Ex. 25:39. Un est le nombre premier que l'on trouve en mathématique,
dans tous les nombres, qu'ils soient grands ou petits. Qu'on multiplie les
nombres à l'infini, le nombre un y est contenu autant de fois. Ceci nous
parle de cette personne adorable, unique, qui est Dieu, le Dieu infiniment
grand, qui remplit toutes choses et que nous ne pouvons sonder. C'est de
cette personne adorable que l'Écriture nous entretient de la première à
la dernière page.
Les
4 piliers, derrière l'autel d'or et dont nous avons déjà parlé,
supportent un voile ayant les mêmes couleurs que les rideaux des deux
entrées précédentes, mais il y a des chérubins brodés en plus. Nous
savons que les chérubins avaient été placés à l'orient du jardin d'Éden
pour en défendre l'entrée. Pourquoi y a-t-il des figures de chérubins
sur ce voile qui sépare le lieu saint du lieu très-saint? Il semble
qu'ils sont placés là pour garder intact le lieu où se trouve le trône
de Dieu. Figurativement le voile représente l'âme, la conscience de
l'existence charnelle, les chérubins représentent donc la perception qui
va au-delà du voile de la conscience et qui pénètre dans la Présence
de la gloire de Dieu. Aaron n'y pouvait entrer qu'une fois l'an et
non sans le sang de propitiation. Maintenant, par la grâce infinie de
Dieu, tout croyant est sacrificateur et peut pénétrer dans ce lieu très-saint
jusqu'au trône de Dieu, à toute heure, ayant même la faveur d'y être
invité par sa Parole. Héb. 10:19-22; 4:16. Approchons-nous donc, car
Dieu veut nous avoir tout près de son cœur; il désire nous parler de
son Fils bien-aimé, celui en qui il a trouvé tout son plaisir.

Le
Voile. Derrière le voile, le lieu très saint avec l'Arche.
Nous
arrivons devant son trône; c'est l'arche, couverte du propitiatoire
surmonté de deux chérubins, un de chaque côté. L'arche est de bois de
sittim plaquée d'or pur au-dedans et au-dehors. C'est encore une image de
Christ, venu ici-bas, sur une terre aride, en figure comme un homme; sous
cette enveloppe humaine, il était Dieu manifesté en chair. Maintenant élevé
dans le ciel par la justice divine, il est couronné de gloire et
d'honneur. C'est pourquoi l'arche a un couronnement d'or tout autour.

L'arche
Au-dedans
d'elle sont les deux tables de la loi, appelées le témoignage. Ex.
25:21. Christ est le seul homme qui ait pu dire: "C'est mes délices,
ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans
de mes entrailles". Ps. 40:8. "Il a rendu la loi grande
et honorable". Ésa. 42:21. En lui tous les droits de Dieu et ses
attributs ont été soigneusement gardés et glorifiés.
Sur
l'arche repose le propitiatoire d'or pur. Il protège et enferme les deux
tables de la loi écrites par Dieu lui-même. Ex. 34:1. De ce
propitiatoire sont tirés deux chérubins d'or battu, placés un à chaque
bout, leurs faces sont l'une vis-à-vis de l'autre et tournées vers le
propitiatoire qu'ils couvrent de leurs ailes.
Par
ces images, nous sommes placés devant le trône de Dieu; les chérubins,
agents judiciaires de sa sainteté, proclament la solennité de ce lieu.
Ils contemplent le sang de la sainte victime frappée par le glaive divin
à notre place. Leurs bras sont désarmés, car la justice divine est
satisfaite. Oui, "La justice et le jugement sont les bases de ton
trône". Ps. 89:14. Ces chérubins placés de chaque côté, sont
comme l'ornement de ce trône où siège Celui qui a fait tous les frais
pour nous amener là en pleine liberté, sans porter atteinte à ses
attributs de sainteté. Ce trône est donc maintenant pour tout croyant,
un trône de grâce.
Devant
le trône de la grâce
Nous
t'adorons, ô notre Dieu,
Ayant,
pour jouir de ta face,
Par
Jésus, accès au saint lieu.
L'épître
aux Hébreux, chap. 9 v. 4, rappelle ce qu'il y avait encore dans l'arche;
la cruche d'or qui renfermait la manne, et la verge d'Aaron qui avait
bourgeonné. Les deux premières choses parlent de l'humanité glorifiée
de Christ. Ainsi, l'humiliation et l'obéissance de Christ ne seront
jamais oubliées. La cruche d'or et la manne sont conservées dans l'arche.
Si nous avons joui de lui comme de la manne dans le désert, nous le connaîtrons
encore dans ce caractère dans la gloire: telle est la récompense promise
au vainqueur de Pergame. Apoc. 2:17.

Le
contenu de l'arche
La
verge d'Aaron qui avait bourgeonné est l'image de la sacrificature de
Christ fondée sur sa résurrection, car en une nuit elle a produit des
fleurs et des fruits. La sacrificature du vrai Aaron est la ressource des
siens dans la traversée du désert, comme l'était pour Israël la
sacrificature d'Aaron. Ces choses-ci n'étaient plus dans l'arche sous le
règne de Salomon, mais seulement les tables de la loi. 1 Rois 8:9. Mais
ce détail est en dehors du sujet qui nous occupe.
Parlons
maintenant des couvertures de cette sainte demeure. La première, vue
depuis l'intérieur, appelée également tabernacle, est composée de 10
tapis, faits de fin coton retors, de bleu, de pourpre, d'écarlate, et
avec des chérubins d'ouvrage d'art. La mesure de chaque tapis est de 28
coudées en longueur et de 4 coudées en largeur. Cinq tapis sont joints
ensemble pour former un assemblage, et cinq autres tapis sont aussi joints
ensemble pour former un deuxième assemblage. À l'extrémité de chaque
assemblage, il y a 50 ganses de bleu; puis 50 agrafes d'or relient ces
deux assemblages pour former un tout, car l'Éternel a dit "ce
sera un seul tabernacle". Ex. 26:6.

Pourquoi
cette couverture est-elle appelée un tabernacle? Il semble que Dieu veut
transporter nos pensées en avant, vers ce temps où son propos éternel
sera établi, où l'assemblée glorifiée, unie à son chef glorieux, élevée
dans le ciel, sera l'habitation même de Dieu. Aujourd'hui, elle est une
habitation de Dieu par l'Esprit. Éph. 2:22. Mais alors, cette parole
s'accomplira "Voici, l'habitation de Dieu est avec les hommes, et
il habitera (tabernaclera) avec eux". Apoc. 21:3. Elle sera donc
le lieu de son habitation au milieu des hommes. Rappelons qu'il l'a
acquise par le sang de son propre Fils. Act. 20:28. Elle est rendue si
pure par l'efficacité infinie du sang de Christ, que Dieu peut en faire
sa demeure.
C'est
peut-être pourquoi le fin coton retors vient en tête de toutes les
autres couleurs décrites dans la couverture qui nous occupe. Dans les
rideaux et le voile, le fin coton est cité à la fin. Vient ensuite le
bleu, la gloire céleste de Christ; puis la pourpre, sa gloire impériale,
sa domination universelle, car toutes choses lui ont été livrées par
son Père. Luc 10:22. Il lui a assujetti toutes choses sous ses pieds... "il
n'a rien laissé qui ne lui soit assujetti" Héb. 2:8.
L'écarlate
nous parle de sa royauté sur Israël. Si les hommes en ont revêtu le roi
des Juifs par dérision, (Matt. 27:28), Dieu revendiquera pourtant la
gloire de son Fils, comme il le dit au Ps. 2:6: "Et moi, j'ai oint
mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté". On peut voir
aussi dans cette couleur, le sang par lequel toute la création a été
rachetée.
Les
chérubins sont ici le symbole de la justice et du jugement qui caractériseront
le règne de Christ. "Il exercera le jugement sur les peuples avec
droiture... il jugera le monde avec justice". Ps. 96:10, 13. Et
grâce infinie, nous lui serons associés dans son jugement. 1 Cor. 6:2.
Le Seigneur a dit au Père, la nuit qu'il fut livré "la gloire
que tu m'as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu'ils soient un,
comme nous, nous sommes un; moi en eux, et toi en moi; afin qu'ils soient
consommés en un, et que le monde connaisse que toi tu m'as envoyé, et
que tu les as aimés comme tu m'as aimé". Jean 17:22, 23. Cette
unité sera vue en gloire, lorsque Christ viendra établir son règne sur
la terre. Alors il sera glorifié dans ses saints et admiré dans tous
ceux qui auront cru. 2 Thes. 1:10.
Les
ganses de bleu et les agrafes d'or pour unir ces deux assemblages, nous
montrent cette unité en gloire. Les nombres 4, 28 (4 x 7), et 10, nous
montrent que la gloire de Dieu sera manifestée sur la terre, par Christ,
d'une manière parfaite selon la sainteté et les exigences de sa nature.
Dans
l'épître aux Éphésiens chap. 1:10, l'apôtre Paul parle de
l'administration de la plénitude des temps, au v. 21, du siècle à venir,
et de l'assemblée qui est le corps de Christ, la plénitude de celui qui
remplit tout en tous. À la fin du chap. 2:22, elle est une habitation de
Dieu par l'Esprit. Au chap. 3:9, il parle du mystère caché dès les siècles
en Dieu, puis termine par la louange, v. 21 "à lui (Dieu) gloire
dans l'assemblée dans le christ Jésus, pour toutes les générations du
siècle des siècles! Amen." L'apôtre porte ses regards vers ce
siècle unique, sans pareil, lorsque Christ apparaîtra de nouveau dans
toute sa gloire pour prendre ses élus avec lui dans son royaume éternel.
C'est pourquoi l'apôtre explose en louanges, il semble s'unir par avance
à ces générations futures. N'avons-nous pas les motifs de joindre notre
amen à celui de Paul? Tout ceci est en rapport avec l'enseignement que
donne la magnifique couverture aux couleurs variées.
Passons
à la deuxième couverture. Celle-ci est en poil de chèvre et s'appelle
une tente. Elle est composée de 11 tapis mesurant chacun 30 coudées de
longueur et 4 coudées de largeur. Cinq tapis sont joints à part et six
tapis aussi joints à part. Le onzième est replié sur le devant de la
tente; ainsi la mesure de recouvrement revient à celle de l'ensemble de
10 tapis. À l'extrémité de chaque assemblage il y a 50 ganses; puis 50
agrafes d'airain relient ces 2 assemblages en une seule couverture.

Cherchons
à comprendre par la Parole ce que signifie cette tente. Nous avons déjà
vu que l'airain parle de la justice inflexible de Dieu contre le péché.
Mais que veut dire le poil de chèvre? Sous l'ancienne alliance, lorsqu'un
chef avait péché, il devait présenter de cette espèce, un mâle sans défaut,
et poser sa main sur la tête de ce bouc, et l'égorger devant l'Éternel.
"C'est un sacrifice pour le péché". Lév. 4:23, 24.
Encore, le jour des propitiations, il fallait amener deux boucs devant l'Éternel,
l'un afin d'être égorgé pour le péché du peuple, et le second pour être
azazel. Sur la tête de celui-ci, Aaron posait ses deux mains et
confessait toutes les iniquités des fils d'Israël, toutes leurs
transgressions, selon leurs péchés, puis le bouc était conduit au désert.
Lév. 16:7-22. Ceci est une belle image de Christ, livré pour nos fautes
et ressuscité pour notre justification. Rom. 4:25. "Lui est la
propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres,
mais aussi pour le monde entier". 1 Jean 2:2. Lui était l'homme
parfait, sans défaut et sans tache. Il a répondu à toutes les exigences
de la loi divine. Il l'a rendue grande et honorable. La loi ne demandait
pas à l'homme de donner sa vie pour son prochain, Jésus l'a fait. C'est
peut-être ce que veut nous dire le tapis supplémentaire de cette tente.
Les
tapis ont 30 coudées de long, soit 10 x 3. Trois est le nombre de la plénitude
divine, 10 celui de la responsabilité de l'homme vis-à-vis de Dieu. Puis
nous avons le nombre 4, celui-ci étant relatif aux circonstances
terrestres.
En
Colossiens chap. 1:19, 20, nous lisons "en lui (En Christ), toute
la plénitude s'est plu à habiter, et, par lui, à réconcilier toutes
choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par
lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans
les cieux." Le plaisir de la volonté de Dieu est de réunir en
un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les
choses qui sont sur la terre. Éph. 1:9, 10. C'est ce que nous pouvons
comprendre dans la réunion de ces deux assemblages, la question du péché
étant réglée.
La
troisième couverture est faite de peaux de béliers teintes en rouge. Par
cette image, Dieu veut nous parler de ce qu'a été pour son cœur, la vie
de son bien-aimé Fils: une entière consécration pour sa gloire, et cela
jusque dans la mort. Lors de la consécration d'Aaron et de ses fils, un bélier
était égorgé et offert en holocauste, et un second comme bélier de
consécration. Ex. 29:18, 22.

La
quatrième couverture est de peaux de taissons (de blaireaux); elle n'a
point d'apparence, mais elle couvre et protège contre les intempéries,
toutes les merveilles que nous avons considérées. Tel a été le Christ
ici-bas dans son abaissement au milieu des hommes. Ésaïe dit: "il
n'y a point d'apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé
et délaissé des hommes" (Ésaïe 53:2). Et pourtant toutes les
gloires infinies de Dieu étaient enfermées dans son adorable personne.

*Haut
de la page
Le
Grand Sacrificateur

Le
Souverain Sacrificateur
Considérons
maintenant les vêtements d'Aaron, le souverain sacrificateur. "Tu
feras de saints vêtements à Aaron..., pour gloire et pour ornement".
Ex. 28:2. Ces quelques mots déjà, font vibrer nos cœurs, car ils nous
parlent des gloires de Christ, notre divin Aaron. "Ce sont ici les
vêtements...: un pectoral, et un éphod, et une robe, et une tunique brodée,
une tiare, et une ceinture". Ex. 28:4.
"Ils
feront l'éphod, d'or, de bleu, et de pourpre, d'écarlate, et de fin
coton retors, en ouvrage d'art, Il aura à ses deux bouts, deux épaulières
pour l'assembler". v. 6, 7. L'éphod était placé par-dessus la
magnifique robe bleue. Il était formé de deux pièces de tissus reliées
aux niveaux de l'épaule et de la ceinture par les épaulières.
La
signification des couleurs qui composaient l'éphod a déjà été abordée
en parlant des rideaux et du tabernacle. Mais ici, il y a l'or en plus,
soit ce qui est de nature divine. Cet homme qui a marché ici-bas,
s'associant aux peines des humains, pleurant avec ceux qui pleurent, ayant
connu la faim, la soif, la fatigue, ayant eu le cœur blessé, brisé par
l'opprobre de ceux qu'il avait comblé de bienfaits, cet homme c'était
Dieu, le Dieu d'amour manifesté en chair. Tout en voilant sa gloire dans
ce tabernacle humain que l'Esprit saint avait formé, elle se manifestait
pourtant à maintes reprises. Voyons-le sur la mer de Galilée, au milieu
de la tempête; fatigué, il dort sur un oreiller. Marc 4:38. Précieuse
manifestation de son humanité. Mais quand les disciples en détresse le réveillent,
il apparaît dans toute la grandeur et la majesté de sa divinité: Il
impose silence au vent et à la mer, et ils lui obéissent. Quand les
receveurs des didrachmes viennent à Pierre et disent: "Votre maître
ne paye-t-il pas les didrachmes?" Pierre répond: Oui. Matt.
17:25. Mais Jésus, Lui le pauvre, n'avait pas d'argent. Cependant, comme
créateur de l'univers, il possède la terre et tout ce qu'elle contient,
le monde et ceux qui l'habitent. Ps. 24:1.
Puis
son intelligence est sans borne. Ps. 147:5. Il sait qu'il y a dans la mer
un poisson qui a un statère dans la bouche. Il envoie Pierre à la mer
pour qu'il jette son hameçon; le premier poisson qui sera pris, dirigé
certainement par la puissance providentielle du Seigneur, est celui qui
avait le statère. "Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour
toi" Matt. 17:27. Dans sa parfaite humanité, il s'associe à son
faible disciple et paye le tribut.
Tout
au long des évangiles, nous voyons jaillir l'éclat de sa divinité.
C'est pourquoi des lames d'or étaient brochées parmi le bleu, la pourpre,
l'écarlate et le fin coton retors. Encore une fois, chose digne de
remarque les lames d'or ne sont pas mentionnées dans les rideaux et la
belle couverture du tabernacle. Est-ce parce que Christ nous est présenté
ici dans l'éphod, comme notre grand souverain sacrificateur? Afin de
pouvoir remplir parfaitement cette fonction, Il dût préalablement passer
à l'école de la souffrance, participer à toutes les peines de ses créatures.
Passant par le creuset de l'épreuve, il pouvait être confondu avec les
humains; aussi, l'Esprit-Saint nous rappelle son essence divine par les
lames d'or. En outre, à travers son chemin de souffrance, il a manifesté
son caractère céleste et sa pureté intrinsèque. Puis, parmi le bleu et
le fin coton retors, il y avait ce que l'œil profane ne pouvait
distinguer, savoir ce qui lui revient à juste titre: la domination
universelle et l'héritage de toutes choses, ayant accompli l'œuvre de la
rédemption par son sang, ces deux choses symbolisées par la pourpre et
l'écarlate.
C'est
donc cette Personne unique, à la fois Dieu et homme, qui nous représente
devant Dieu, car il est l'enveloppe visible du Dieu invisible. Quelle grâce
insondable le Père nous a faite en donnant son Fils unique pour être
notre médiateur. Notre cause ne pourrait être placée en de meilleures
mains. À lui, par Jésus-Christ, gloire, honneur, adoration de tous nos cœurs!
Sur
l'éphod était placé le pectoral, confectionné aussi de ces cinq précieuses
matières, Il avait un empan de longueur et un de largeur. Il était carré,
double; aux deux coins supérieurs était fixé un anneau d'or. Des chaînettes
d'or pur, en ouvrage de torsade, placées dans ces anneaux, reliaient le
pectoral à deux chatons d'or fixés sur chaque épaule d'Aaron. Dans ces
chatons, une pierre d'onyx y était enchâssée. Et sur cette pierre, 6
noms des fils d'Israël y étaient gravés, et sur la seconde pierre, les
6 noms restants, selon leur naissance.
Aux
coins inférieurs du pectoral, se trouvaient deux anneaux d'or, mais ici,
contre l'éphod, en dedans. Cela fait supposer qu'ils étaient cachés. Un
cordon de bleu les reliait à un anneau fixé sur les deux épaulières de
l'éphod, juste à sa jointure au-dessus de la ceinture de l'éphod.
Douze
pierres précieuses enchâssées dans des chatons d'or, dans leurs
montures, garnissaient le pectoral. Chacune d'elle portait un nom, gravé
en gravure de cachet: celui d'une tribu d'Israël.
Tous
ces détails ont une signification et sont d'une valeur extrême pour le cœur
des rachetés. Acquis au prix des souffrances et du sang précieux de
Christ, ils sont portés sur son cœur et sur ses puissantes épaules, présentés
dans toutes les gloires de sa personne, et cela devant le Père
continuellement. S'il était question autrefois d'Israël, nous sommes
devenus, nous croyants de la présente économie, l'Israël de Dieu.
Galates 6:16. Une position plus intime nous a été donnée par la
souveraine grâce de Dieu. "Car de lui, et par lui, et pour lui,
sont tout choses. A lui soit la gloire éternellement: Amen."
Rom. 11:36.
Comme
déjà dit, sur chaque épaule d'Aaron reposait une pierre d'onyx enchâssée
dans un chaton d'or. La pierre d'onyx des anciens, avait la couleur de
l'ongle, d'où vient son nom. Cela nous rappelle la couleur de notre
chair. Voici une gloire personnelle de l'abaissement de Celui qui, étant
Dieu, s'est anéanti lui-même. "La Parole devint chair, et habita
au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils
unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité".
Jean 1:14.
Pour
représenter l'homme devant Dieu, et Dieu devant l'homme, il fallait une
personne divine et en même temps homme. "C'est pourquoi il dut,
en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu'il fût un
miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui
concernent Dieu." Héb. 2:17. "Car nous n'avons pas un
souverain sacrificateur qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais
nous en avons un qui a été tenté en toutes choses comme nous, à part
le péché." Héb. 4:15. C'est donc là une gloire personnelle
qui nous permet de nous approcher avec confiance du trône de la grâce,
car les noms des plus petits comme des plus grands du peuple de Dieu, sont
gravés sur ces deux pierres d'onyx.
Comme
nous l'avons vu, le pectoral était garni de 12 pierres précieuses: 4
rangées de 3 pierres. Chacune d'elle avait une couleur particulière qui
nous parle des gloires variées de Celui qui a souffert ici-bas,
lesquelles brillent dans tout leur éclat à la lumière du sanctuaire.
Sur chaque pierre un nom y est gravé en gravure de cachet. C'est le nom
du croyant, acheté à grand prix. Il est là comme faisant corps avec
cette gloire qui brille d'un vif éclat aux yeux de Dieu. "Ils étaient
à toi, et tu me les as donnés" a dit Jésus à son Père. Il
nous voit à travers les perfections ineffables de son Fils bien-aimé. Et
quand Christ sera manifesté, il sera glorifié dans ses saints et admiré
dans tous ceux qui auront cru. (2 Thes. 1:10).
Comme
ces pierres étaient enchâssées dans des chatons d'or et ne pouvaient
tomber du pectoral, ainsi il est impossible que les rachetés, incrustés
dans le cœur divin de Jésus, puissent être séparés de Lui. Nous possédons
une sécurité sans pareille.
Les
anneaux d'or, symbole de son amour éternel, puis les chaînettes d'or en
ouvrage de torsade, nous montrent la fermeté de notre position, ces chaînettes
reliant le pectoral au siège de sa puissance divine, l'épaule.
Nous
lisons que le pectoral était double. On peut voir là, le double caractère
de son office sacerdotal. Jésus est notre grand souverain sacrificateur,
mais aussi notre avocat auprès du Père.
Les
2 anneaux inférieurs, placés contre l'éphod, en dedans, et reliés
juste au-dessus de la ceinture par un cordon de bleu, aux 2 anneaux de l'épaulière,
nous font penser au service caché du Seigneur, comme avocat. Celui qui
s'est ceint d'un linge pour laver les pieds de ses disciples la nuit qu'il
fut livré, opère encore aujourd'hui, depuis le ciel, ce service d'amour
entre l'âme qui a contracté la souillure et Lui-même, afin d'amener
cette âme à se juger et ainsi à s'en purifier. Ceci a lieu entre la
personne en faute et Lui seul. Alors la joie de la communion peut être
retrouvée. Car "si nous confessons nos péchés, il (Dieu) est
fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de
toute iniquité". 1 Jean 1:9. Il s'agit ici du pardon
gouvernemental et non du pardon initial, car celui-ci nous a été acquis
une fois pour toutes à la croix, puisqu'il a rendu parfaits à perpétuité
ceux qui sont sanctifiés. Héb. 10:14.
Par-dessus
le pectoral, il fallait mettre les urim et les thummim, qui signifient
lumières et perfections. Et Aaron portera le jugement des fils d'Israël
sur son cœur, devant l'Éternel, continuellement. Quel bonheur de savoir
que le Seigneur nous porte sur son cœur devant Dieu, continuellement. Oui,
jour et nuit. Ainsi, notre âme peut goûter un parfait repos. À lui la
gloire et l'hommage éternellement!
Sous
l'éphod, il y avait la robe entièrement de bleu. Son ouverture pour la tête
avait une bordure en ouvrage de tisserand, comme l'ouverture d'une cotte
de mailles; "elle ne se déchirera pas".
Aux
bords inférieurs de la robe, tout autour, étaient suspendues des
grenades de bleu, de pourpre et d'écarlate. Et entre chaque grenade, une
clochette; autant de grenades que de clochettes.
Cette
robe entièrement de bleu nous présente Christ dans le ciel, loin de tout
regard humain. Il est entré là, dans les lieux saints, retournant dans
sa gloire comme Père, avec toutes les pierres précieuses, portant
chacune le nom gravé de tous ceux que le Père, l'Esprit Éternel lui
avait donnés avant son incarnation comme Fils de Dieu. Dieu les voit
toute la beauté et les gloires de son Fils bien-aimé et à travers les
urim et les thummim (lumières et perfections). Dix jours après son élévation
dans le ciel, "il se fit tout à coup du ciel un son, comme d'un
souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils (les
disciples) étaient assis... Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint,
et commencèrent à parler d'autres langues" Actes 2:2-4, et à
annoncer en différentes langues, les choses magnifiques de Dieu, v. 11.
Jésus
ayant été exalté par la droite de Dieu, et ayant reçu de la part du Père
l'Esprit Saint promis, il l'a répandu sur les témoins de sa résurrection
et de son élévation. Ceux-ci annoncèrent la bonne nouvelle du salut par
grâce; voilà donc le son des clochettes. Puis, en ce jour-là, trois
mille âmes furent sauvées; c'est le fruit que produisit le témoignage
de l'Esprit, imagé par les grenades. Depuis la gloire, le Seigneur
continue de faire entendre sa voix et opère encore des fruits à la
louange de sa grâce.
Sous
la robe entièrement de bleu, il y avait la belle tunique de fin coton,
faite en ouvrage de tisserand. Elle nous rappelle la tunique que Jésus a
portée sur la terre. Jean 19:23. La tunique était sans couture, tissée
tout d'une pièce depuis le haut jusqu'en bas. Elle nous parle des
perfections de Jésus, durant toute sa marche et dans tout son service, Au
Psaume 139:14, 15, nous lisons: "Je te célébrerai de ce que j'ai
été fait d'une étrange et admirable manière. Tes oeuvres sont
merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t'ont point été
cachés lorsque j'ai été fait dans le secret, façonné comme une
broderie dans les lieux bas de la terre". La divinité et
l'humanité de Christ ont été tissées ensemble dans une parfaite unité,
le Père est uni à la chair et se révèle comme Fils. Ce mystère est
grand, mais il a été accompli pour notre salut éternel. Nous l'adorons
à genoux.