Les
Massorètes
étaient des érudits juifs qui, comme leurs
prédécesseurs, les prêtres aaroniques,
avaient la tâche sacrée de copier les écritures
hébraïques de l'Ancien Testament. Il y a plus d'un
siècle, W. Scott traitait de la fiabilité des copies
faites par ces prêtres et ces scribes
fidèles
dans son livre Story of Our
English Bible.
Il est bien connu
que, parmi les Juifs, c'était la profession des
Massorètes, ou docteurs de la tradition, de transcrire
les écritures. Nous savons à quel point ces infatigables
érudits respectaient les lettres; lorsque nous prenons
connaissance des règles qui régissaient leur travail,
nous comprenons l'utilisation que la Providence de Dieu
(qui avait " confié ses oracles aux Juifs ") faisait de
leurs superstitions. Ils comptaient le nombre de
versets, de mots et de lettres dans chaque livre. Ils
nous disaient, par exemple, qu'on retrouve la lettre A
quarante-deux mille trois cent soixante-dix-sept fois
dans la Bible; la lettre B, trente-huit mille deux cent
dix-huit fois, et ainsi de suite jusqu'à la fin. Ils
respectaient scrupuleusement la position de chaque
lettre, même si de toute évidence elle n'était pas à sa
place, et ne se sont permis aucun écart du texte,
supposant qu'il y avait là quelque mystère. Ils nous
disaient quelle lettre se trouvait au centre du
Pentateuque, de même qu'au centre de tous les livres qui
composent ce dernier. Ils ne se sont
jamais permis de corriger eux-mêmes leurs manuscrits; si
une erreur leur avait échappé, ils rejetaient le papyrus
ou la peau qu'ils avaient blanchi et recommençaient à
neuf, puisqu'il leur était également interdit de même
corriger une de leurs erreurs ou de conserver dans leur
livre sacré un simple parchemin ou une peau sur laquelle
ils avaient fait une erreur.
" Encore une fois, ces
faits, liés à l'étonnante préservation
du texte Hébreu (précédant de 1 200 ans la version des
Septante dont la source réelle provient d'Origène
d'Alexandrie) démontrent franchement comment l'intervention
de la main de Dieu était essentielle à la destinée du
Livre sacré. "
Dans son livre
God Wrote Only One
Bible, Jasper James Ray
confirme ceci à propos de la fidélité de ces anciens
scribes dans la transcription des écritures. Il écrit:
" En copiant les
manuscrits originaux, les scribes juifs ont fait preuve
du plus grand soin possible. Chaque fois qu'ils
écrivaient le nom de Dieu, peu importe la forme, ils
devaient respectueusement essuyer leur plume et se laver
en entier avant d'écrire "Jéhovah", pour éviter que le
saint nom ne soit entaché, même par écrit. La nouvelle
copie était examinée et soigneusement comparée à
l'original presque immédiatement, et on dit que si on
décelait une seule lettre incorrecte, la copie était
entièrement rejetée. Chaque nouvelle copie devait être
faite à partir d'un manuscrit approuvé, écrit avec une
encre spéciale sur des peaux provenant d'animaux
"propres". Le scribe devait prononcer chaque mot à haute
voix avant de l'écrire. En aucun cas, le mot ne devait
être écrit de mémoire. "
Un " manuscrit " est
un document écrit à la main, et non pas dactylographié
ou imprimé.
Le mot " manuscrit " est souvent abrégé par MS ou ms
(singulier) ou par MSS ou mss (pluriel). L'on compte
présentement entre 5250
et 5309
manuscrits conservés (existants) des Écritures ou
parties des Écritures. Les manuscrits se divisent en
deux catégories:
*
Maîtres: Il s'agit des écrits originaux. Présentement, il ne
reste aucun écrit original ou maître. Ils ont depuis
longtemps été remplacés par des copies.
*
Copies: Il s'agit de copies manuscrites faites à partir des
maîtres ou à partir des versions qui ont suivi les
maîtres. Aujourd'hui, il existe encore au-delà de
5000 copies manuscrites des Écritures, soit en
totalité ou en partie.
Selon certains une version
est une traduction directe du document original hébreu
ou grec, c'est-à-dire de l'hébreu ou du grec au
syriaque, au latin ou à l'anglais, alors que la
traduction d'une version dans une autre langue est
simplement appelée
traduction.
Néanmoins de nos jours le concept est souvent renversé
surtout au niveau du chrétien commun. On a fait des versions de la Bible en plusieurs langues,
et ce dans les quelques années qui ont suivi la création
du Nouveau Testament. Dans les temps anciens, il
s'agissait d'une rareté pour tout livre.
Aux pages 16 et 17 de son
livre
Answers to Tough Questions,
Josh McDowell écrit: " La traduction d'un
document dans une autre langue était rare dans les temps
anciens; aussi, cela ajoute de la valeur au Nouveau
Testament. Le nombre de copies de versions excède les
18 000, et il y en a peut-être même jusqu'à 25 000. Ce
sont d'autres preuves qui nous permettent de dégager le
texte du Nouveau Testament. Même si nous ne possédions
pas les 5 500 manuscrits grecs ou les 18 000 copies de
versions, le texte du Nouveau Testament pouvait toujours
être reproduit 250 ans après sa composition. Comment?
Par les écritures des premiers Chrétiens. Par leurs
commentaires, leurs lettres, etc., ces rédacteurs
anciens citaient les textes bibliques et constituaient,
par le fait même, d'autres témoins du texte du Nouveau
Testament. "
Considérons d'abord certains textes grecs desquels
dérivent toutes les traductions du Nouveau Testament.
Parmi ceux-ci, nous retrouvons tout d'abord le
Texte Reçu traditionnel (Textus
Receptus), aussi appelé
Texte byzantin
ou Texte majoritaire,
puisqu'il est basé sur la
grande majorité des
manuscrits qui existent toujours. Ces manuscrits
conservés (MSS) ont été assemblés par divers éditeurs,
tels que Lucien
(250-312 apr. J.-C.),
Erasmus, Stephanus (Étienne),
Bèze
et les frères Elzévir,
pour former le texte mieux connu sous le nom de
Textus Receptus (Texte Reçu),
nom donné au Texte Majoritaire au 17e siècle. L'éditeur
le plus éminent de tous était
Désidarius Erasmus
(1466-1536), l'un des plus grands érudits que le monde
ait jamais connu. Lorsque les premiers réformateurs
protestants des 16e et 17e siècles décidèrent de
traduire les écritures dans les langues européennes, et
ce directement à partir du grec, ils choisirent le
Texte Reçu
comme document grec de base. Il importe grandement de
comprendre pourquoi ils ont procédé ainsi.
Dans son livre
Truth Triumphant,
Wilkinson
écrit: " Les cultes
protestants sont formés à partir de ce manuscrit du
Nouveau Testament grec, parfois appelé
Textus Receptus,
ou Texte Reçu.
C'est de ce Nouveau Testament grec que les écrits des
apôtres ont été traduits du grec à l'anglais, à
l'allemand, au néerlandais et à d'autres langues.
Pendant le bas Moyen Âge, le Texte Reçu était
pratiquement inconnu à l'extérieur de l'église grecque.
On l'a réintégré dans la chrétienté grâce au travail de
ce grand érudit qu'était Erasmus.
Peu de gens savent que le véritable
éditeur du Texte Reçu était Lucien.
Tous les ennemis de Lucien lui attribuent ce travail. Ce
ne sont ni Lucien ni Erasmus qui ont écrit le Nouveau
Testament grec, mais les apôtres. Toutefois, Lucien
vivait à l'ère de l'apostasie, période où un flot de
dépravations tentait systématiquement de dévaster les
manuscrits et la théologie de la Bible.
Origène,
du collège Alexandrin, a fait de ses éditions et de ses
commentaires de la Bible une retraite de choix pour
toutes les erreurs; il l'a déformée au moyen de
spéculations philosophiques laissant place à la
casuistique et aux mensonges. Le succès inégalé de
Lucien
sur les plans de la vérification, de la protection et de
la transmission de ces écrits divins a laissé un
héritage dont toutes les générations devraient être
reconnaissantes. "
À propos du
Textus Receptus,
David Fuller affirmait dans son livre
WhichBible?,
que toutes les églises (nous pourrions maintenant
ajouter " tous les étudiants de la Bible ") tombent sous
l'une des deux catégories d'études
fondamentales suivantes:
* Celles qui utilisent
une variété de Bibles influencées par le Texte
minoritaire (le texte Nestle/Aland). Pendant 45 ans,
j'ai fait partie de cette catégorie, mais je remercie
Dieu de m'avoir ouvert les yeux.
* Celles qui n'étudient que les Bibles basées sur le
Texte Reçu (TextusReceptus).
Je fais maintenant partie de ce groupe.
Fuller écrit: " Tout d'abord, le
TexteReçu
était la Bible du début du christianisme de l'Est. Par
la suite, on en a fait le texte officiel de l'église
catholique grecque.
Des raisons d'ordre local ont contribué à ce résultat;
toutefois, nous trouverons sans doute de plus fortes
raisons qui ont fait que le Texte Reçu, dans sa version
originale ou par ses traductions, exerçait suffisamment
de pouvoir pour devenir la Bible de la grande
Église syrienne,
de l'Église vaudoise
du nord de l'Italie, de l'Église
gallicane du sud de
la France et de l'Église
celte de l'Écosse
et de l'Irlande, de même que la Bible officielle de l'Église
catholique grecque.
Toutes ces églises,
certaines plus anciennes, d'autres plus récentes,
s'opposaient à l'Église de Rome à une époque où le Texte
Reçu et les Bibles de type constantin étaient rivaux.
Elles sont demeurées rivales jusqu'à ce jour, comme on
le constate aujourd'hui chez leurs descendantes.
L'Église de
Rome est édifiée à partir d'une Bible de type
Eusebio-Origène, tandis que ces autres églises sont
bâties à partir du Texte Reçu.
Par conséquent, puisqu'elles croient que le Texte Reçu
constitue la vraie Bible apostolique et, par ailleurs,
puisque l'Église de Rome s'est donnée le pouvoir de
choisir une Bible qui porte les marques de la
dépravation systématique, nous avons le témoignage de
ces cinq églises pour attester de l'authenticité et de
l'apostolicité du Texte Reçu. "
Pourquoi les premières églises des 2e et 3e siècles, de
même que les réformistes protestants des 15e, 16e et 17e
siècles, ont-ils préféré le Texte Reçu au Texte Minoritaire?
En voici la raison:
*
Le Texte Reçu
compose pour la grande majorité (90 %) des plus de
5000 manuscrits grecs existants. C'est pourquoi on
l'appelle aussi le Texte
majoritaire.
*
Le Texte Reçu
n'a pas subi les retraits, les ajouts et les
modifications que l'on retrouve dans le Texte
minoritaire.
*
Le Texte Reçu
sert de base aux
premières versions de la Bible:
Peschitto
(150 apr. J.-C.) * * Ancien
Vulgate Latin (157 apr.
J.-C.), BibleItalique
(157 apr. J.-C.), etc. Ces Bibles ont été élaborées
quelque 200 ans avant les manuscrits minoritaires
d'Égypte favorisés par l'Église romaine. Souvenez-vous
de ce point important.
*
Le Texte Reçu
adopte la grande majorité des plus de 86 000 citations
provenant du texte sacré rédigé par les pères de
l'Église.
*
Le Texte Reçu
n'est pas corrompu par la philosophie égyptienne et
par l'incrédulité.
*
Le Texte Reçu
soutient avec force les doctrines à la base de la foi
chrétienne : le récit de la création de la Genèse, la
divinité de Jésus-Christ, sa naissance, ses miracles,
sa résurrection physique et son retour littéral.
*
Le Texte Reçu était
et est toujours l'ennemi de l'Église romaine. C'est un
facteur important dont il faut se souvenir.
Dans son livre
God Wrote Only One
Bible,
Jasper J. Ray souligne les témoignages suivants au sujet
du Texte Reçu:
Texte Reçu: " La merveille des
merveilles, parmi toute la confusion qui entoure
présentement les manuscrits, c'est que nous avons
toujours une Bible en laquelle nous pouvons croire.
L'écriture de la parole de Dieu par inspiration n'est
pas en soi un plus grand miracle que celui de sa
conservation à l'intérieur du Texte Reçu. Toutes les
critiques au sujet de ce texte duquel émane la King
James Bible sont basées sur une hypothèse non admise,
c'est-à-dire qu'il existe des copies plus anciennes et
plus fiables des manuscrits originaux de la Bible.
Personne, en mille neuf cents ans, n'a pu prouver qu'un
iota ou qu'un brin a été inséré ou retiré. "
Dans son livre
FinalAuthority,
William P. Grady fournit d'autres détails intéressants
au sujet du Texte Reçu (Textus Receptus): " Par exemple, il
existe aujourd'hui plus de
5 000 manuscrits grecs
du Nouveau Testament, allant de fragments comportant de
deux à trois versets à des Bibles presque entières. Leur
âge varie du 2e jusqu'au 16e siècle; les manuscrits
cessent avec l'arrivée de l'imprimerie. Par comparaison,
il n'existe que 10 manuscrits de qualité de la Guerre
des Gaules, composée entre 58 et 50 av. J.-CÉ Encore une
fois, la caractéristique remarquable du
TexteReçu
est son haut taux d'acceptation parmi tant de milliers
de témoins indépendants. On évalue souvent cette
acceptation à 90 %;
autrement dit, 90 % de tous les manuscrits existants
sont miraculeusement en accord les uns avec les autres,
de sorte qu'ils peuvent former un seul texte ".
" Si la critique de
votre King James Bible (ou Ostervald) a raison de
rejeter le
TexteReçu
sous-jacent, celle-ci subit également d'énormes
pressions pour expliquer son existence. Invoquer qu'il
s'agisse d'une pure invention est une chose, mais
prouver sa prédominance universelle en est une autre de
taille. Lorsqu'un important recueil de documents anciens
s'accorde sur un point, cette harmonie inexplicable
devient la plus grande preuve de légitimité.
L'arithmétique simple confirme que plus une donnée
particulière se rapproche de l'original, plus longtemps
les descendants s'y conformeront. Plus une famille est
ancienne, plus la source originale doit être vieille. "
Simplement parce qu'ils
représentent environ 5 % des manuscrits actuels,
d'autres textes conservés grecs sont appelés
TextesMinoritaires.
Une autre tranche de 5 % se compose des
Textesneutres :
parfois il sont en accord avec les textes majoritaires,
parfois avec les Textes Minoritaires. Les
TextesMinoritaires
sont aussi appelés les
Textes
alexandrins
parce qu'ils ont été produits à Alexandrie, en Égypte.
Les premiersChrétiens
et les Réformateursprotestants
des 16e et 17e siècles ont rejeté les Textes
Minoritaires. Les Réformateurs, qui connaissaient bien
l'existence des Textes Minoritaires, considéraient
qu'ils ne se prêtaient pas à la traduction. Il est
important de se souvenir de ces facteurs.
Pourquoi les premiers
Chrétiens et les Réformateurs protestants ont-ils rejeté
les Textes Minoritaires?
La réponse est la
suivante:
*
Les Textes
Minoritaires étaient le
fruit du travail de scribes égyptiens non croyants qui
n'acceptaient pas la Bible en tant que la
paroledeDieu
ou de Jésus,
le FILSdeDIEU!
*
Les Textes
Minoritaires
regorgent de modifications; souvent, un simple
manuscrit a été modifié par de nombreux scribes sur
une période de plusieurs années : c'est une chose que
les prêtres aaroniques et les Massorètes n'auraient
jamais tolérée pour la transcription des Écritures
saintes.
*
Les Textes
Minoritaires
omettent environ
200 versets des textes sacrés. C'est l'équivalent de
la première et seconde épîtres de Pierre.
*
Les Textes
Minoritaires
se contredisent à des centaines d'endroits.
*
Les Textes
Minoritaires sont, sur
le plan des doctrines, faibles et dangereusement
incorrects.
Aussi surprenant que cela
puisse paraître,
toutes les Bibles modernes anglaises
(et françaises) se fient aux Textes Minoritaires comme
textes sous-jacents au Nouveau Testament, de préférence
au Texte Reçu! N'est-ce
pas une révélation incroyable? Qu'est-ce qui a
occasionné ce détournement quasi incroyable de la
fiabilité du TexteReçu,
que la première Église chrétienne et les
Réformateursprotestants
aimaient, vers les Textes Minoritaires corrompus que
préférait l'Église catholique romaine?
Il est important que vous trouviez une réponse à cette
question très bientôt parce que la Bible moderne que
vous étudiez avec ferveur tous les jours n'est ni plus
ni moins qu'une contrefaçon de la parole de Dieu!
Si cela peut vous consoler, rappelez-vous que j'étais
également dans le noir et que mes découvertes à propos
de la Bible m'ont complètement atterré.
Comment se fait-il que
les TextesMinoritaires
aient supplanté un TexteReçu
aussi fiable et aussi respecté, entraînant ainsi la
réformeprotestante
pendant laquelle des dizaines de milliers de croyants
ont péri par les flammes, la famine et la torture? Qui
se cache derrière cette dangereuse supercherie qui a
fait chuter l'Église chrétienne? Le savez-vous? Vous en
préoccupez-vous? Est-ce important? Est-ce que cela
compte vraiment?
Je ne le savais
certainement pas. Cependant, je crois qu'il est très
important que chaque croyant sache que
Satan
se cache derrière tout cela : je ne parle pas d'une
église en particulier, ni de ses dirigeants ou de ses
membres, mais du grand
ennemi de l'âme! On le
trouve derrière chaque supercherie dont a été victime la
race humaine, et des millions de personnes à l'intérieur
et à l'extérieur de l'Église croient à ses mensonges.
Pendant plusieurs années, j'ai moi-même vécu dans une
merveilleuse ignorance du danger jusqu'à ce qu'une
crise cardiaque me terrasse; j'ai été alors poussé - par
une force intérieure irrésistible - à étudier en
profondeur l'histoire de la
parole de Dieu et la façon
dont on l'a
providentiellement préservée jusqu'à ce jour.
À présent, portons notre
attention sur les deux plus importants manuscrits des
TextesMinoritaires
sur lesquels reposent les traductions contemporaines de
la Bible. On les appelle
Codex
Sinaïticus
(ALEPH)
et CodexVaticanus
(B).
D'ailleurs, le mot codex
signifie que le manuscrit est sous forme de livre
comportant des pages, par opposition à un parchemin.
Parlons d'abord de l'homme que Dieu a choisi, il y a
plus de 150 ans, pour exposer les erreurs des
Textes Minoritaires. Son nom est
John
Burgon.
John William Burgon
John Burgon était sans
contredit le plus grand défenseur du texte grec du
Nouveau Testament. Il a exposé les centaines de
modifications, de retraits et d'ajouts que comportent
les Textes Minoritaires et a défendu la fiabilité du
TexteReçu
jusqu'au jour de sa mort, comme peu d'étudiants de la
Bible l'ont fait. Burgon était un érudit grec du plus
haut calibre qui a passé la majeure partie de sa vie à
fureter dans les musées et les librairies européennes où
il examinait les anciens manuscrits grecs. À l'époque où
il était ministre d'une congrégation à Rome, il
possédait une expérience sur place qui lui permettait
d'examiner les textes du
Vatican. Ses conclusions
ont une grande valeur en ces temps d'ignorance et de
péché délibérés et spirituels. Je vous cite quelques
extraits qui portent sur cet ardent défenseur du livre
de David Otis
Fuller, Which Bible?
" John
William Burgon est
né le 21 août 1813. Il entre à Oxford en 1841, y reçoit
quelques grands honneurs, puis son B.A. en 1845. Il y
termine sa maîtrise en 1848 toutefois, ce qui fait
ressortir Burgon
de l'Angleterre du dix-neuvième siècle et qui le rend si
cher au coeur des chrétiens sincères d'autres pays et
d'autres âges est sa défense sans relâche des textes
sacrés qu'il considère comme la parole infaillible de
Dieu. Il met tout en son pouvoir pour tenter de freiner
les courants modernistes qui, pendant ses années
d'existence, avaient commencé à gagner l'Église
d'Angleterre; il continue à faire preuve d'autant de
zèle jusqu'au dernier jour de sa vie. Avec ce but précis
en tête, il s'attaque vigoureusement à la critique
textuelle du Nouveau Testament. En 1860, alors qu'il est
aumônier temporaire
de la congrégation anglaise à Rome, il y examine
personnellement le Codex B (Vaticanus), et en 1862 il
inspecte les trésors du Couvent Sainte-Catherine sur le
Mont Sinaï. Plus tard, il fait plusieurs tournées des
bibliothèques européennes pour étudier et collationner,
où qu'il aille, les manuscrits du Nouveau Testament.
De tous les critiques du dix-neuvième siècle, seul
Burgon
est toujours demeuré chrétien dans sa défense de
l'inspirationdivine
et de la
conservation providentielle
du texte de la sainte Écriture.
Burgon
considérait le bon état de conservation de B (Codex
Vaticanus) et d'ALEPH (Codex Sinaïticus), malgré leur
âge exceptionnellement avancé, comme une preuve non pas
de leur validité, mais de leur invalidité.
S'ils avaient été des
manuscrits valides, il y a longtemps qu'une lecture
assidue les aurait réduit en pièces.
Nous soupçonnons que ces manuscrits sont redevables pour
leur conservation, et ce uniquement à leur côté
diabolique; par conséquent, il y a quatre siècles, l'un
d'eux a fini par se tailler un chemin jusqu'à une
tablette oubliée de la
bibliothèque du Vatican,
alors que l'autre, après avoir subi l'ingéniosité de
plusieurs générations de correcteurs critiques, a
finalement été déposé (c.-à-d. en 1844 apr. J.-C.) dans
la corbeille à papier du Couvent, au pied du mont Sinaï.
Si le B (Vaticanus) et l'ALEPH (Sinaïticus) étaient des
copies d'une pureté moyenne, elles ont dû depuis
longtemps partager le sort réservé aux livres librement
utilisés et hautement considérés, notamment, elles
seraient tombées en décadence et seraient disparues.
Aussi, le fait que le B et l'ALEPH soient si vieux joue
contre eux, ce qui n'est pas en leur faveur. Cela
démontre que l'Église les a rejetés sans les lire.
Autrement, ils auraient été usés par trop de lecture et
seraient disparus. "
Le codex a été produit au
4e siècle. Dans son livre
Let's Weigh the Evidence,
Barry Burton écrit ceci à propos du
CodexSinaïticus:
« Le Sinaiticus est un
manuscrit découvert par un certain M. Tischendorf en
1844, dans un tas d'ordures du monastère
Sainte-Catherine, près du mont Sinaï. Il contient
presque tout le Nouveau Testament en plus d'y ajouter le
Berger d'Hermas et
l'Épître de Barnabas.
Un examen du manuscrit a prouvé que ce dernier était
très peu fiable. John Burgon a passé des années à
étudier chaque manuscrit disponible du Nouveau
Testament. À propos de
Sinaïticus,
il écrit: « À plusieurs occasions,
on a retiré sans précaution 10, 20, 30, 40 mots. Des
lettres, des mots et même des phrases complètes ont
souvent été écrites deux fois, ou encore commencées pour
être aussitôt annulées; cette erreur grotesque par
laquelle une clause est omise parce qu'elle se termine
par les mêmes mots que la clause précédente, ne survient
pas moins que 115 fois dans le Nouveau Testament. »
CE N'EST PAS TOUT!
" Dans presque toutes les pages du manuscrit, 10
personnes différentes ont apporté des corrections et des
révisions. Quelques-unes de ces corrections ont été
faites à peu près en même temps que les copies, mais la
plupart ont été apportées aux 6e et 7e siècles.
É Phillip Mauro, un brillant avocat admis à la barre de
la Cour suprême des États-Unis en avril 1892, a publié
un livre intitulé
WhichVersion?
au début des années 1900. Au sujet de
Sinaïticus,
il écrit " de ces faits, nous déclarons donc : d'abord,
que les impuretés de toutes les parties du
CodexSinaïticus
étaient totalement reconnues par ceux qui le
connaissaient le mieux, et ce, depuis le tout début
jusqu'à ce qu'on le mette finalement de côté car, à
toutes fins pratiques, il ne présentait aucune valeur. "
Le deuxième plus
important manuscrit des Textes Minoritaires est connu
sous le nom
Codex
Vaticanus,
qu'on appelle également le " B ".
Le codex a également été élaboré au 4e siècle. On l'a
découvert un millier d'années plus tard, en 1481, dans
la bibliothèque du Vatican
à Rome, où on le conserve
présentement. Il est écrit sur du papier vélin coûteux,
un parchemin qui provient de la peau d'un veau ou d'une
antilope. Quelques sommités affirment qu'il s'agit d'un
exemplaire d'une série de 50 Bibles commandées de
l'Égypte par l'empereur
romain Constantin : d'où
sa belle apparence et les peaux coûteuses utilisées pour
faire les pages. Mais hélas! Ce manuscrit, tout comme
son partenaire égyptien corrompu
Sinaïticus
(ALEPH),
fourmille d'omissions, d'insertions et de modifications.
Au sujet du
CodexVaticanus,
Samuel Gipp écrivait à la page 72: " Ce codex omet
plusieurs parties des Écritures saintes essentielles à
la doctrine chrétienne.
Vaticanus
omet la Genèse 1:1 à la Genèse 46:28, les Psaumes 106 à
138, Matthieu 16:2,3, les Romains 16:24, les Épîtres
pauliniennes pastorales, la Révélation et tout ce qui
vient après 9:14 dans les Hébreux.
En effet, il semble
douteux qu'un MS appartenant à l'Église catholique
romaine omette la partie du livre des Hébreux qui
affirme que la " messe " est totalement inutile
(veuillez lire les Hébreux 10:10-12). La " messe ",
conjointement avec la fausse doctrine du purgatoire,
forment une machine à argent perpétuelle pour Rome. Sans
l'une ou l'autre, l'Église catholique romaine serait
fauchée! Le codex omet également des parties des textes
sacrés qui traitent de la création (Genèse), des détails
prophétiques de la crucifixion (Psaume 22) et, bien sûr,
de la partie qui annonce la destruction de Babylone
(Rome), la grande prostituée de l'Apocalypse (chapitre
17).
Bien que physiquement
intact,
Vaticanus
est d'une piètre qualité littéraire. Dr Martin déclare
qu'à plusieurs endroits dans " B ", on constate que le
scribe a écrit le même mot ou la même phrase deux fois
de suite. Dr J. Smythe affirme que " d'un bout à
l'autre, le manuscrit en entier a été retouché par la
plume de quelques scribe des alentours du dixième
siècle. "
Si le Vaticanus était
considéré comme un texte digne de confiance au départ,
la masse de corrections et de modifications apportées
par les scribes l'ont visiblement rendu des plus
douteux. "
À la page 73,
Rév. Gipp
poursuit en ces termes: " La nature corrompue
et douteuse de ces deux MSS (Sinaïticus
et Vaticanus)
est mieux résumée par celui qui les a étudiés
attentivement, John W. Burgon : " L'impureté du texte
que l'on trouve dans ces manuscrits n'est pas une
question d'opinion, mais un faitÉ
uniquement dans les Évangiles, le
Codex B (Vaticanus) laisse tomber des mots et des
paragraphes entiers en pas moins de 1 491 occasions.
Toutes les pages portent les traces d'une transcription
irréfléchie.
Si nous devons
faire preuve de ténacité et de discrimination dans notre
évaluation du vrai texte du Nouveau Testament, alors
nous ne devons pas - ne pouvons pas - ignorer ces
faits. "
Comment ces MSS ont-ils vu le jour? Comment peuvent-ils
être agréables à l'œil et faire l'objet d'une
corruption aussi vile et dévastatrice? Il semble que ces
MSS en onciale de même que le papyrus que les MSS ont
inclus dans cette catégorie sont tous le résultats d'une
révision du vrai Texte universel. Cette révision a été
effectuée en Égypte par des scribes égyptiens. "
Rév. Gipp
poursuit: " Aussi, nous
constatons que dès qu'une copie pure du Texte universel
(TexteReçu)
a été transportée en Égypte, on l'a copiée. Pendant ce
processus de copiage, des hommes qui ne vénéraient pas
le texte à titre de véritable
parolede Dieu,
ont procédé à la révision. On a examiné le texte sous
l'œil sévère de la philosophie grecque et de la morale
égyptienne. Ces hommes ne voyaient rien de mal à
soumettre le Livre à leur opinion, plutôt que de rendre
leur opinion sujette au Livre. Le processus a créé un
texte à saveur locale pour le centre éducatif
d'Alexandrie en Égypte. Ce texte n'a pas dépassé le sud
de l'Italie, là où l'Église catholique romaine a trouvé
le caractère instable parfait pour renverser la vraie
parole de Dieu utilisée universellement par les vrais
chrétiens. "
À la page 624, sous la
rubrique Versions, le
Westminster Dictionary of the Bible
indique ceci au sujet du
Codex
Vaticanus
(B): " Il est à noter,
cependant, qu'aucun MS biblique éminent ne contient des
erreurs d'orthographe, de grammaire et d'omission aussi
grossières que le B. "
Barry Burton
ajoute les commentaires suivants: " D'une part le
Vaticanus et le Sinaïticus se contredisent plus de
3 000 fois, et ce uniquement dans les
Évangiles.
Faits relatifs au Vaticanus. On l'a écrit sur du
papier vélin fin (peaux d'animaux tannées), et il est
resté en excellente condition. On l'a trouvé dans la
bibliothèque du Vatican
en l'an 1481apr. J.-C.
Bien qu'il soit en parfaite condition, il omet la Genèse
de 1:1 jusqu'à 46:28, les Psaumes 106 à 138, Matthieu
16:2-3, les Épîtres pauliniennes pastorales, le livre
des Hébreux de 9:14 à 13:25 et la Révélation en entier.
On a probablement omis ces parties délibérément. En plus de tout cela,
on a omis 237 mots, 452 paragraphes et 748 phrases
entières des Évangiles seulement, alors que des
centaines de copies ultérieures s'accordent aux mêmes
endroits, aux mêmes paragraphes se trouvant aux mêmes
endroits et aux mêmes phrases se trouvant aux mêmes
endroits.
Le Vaticanus était à la disposition
des traducteurs de la King James Bible qui ne l'ont pas
utilisé, puisqu'ils le savaient non fiable. "
Les étudiants de la Bible
se font souvent dire que les Codex Sinaïticus et
Vaticanus sont plus vieux et meilleurs que les autres
manuscrits : cela implique donc qu'ils doivent être
plusexacts.
Cependant, cette conclusion est fausse. On sait déjà
pourquoi le Sinaïticus et le Vaticanus sont corrompus
au-delà de toute mesure. On peut assurément dire qu'ils
ont " plus belle " apparence, mais on ne peut
certainement pas en dire autant du contenu.
Rappelez-vous qu'ils sont écrits sur du papier vélin
onéreux, alors il est normal qu'ils soient en bon état.
Ils sont plus vieux, mais plus vieux que quoi? Ils sont
plus vieux que d'autres manuscrits grecs du Nouveau
Testament. Toutefois, ils ne sont pas plus vieux que les
premières versions de la Bible : la Peschitto, la Bible
italique, la Bible vaudoise et l'ancienne Vulgate
latine, versions qui sont toutes en accord avec le Texte
majoritaire. Ces anciennes
versions ont quelque 200 ans de plus que le A et le B.
Oui, le A et le B sont plus vieux que d'autres MSS
grecs, mais que quiconque suggère qu'ils sont
plusexacts
tient de l'absurdité. C'est comme si quelqu'un disait :
" vous découvrirez que la VÉRITÉ absolue est prêchée
dans les plus vieilles et les plus belles cathédrales du
monde " ou " les plus belles femmes ont les plus belles
personnalités. "
Toutes les Bibles se
regroupent, en fait dans l'une des deux
catégories suivantes:
* Celles qui sont
basées sur le
Texte majoritaire.
* Celles qui sont
basées sur le
Texte minoritaire.
La Bible que vous
choisissez pour votre étude quotidienne aura d'énormes
répercussions sur votre croissance spirituelle et votre
bien-être. Gardez ce fait à l'esprit.