Baptême du Saint Esprit
(Le)
> retour à l'index <
"Nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un
seul corps..."
"Et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul
Esprit" (1 Cor. 12, 13).
Le mot "baptiser" vient d'un terme composé «ba-apto» et
signifie précisément: engagement, engager, introduire,
identifier, unir. Jamais il ne signifie immerger ou plonger,
sauf dans un sens tertiaire et païen. Depuis la Pentecôte, par
le baptême du Saint Esprit, les croyants forment un corps
spirituel, le corps de Christ. A remarquer qu'ils n'ont pas
été immergés dans le Saint Esprit mais que l'Esprit est
descendu sur eux, tout comme dans le symbole du baptême par
effusion (verser de l'eau). Depuis lors, chaque croyant en
fait partie, comme mort et ressuscité avec Christ. Par la
nouvelle naissance, toute personne sauvée par la foi est ainsi
ajoutée au corps de Christ, un corps déjà baptisé au jour de
la Pentecôte, éliminant ainsi la nécessité de l'ancienne
ordonnance du baptême d'eau qui n'est plus nécessaire sous la
grâce.
Sept passages du N.T. parlent avec précision du baptême du
Saint Esprit :
- Cinq passages le présentent comme quelque chose de futur
(Matt. 3, 11 ; Marc 1, 8 ; Luc 3, 16 ; Jean 1, 33 ; Act. 1,
5). Ce dernier passage est en relation directe avec la
Pentecôte qui aurait lieu dans peu de jour.
- Enfin, le dernier passage donne l’explication de ce baptême
(1 Cor. 12, 13) : son effet a été d’unir tous les croyants
pour qu’ils constituent ensemble le corps de Christ.
Certains déclarent qu'il ne faut pas confondre le baptême de
l’Esprit avec le baptême de feu qui est le jugement de Dieu
envers ceux qui ont méprisé l’œuvre de son Fils (Matt. 3, 11 ;
2 Thes. 1, 8), mais une telle position tord le sens des
Écritures qui témoignent avec force que l'Esprit est descendu
dans des langues de feu sur les disciples de l'Église
primitive.
L'élément le plus important du
Baptême du Saint Esprit est qu'il est le retour du Seigneur
Jésus dans son ministère d'exaltation pour venir habiter dans
le cœur de ses élus. En fait, le terme Saint Esprit peut aussi
se traduire comme «Sainte Présence» tout comme nous le voyons
dans la célèbre Bible anglaise, la King James, qui traduit le
même terme par «Holy Ghost».
Notons aussi que le baptême du
Saint Esprit ou retour de la Présence de Jésus, n'est pas une
seconde expérience à rechercher comme l'indique les sectes
Pentecôtistes.
Bethléem
> retour à l'index <
Cette ville de Juda, à 8 km au sud de Jérusalem, était
désignée avec le nom de la tribu (Bethléem de Juda) pour la
distinguer de Bethléem de Zabulon (Jos. 19, 15 ; Jug. 12,
8-10). On disait aussi Bethléem Ephrata (Mich. 5, 2). D’après
les généalogies des Chroniques, Bethléem était un personnage
qui donna vraisemblablement son nom au lieu. Il était
petit-fils d’un nommé Ephrata (fécondité).
C’est près de Bethléem que Rachel fut enterrée (Gen. 35,
16,19 ; 48, 7), que Ruth a glané dans le champ de Boaz, que
David a été oint par le prophète Samuel comme futur roi à la
place de Saül (1 Sam. 16, 4-13).
Berceau de la famille de David, Bethléem sera aussi connue
sous le nom de cité de David (Luc 2, 11). Citée à maintes
reprises dans l’A.T., Bethléem (maison du pain) sera surtout
célèbre parce qu’elle est le lieu de naissance, annoncé par le
prophète Michée (Mich. 5, 2 ; Matt. 2, 5-6), de Jésus qui
s’appellera lui-même le Pain de Vie (Jean 6, 35).
Captivité
> retour à l'index <
La captivité est le châtiment de Dieu envers son peuple
désobéissant. Ce dernier, parce qu’il n’accepte pas la
soumission à l’autorité divine, est contraint de subir une
autorité humaine beaucoup moins disposée à la grâce. C’est
comme à regret que Dieu fait subir la captivité à son peuple.
La dispersion, annoncée à l’avance comme conséquence de la
désobéissance (Lév. 26, 27-33 ; 1 Rois 14, 15 ; Es. 39, 6,7 ;
Jér. 13, 19 ; 20, 4 ; 25, 11) se produit en plusieurs étapes.
Elle prendra fin, selon le plan divin, lorsque Dieu lui-même
rassemblera son peuple (Ezé. 36, 24-32 ; 37, 21-27). Le plan
divin doit se réaliser et Dieu ranime la foi des déportés. Son
oreille reste ouverte au cri des siens. Il entre en détresse
avec eux (Es. 63, 9) mais donne les épreuves qui leur
permettront de comprendre que leur bonheur ne se trouve que
sous sa douce autorité.
Chantres et chant
> retour à l'index
<
David les établit dans la maison de l’Eternel pour la
direction du chant (1 Cor. 15, 16). Chacun est désigné: Héman
pour la famille des Kehathites, Asaph pour celle des
Guershonites, Ethan pour celle des Mérarites. Leur généalogie
est soigneusement établie. Ils sont lévites (Guershom, Kéhath
et Merari sont les fils de Lévi et par conséquent exercent
leur service conjointement à celui de la sacrificature (Nom.
3, 7).
Le désir de Dieu est que les saints "chantent de joie" (Ps.
132, ). A la création de la terre, "les étoiles du matin
chantaient ensemble et tous les fils de Dieu éclataient de
joie" (Job 38, 7). Après le passage de la mer Rouge, Moïse et
les fils d’Israël chantent : "Alors Moïse et les fils d’Israël
chantèrent ce cantique à l’Eternel..." (Ex. 15). Après sa
grande délivrance (Ex. 14) et dans la perspective d’être
introduit en Canaan, un peuple chante. Puis, avant d’entrer
dans le pays d’Israël, lorsque l’Eternel donne de l’eau, le
peuple chante à nouveau (Nom. 21, 16-18). Moïse écrit un
cantique destiné à servir de "témoignage contre les fils
d’Israël" (Deut. 31, 19). Le chant prend ensuite un caractère
individuel avec le cantique de Debora ( Jug. 5). C’est avec
David que la louange est exprimée dans la maison de l’Eternel.
Les voix s’élèvent avec joie et les chantres sont présents (1
Chr. 15, 16). David remet entre les mains d’Asaph et de ses
frères le premier psaume pour célébrer l’Eternel (1 Chr. 16,
4-36, 41-43). 288 chantres partagent des responsabilités "dans
le chant de la maison de l’Eternel" (25, 6-7).
Héman, ses quatorze fils et ses trois filles descendent de
Coré (1 Chr. 6, 37). Le chant exalte la grâce dont les fidèles
sont les objets. Aujourd’hui, les croyants chantent (1 Chr.
14, 15 ; Eph. 5, 19 ; Col. 3, 16 ; Jac. 5, 13). Tous sont au
bénéfice de la grâce qui fait déborder leurs cœurs.
Dans le ciel, les saints glorifiés chantent le cantique
nouveau (Apoc. 5, 9). Son objet est l’Agneau immolé. Il
célèbre Christ victorieux ayant acheté pour Dieu, par son
sang, une multitude d’adorateurs.
Chronologie de la Bible
> retour à l'index <
Le calendrier hébraïque
- 1. Les mois
Le peuple d’Israël utilisait un calendrier basé sur
le cycle lunaire. Le psalmiste dit que Dieu "a fait la lune
pour les saisons" (Ps. 104, 19).
Les mois étaient de 29 ou 30 jours, selon les cas. Ils étaient
désignés à la fois par des numéros et par des noms. Le début
de l’année religieuse se situait vers l’équinoxe de printemps,
au mois d’Abib (Ex. 13, 4).
Les Israélites utilisaient aussi un autre calendrier, civil,
basé sur les travaux des champs. Le premier mois se situait
alors en automne (comp. Ex. 23, 16 ; Lév. 25, 4, 9).
Après la captivité, les Juifs ont utilisé des noms de mois
babyloniens.
- 2. Les années
L’année hébraïque se composait de 12 mois lunaires
de 29 ou 30 jours chacun (1 Rois 4, 7 ; 1 Chr. 27, 1-15).
Comme l’année lunaire ne comprend que 354 jours et qu’il
n’était pas possible de "perdre" plus de 11 jours par an sur
le cycle solaire (les fêtes n’auraient plus concordé avec les
saisons correspondantes), les Israélites rajoutaient un
treizième mois de 29 jours tous les deux ou trois ans, appelé
le mois de Veadar.
La détermination de la chronologie
biblique
- 1. Les sources
La Bible ne donne pas sa chronologie selon le
calendrier que nous utilisons aujourd’hui. Les écrivains de l’A.T.
dataient souvent leurs écrits, soit par référence à des
événements importants de leur propre histoire, soit par
rapport à des souverains étrangers. Ils indiquaient ainsi
l’arrière-plan historique de leurs récits ou de leurs
prophéties.
Pour déterminer avec quelque précision la chronologie
biblique, deux sources peuvent être utilisées :
- La source interne : certains versets couvrent une vaste
période de temps (Jug. 11, 26 ; 1 Rois 6, 1) ; d’autres
mentionnent les dates des règnes de souverains en fonction de
celles d’autres rois; d’autres encore donnent des durées sans
les relier à un quelconque événement (les périodes des juges,
par exemple).
- Les données extrabibliques : des découvertes archéologiques
faites aux 19e et 20e siècles
mentionnent explicitement des noms de souverains de Juda ou
d’Israël et permettent de les relier aux chronologies
assyrienne ou égyptienne ; or certaines dates de ces
chronologies mentionnent des données astronomiques vérifiables
(des éclipses, par exemple), ce qui rend aisé leur
correspondance avec notre système actuel.
- 2. Les méthodes
d’établissement des chronologies
Les indications chronologiques qui figurent en note
de plusieurs versions françaises de la Bible (dont la version
J.N. Darby) étaient basées essentiellement sur un ouvrage de
Usher (archevêque écossais du 17e siècle). Beaucoup
de ces données sont aujourd’hui périmées, car des découvertes
archéologiques ultérieures ont permis de préciser les méthodes
de datation utilisées dans l’Antiquité, qui diffèrent
sensiblement de la conception actuelle.
La méthode la plus sûre consiste à compter à rebours, car les
dates les plus récentes nous sont généralement mieux connues.
Actuellement, les spécialistes s’accordent pour dire que les
incertitudes sur les dates sont inférieures à 5 ans pour toute
l’époque qui s’étend de David à la rédaction de l’Apocalypse.
- 3. Les difficultés spécifiques aux
chronologies antiques
Les problèmes soulevés
par l’établissement d’une chronologie biblique diffèrent selon
les périodes étudiées. D’une manière générale, soulignons que
les auteurs de l’Antiquité, bibliques ou profanes, ne visaient
pas la précision mathématique que nous attendons des
chronologies actuelles. Les longues périodes de temps qu’ils
mentionnent sont souvent soit approximatives, soit littérales,
mais alors avec un sens symbolique. Cependant les textes
bibliques se distinguent des autres textes antiques par la
précision et la cohérence de leurs indications chronologiques.
Pour la période des rois d’Israël et de Juda, il faut se
souvenir que :
- 1. Deux calendriers étaient en usage : le calendrier civil
et le calendrier religieux, décalés de 7 mois (voir
ci-dessus). Suivant que l’écrivain biblique utilisait l’un ou
l’autre, un décalage d’une année pouvait apparaître.
- 2. Deux systèmes de datation des règnes existaient : la
"première année" du règne d’un roi pouvait commencer soit à sa
date d’accession au trône, soit au nouvel an suivant.
- 3. Certains règnes se chevauchèrent : il n’était pas rare
qu’un fils régnât conjointement avec son père.
Pour la période des juges, il semble que certains jugeaient
simultanément Israël, mais dans des parties différentes du
pays.
Pour les prophètes, certains donnent parfois des références
chronologiques basées sur les règnes de souverains d’Israël ou
de Juda; d’autres prophètes sont beaucoup plus difficiles à
situer avec précision (Joël, Abdias, Nahum...).
Les grandes dates de l’histoire
biblique
Les précisions qui suivent n’ont pour but que de fixer
quelques repères, permettant d’établir une chronologie
acceptable. A partir de ces grandes dates, on peut en général
retrouver bon nombre de dates intercalaires. Le but n’est pas
d’entrer dans des discussions de spécialistes; il serait
souvent possible d’avancer avec des arguments valables
d’autres dates que celles qui sont présentées. Cependant, les
incertitudes sont relativement faibles, eu égard au temps qui
nous sépare de ces événements. Par ailleurs, la plupart des
événements que relate la Bible peuvent être datés, même
approximativement. Nous pouvons donc affirmer sans réserve que
la Bible décrit des faits historiques et non pas des mythes ou
des légendes.
-
1. La naissance de Jésus
Hérode le Grand régnait
encore quand Jésus est né et, à la mort de ce roi, le Sauveur
avait moins de 2 ans (Matt. 2, 7-22). Or selon l’historien
juif Josèphe, une éclipse a eu lieu très peu de temps avant la
mort d’Hérode, que l’on peut donc situer en 4 av. J.C. Ainsi,
Jésus est donc né entre – 6 et – 4, et non pas en l’an 0.
- 2. Le début du ministère de Jésus
Jésus avait environ 30 ans quand il commença son
service (Luc 3, 23). D’après les dates supposées pour sa
naissance, son trentième anniversaire eut donc lieu entre 25
et 27. Par ailleurs, la prédication de Jean Baptiste commença
la 15e année du règne de Tibère (Luc 3, 1); selon
les différentes méthodes de datation des règnes, quatre années
peuvent correspondre, de 26 à 29. Enfin, 46 ans s’étaient déjà
écoulés depuis le début de la construction du temple d’Hérode
quand Jésus monte à Jérusalem au début de son ministère (Jean
2, 20) ; si, comme le dit Josèphe, le temple avait été
commencé vers – 18, ce récit aurait eu lieu vers 29. En
résumé, le début du ministère de Jésus peut être daté entre 26
et 29.
- 3. La mort
et la résurrection de Jésus
Le ministère du Seigneur a duré trois ans et demi
(comme le laissent entendre les Evangiles, qui mentionnent
trois et peut-être même quatre pâques) ; sa mort a donc eu
lieu au printemps de l’an 30, 31 ou 32.
- 4. Le début des 70 semaines de
Daniel
Une période très importante pour établir une
chronologie de la prophétie est donnée en Dan. 9, 24-27 :
"Soixante-dix semaines ont été déterminées" sur le peuple
juif. Ces 70 semaines (de 7 années chacune) commencent à "la
sortie de la Parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem". Il ne
s’agit pas du décret de Cyrus autorisant les Juifs à remonter
à Jérusalem; mais plutôt de la permission reçue par Néhémie de
rebâtir les murailles de Jérusalem, à la 20e année
du règne d’Artaxerxès 1er (Néh. 2, 1-18). Cette
date nous est aujourd’hui mieux connue : il s’agit du
printemps 445 av. J.C. (et non pas de 455).
Des chercheurs ont calculé que les 69 semaines écoulées entre
la "sortie de la Parole" et le "Messie, le prince"
correspondent à 173'880 jours (69 x 7 x 360). Or il s’agit
précisément du nombre exact de jours qui séparent la 20e
année d’Artaxerxès du printemps de l’an 32 ap. J.C. Si ce
calcul est juste, il serait donc à la fois une confirmation de
la durée des 70 semaines et de la date de la mort de Jésus.
- 5. La déportation de Juda
Les données astronomiques permettent de fixer avec
précision le début du règne de Nebucadnetsar (appelé aussi
Nabuchodonosor), en – 605. Cette même année, ce roi de
Babylone battit le Pharaon Neco (Néchao II) lors d’une
bataille très importante, à Carkemish (Jér. 46, 2), la 4e
année du règne de Jehoïakim. Sans doute, à la suite immédiate
de cette victoire, Nebucadnetsar commença-t-il de déporter le
peuple de Juda, en représailles contre Jehoïakim qui s’était
révolté contre lui (2 Rois 24, 1 ; Dan. 1, 1- 2).
On peut donc dater de – 605 le début de la déportation.
Celle-ci devait durer 70 ans (Jér. 25, 9-12 ; Dan. 9, 2).
Cyrus le Grand, roi de Perse, battit les Chaldéens en – 539.
L’année d’après, en – 538, il signa un édit permettant aux
Juifs de remonter à Jérusalem (Esd. 1, 1). Il fallut un peu
plus d’un an aux remontés de la déportation pour commencer à
établir les fondations du temple (Esd. 3, 8), soit vers – 536.
Notons – pour en admirer l’étendue – la grâce de Dieu, qui
compte les 70 ans en partant de la toute première
transportation jusqu’au moment de la réédification de l’autel,
comme s’il voulait minimiser le temps de sa colère.
- 6. La chute de Samarie
Les chroniques assyriennes donnent la date précise
de le conquête d’Israël par Shalmanéser V, en – 722. A cette
date, le peuple du royaume du nord fut déporté en Assyrie (2
Rois 17, 5, 6).
- 7. L’avènement de Jéhu
Une inscription assyrienne déclare que Jéhu
commença de payer un tribut à Shalmanéser III en – 842 ou –
841. On peut donc dater à partir de là le début de son règne
(2 Rois 9, 10).
- 8. La division du royaume
Shishak, roi d’Egypte (appelé ailleurs Seshonq),
battit Roboam la cinquième année de son règne (1 Rois 14,
25-26). La chronologie égyptienne permet de fixer la date de
cette incursion en – 925.
Selon la méthode employée pour la datation des règnes, on en
déduit donc que le royaume fut divisé après la mort de Salomon
en – 930 ou – 931. Cette date peut donc être retenue avec une
très faible incertitude (moins de 5 ans).
En revanche, pour les dates antérieures, les ponts de
rencontre entre la chronologie biblique et les chronologies
des autres royaumes sont beaucoup plus ténus. De ce fait, les
dates que nous allons maintenant examiner sont davantage
critiquées et critiquables. Plusieurs options vraisemblables
sont parfois possibles.
- 9. La sortie d’Égypte
480 ans s’étaient écoulés entre l’exode et la
construction du temple de Salomon (1 Rois 6, 1). Selon
certains, cette durée serait arrondie pour des raisons
symboliques (12 x 40 ans). Si on la retient comme exacte,
sachant que le temple fut construit vers – 966 (35 ans avant
la mort de Salomon qui eut lieu en – 931), la sortie d’Egypte
eut donc lieu vers – 1445.
Cette date est en accord avec d’autres passages (Jug. 11, 26);
en particulier, la Parole (1 Chr. 6, 33-37) énumère 16
générations entre Coré (contemporain de Moïse) et Héman
(contemporain de David), ce qui concorde avec la durée
indiquée en 1 Rois 6, 1.
Une autre hypothèse se base sur le discours de Paul à Antioche
de Pisidie (Act. 13, 20). On déduit facilement que 590 ans se
seraient écoulés entre la sortie d’Egypte et la mort de David.
L’exode aurait donc eu lieu vers – 1560. Cette hypothèse
concorde avec les périodes d’occupation pendant le temps des
juges : la durée de 1 Rois 6 s’expliquerait alors en supposant
que 114 ans de domination étrangère n’auraient pas été pris en
compte par Dieu (590 + 4 – 114 = 480).
- 10. Les patriarches
"L’habitation des fils d’Israël en Egypte fut de
430 ans" (Ex. 12, 40). Or, Dieu avait averti Abram que sa
descendance serait opprimée dans un pays étranger pendant 400
ans (Gen. 15, 13 ; cité en Act. 7, 6). Le sens direct de ces
passages semble donc suggérer que Jacob et sa famille
descendirent en Egypte 430 ans avant l’exode, soit vers – 1875
(1445 + 430). La naissance d’Isaac aurait eu lieu vers – 2065.
Par ailleurs, Gal. 3, 17 place le don de la loi 430 ans après
Gen. 22, et Gen. 15, 16 dit qu’à la 4e génération,
les descendants d’Abraham reviendront en Canaan. La naissance
d’Isaac devrait donc être avancée vers – 1875.
Ces incertitudes ne peuvent pas être levées ; mais elles
n’altèrent en rien la valeur du texte biblique tel qu’il nous
est parvenu, ni notre assurance dans l’historicité des récits
qu’il nous présente, si anciens soient-ils.
Chronologies des événements
historiques de la fin du règne de Sédécias cités dans le livre
de Jérémie
- 1. Le siège de Jérusalem commence la 9e
année
Commencement du siège : Jér. 39, 1
Affranchissement des esclaves : Jér. 39, 10
- 2. Le siège est levé temporairement
la 9e ou la 10e année
Jérémie est consulté par les envoyés du roi : Jér.
21, 1-7 ; 37, 3-10.
Les esclaves affranchis deviennent à nouveau captifs : Jér.
34, 8-22
Jérémie est arrêté et emprisonné dans la maison de Jonathan :
Jér. 37, 11-16.
- 3. Le siège recommence dans la 9e
ou la 10 e année
Jérémie est amené secrètement pour être consulté
par le roi. Il est ensuite placé dans la cour des gardes : Jér.
32, 1-5 ; 34, 1-7 ; 37, 17-21.
Le champ est acheté par Jérémie : Jér. 32, 6-44.
Une nouvelle prophétie est prononcée dans la tour des gardes :
Jér. 33, 1-26.
Jérémie donne au peuple le conseil de se rendre aux
Chaldéens : Jér. 21, 8-10 ; 38, 1-3.
Jérémie est descendu dans une citerne remplie de boue : Jér.
38, 4-6.
Jérémie est remonté de la citerne par Ebed-Mélec, et placé à
nouveau dans la cour des gardes : Jér. 38, 7-13.
Jérémie est consulté par le roi, à la troisième entrée du
temple; il reste dans la cour des gardes : Jér. 38, 14-28.
- 4. Le siège s’achève la 11e
année
La cité est prise et détruite : Jér. 39, 1-14.
Cœur (Le)
> retour à l'index <
Le mot "cœur" est employé très souvent dans l’Écriture (plus
de 800 fois dans l’A.T. et plus de 140 fois dans le N.T.),
pour l’homme le plus souvent, et pour Dieu quelquefois (Gen.
6, 6 ; 1 Sam. 13, 14 ; 2 Chr. 7, 16), jamais pour les
animaux. D’autres versets montrent que l’homme a été créé par
Dieu, corps, âme et esprit (Gen. 2, 7), ces deux dernières
parties immatérielles étant très liées quoique distinctes (Héb.
4, 12); l’un ou l’autre de ces mots est parfois employé pour
distinguer leur ensemble, en contraste avec le corps.
Dans la Bible, le cœur ne désigne que rarement l’organe moteur
de la circulation sanguine. En général, il n’a pas non plus le
sens moderne des "sentiments" ni même exclusivement des
affections. Le cœur est la partie centrale de la personne.
Cela ressort du sens physiologique ainsi que des autres
emplois métaphoriques, quand il est question du cœur de la
mer, du ciel ou de la terre (Ex. 15, 8; Deut. 4, 11). Le cœur
représente la partie morale et cachée de notre être, en
opposition avec son apparence extérieure (1 Sam. 16, 7; 1 Pi.
3, 4; Marc 2, 6; 7, 6).
Le cœur,
l’âme et l’esprit
Le cœur peut aussi désigner l’âme (Ps. 13, 2; Prov.
2, 10) ou l’esprit (Ps. 34, 18; 51, 12; 143, 4) ou peut-être
les deux. "Mon cœur" équivaut grosso modo à "je" ou "moi" (Ps.
27, 3). Mais à la différence de l’âme et de l’esprit qui, avec
le corps, sont les parties constituantes de l’être humain, le
cœur désigne plutôt l’ensemble des fonctions de la vie
intérieure, de notre être immatériel, en activité dans sa
sphère de relations et de responsabilités. Il est le lieu où
se forment les pensées (Luc 3, 15), les sentiments (Jér. 15,
16; Nah. 2, 10), la foi (Rom. 10, 8), la compréhension des
pensées de Dieu (Eph. 1, 18), où se prennent les décisions (Prov.
15, 28; Dan. 1, 8; 2 Cor. 9, 7), etc. Il peut s’endurcir et
résister à Dieu (Ex. 9, 7; Marc 6, 52) ou se réchauffer à sa
parole (Luc 24, 32), goûter son amour par l’Esprit Saint (Rom.
5, 5) et, par le même Esprit, crier: "Abba, Père" (Gal. 4, 6).
La conscience psychologique et la conscience morale
(indissociables) sont parfois identifiées au cœur (Deut. 8, 5;
Prov. 14, 10; Ecc. 7, 22; 1 Sam. 24, 6; 2 Sam. 24, 10; 1 Rois
2, 44; 1 Jean 3, 20).
Le mot "âme", qui signifie aussi "vie", peut être employé pour
désigner la personne (Gen. 46, 15; Act. 2, 41). L’âme et
l’esprit sont parfois présentés en contraste avec le corps
dont ils sont séparés par la mort (Ps. 16, 10; Ecc. 12, 7). Le
"cœur" est toujours lié à la vie en activité. Il n’est jamais
mis en contraste avec le corps ou séparé de lui. Les deux sont
associés dans l’expression "ma chair et mon cœur".
Un cœur
nouveau
"Car du cœur viennent les mauvaises pensées, les
meurtres, les adultères..." (Matt. 15, 19). En rapprochant ce
verset du verset de Gal. 5, 19, dans lequel sont énumérées les
œuvres de la chair, nous comprenons que le cœur est le lieu
moral où se trouve la chair. Par la nouvelle naissance, Dieu
donne au croyant un cœur nouveau et met au-dedans de lui un
esprit nouveau (Ezé. 36, 26; 11, 19; Jér. 24, 7). Il purifie
son cœur et son âme par la foi (Act. 15, 9), par l’obéissance
à la vérité (1 Pi. 1, 22), par le sang de Christ (Héb. 10,
22). Il lui donne une nouvelle nature (2 Pi. 1, 4), une
nouvelle vie, la vie éternelle (Jean 10, 28).
Un cœur
pur
Pour autant, ce serait une grave erreur de penser
qu’il n’y a plus de péché dans le croyant (1 Jean 1, 8) ou de
prétendre que nos motifs et nos pensées sont parfaitement
purs, ou même que nous connaissons parfaitement ces motifs (Jér.
17, 9). Seul Dieu sonde et connaît les reins et les cœurs (1
Rois 8, 39; Prov. 21, 2; Act. 2, 4) et nous fera prendre
conscience de ce qui doit lui être confessé, si nous le lui
demandons (Ps. 139, 23). "Invoquer le Seigneur d’un cœur pur"
(2 Tim. 2, 22) ne signifie pas avoir atteint un certain degré
de pureté pratique, mais être ouvert à la parole de Dieu, et
se soumettre à son enseignement et à ses implications pour
notre vie, chaque fois qu’elle nous est présentée.
Nous avons donc, en nous appuyant sur la grâce de Dieu, à
garder notre "cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui
sont les issues de la vie" (Prov. 4, 23). Il nous faut veiller
sur nos pensées, nos sentiments, nos choix, etc... Cette
vigilance sera efficace si nous nous appuyons sur la grâce de
Dieu, à chaque pas. Nous sommes aussi exhortés à mortifier nos
membres moraux qui sont sur la terre (Col. 3, 5), à marcher
par l’Esprit; ceci pour ne pas accomplir la convoitise de la
chair (Gal. 5, 16), mais au contraire, pour porter le fruit de
l’Esprit: l’amour, la joie, la paix (v. 22), précisément dans
le cœur.
Conflit
symbolique (Le) Ismaël-Isaac
> retour à l'index <
L’épître aux Galates dévoile le sens spirituel des scènes qui
se passent dans la maison d’Abraham par suite de la venue
d’Isaac. Nous examinerons dans le premier paragraphe le
conflit intérieur du croyant. Dans le deuxième paragraphe nous
verrons l’opposition entre la religion de servitude et les
croyants affranchis, qui se perpétue depuis le temps des
apôtres jusqu’à nos jours. Enfin nous évoquerons la libération
d’Israël qui est resté spirituellement dans la servitude
jusqu’à maintenant.
- 1. La chair convoite contre l’Esprit
Un conflit permanent se déroule à l’intérieur du
croyant, car celui-ci possède deux natures :
- celle qui est née de la chair, le vieil homme, en figure
Ismaël ;
- celle qui est née de l’Esprit, le nouvel homme, en figure
Isaac.
Le croyant n’est plus dans la chair, mais la chair est en lui.
Elle ne veut pas se soumettre à la parole de Dieu parce
qu’elle en est incapable. De plus, elle "convoite contre
l’Esprit" qui agit dans l’homme nouveau pour la soumission à
cette Parole. La victoire sur la chair ne peut être obtenue
que dans une marche par l’Esprit (Gal. 5, 16).
Ainsi en était-il dans la maison d’Abraham : Isaac était né,
mais Ismaël restait le même. Fils de la servante, il restait
marqué par l’incrédulité quant aux promesses divines. Cet
esprit avait été en sommeil jusqu’à ce qu’Isaac soit né. Dès
lors l’entente s’avérait impossible et la cohabitation
intolérable. Retenir Ismaël eût été donner un certain crédit
aux revendications de la chair; mais "la chair et le sang ne
peuvent pas hériter du royaume de Dieu" (1 Cor. 15, 50).
Lorsque par la nouvelle naissance, un croyant peut se réjouir
pleinement d’entrer dans une sphère bénie, il faut rapidement
qu’il comprenne par la foi que le nouvel homme seul peut se
tenir devant Dieu, parce qu’il est en Christ. Le vieil homme,
l’homme moral de la nature d’Adam, doit être mis de côté (à
l’image d’Ismaël chassé), et il peut l’être par la puissance
de l’Esprit, parce que, de fait, il a été crucifié avec
Christ. Celui-ci doit remplir le cœur du croyant.
- 2.. Le fils de la servante, et le
fils de la femme libre
L’apôtre Paul remet en mémoire devant les chrétiens
de Galatie la scène du festin. Ces croyants étaient en danger
de tomber dans un légalisme si naturel au cœur de l’homme, qui
veut le mêler insidieusement à la souveraine grâce de Dieu. De
fait, il fallait que Paul travaille à "former à nouveau Christ
en eux", et chasser l’esprit légal figuré par Ismaël.
Il leur montre le sens allégorique de ce passage : Israël sous
la loi avait montré son incapacité à obéir et à produire du
fruit pour Dieu. Ceux qui restaient sous cette alliance de
servitude ne pouvaient prétendre être des enfants d’Abraham,
quoiqu’étant sa descendance selon la chair (Rom. 9, 7,9). Les
vrais enfants sont ceux qui, étant délivrés de la servitude de
la loi et de sa condamnation par la mort de Christ, sont
placés dans la liberté de la grâce; ils deviennent tous
enfants de la femme libre, comme nous maintenant (v. 31). Ils
sont enfantés pendant le temps du rejet d’Israël stérile (v.
27). Ils sont en butte à l’hostilité plus ou moins ouverte du
monde religieux légal et formaliste dans la chrétienté, comme
l’étaient l’apôtre Paul et les chrétiens de son temps, de la
part des Juifs qui refusaient l’évangile de la grâce. C’est le
rire d’Ismaël dont l’écho se perpétue (v. 29).
Mais Dieu réserve aux Juifs, à "la Jérusalem de maintenant",
toujours sous la servitude parce qu’elle garde le voile sur le
cœur (2 Cor. 3, 15-16), une merveilleuse libération. Les
croyants juifs de la nation d’Israël revenue dans ses terres
se tourneront alors vers le Seigneur, leur Messie, et
regarderont vers celui qu’ils ont percé (Zach. 12, 10). Dans
ce temps s’accomplira pour eux ce qui a été prophétisé à leur
égard pour un temps encore futur (Gal. 4, 27). L’esprit légal
et charnel (Ismaël) aura été chassé de leur cœur, et ils
seront la vraie semence terrestre d’Abraham ; telle est la
grâce de la nouvelle alliance.
Consécration (La)
> retour à
l'index <
Dans l’A.T., le terme "consécration" désigne l’acte par lequel
une personne (ou une chose) était vouée à Dieu, c’est-à-dire
mise à son service.
Le peuple d’Israël, dans son ensemble, était "mis à part" pour
le service de l’Éternel (Ex. 19, 5-6 ; Deut. 7, 6 ; 14, 2,21 ;
26, 19). Dieu apprécie hautement l’attachement d’Israël au
début de son voyage dans le désert (Jér. 2, 2-3).
David, ainsi que beaucoup de chefs du peuple, voue à son Dieu
de grandes richesses (1 Chr. 29, 1-9).
Salomon déclare consacrer le temple qu’il construit pour le
culte rendu au Dieu d’Israël (2 Chr. 2, 4).
La tribu de Lévi était mise à part pour le service du
sanctuaire (Nom. 3, 5-13) ; et la famille d’Aaron était
"consacrée" à la sacrificature (Ex. 28, 41 ; 29, 9,35 ; 32,
29 ; Lév. 21, 7).
Tout Israélite pouvait se consacrer à l’Eternel volontairement
et la loi du nazaréat réglait les détails de ce dévouement
(Nom. 6, 1-21).
Samson était consacré par Dieu avant sa naissance (Jug. 13,
5), mais il n’a pas gardé son cœur et a fini sa vie
tristement.
Dans la période chrétienne, tout vrai croyant est appelé à
présenter son corps en sacrifice vivant, saint, agréable à
Dieu, ce qui est son service intelligent (Rom. 12, 1). Il peut
le faire, non par une volonté charnelle, mais avec le secours
et la puissance du Saint Esprit.
Paul donne l’exemple frappant d’une réelle consécration pour
Dieu lorsqu’il dit : "Pour moi, vivre, c’est Christ" (Phil. 2,
21) et il engage tout véritable chrétien à ne plus vivre pour
lui-même, mais pour Christ, celui qui pour lui est mort et est
ressuscité (2 Cor. 5, 15).
Crainte
> retour à l'index <
La crainte de Dieu rend humble. Elle est incompatible avec le
mal (Prov. 8, 13), est liée à la connaissance (Prov. 1, 7), à
la sagesse (Prov. 9, 10), à la sécurité de la force et à un
refuge sûr (Prov. 14, 26). Elle est "une fontaine de vie pour
faire éviter les pièges de la mort" (Prov. 14, 27) et rien ne
manque à ceux qui craignent Dieu (Ps. 34, 9). Nous sommes
exhortés à la crainte (Ecc. 12, 13 ; 1 Pi. 2, 17). La
miséricorde de Dieu "est de générations en générations sur
ceux qui craignent" (Luc 1, 50). Dieu donne au chrétien la vie
et la paix; en conséquence, la crainte de Dieu devrait donc
nous caractériser (comp. Mal. 2, 5). David disait: "Unis mon
cœur à la crainte de ton nom" (Ps. 86, 11).
En un temps futur, le résidu recevra un seul cœur et une seule
voie pour craindre l’Eternel tous les jours (Jér. 32, 39).
Dieu mettra sa crainte dans leur cœur pour qu’ils ne se
retirent pas de lui (v. 40).
La crainte doit être associée à la fidélité. Abdias "craignait
beaucoup l’Eternel... dès sa jeunesse" (1 Rois 18, 3,12), mais
il était homme de compromis et manquait de fidélité,
mélangeant les intérêts et les désirs personnels aux intérêts
et aux ordres divins. Il craignait l’Eternel, mais aussi
l’homme et cela fut un piège pour lui (Prov. 29, 25). Il
écoutait l’homme plus que l’Eternel et cela lui enlevait le
discernement du chemin à choisir (Ps. 25, 12). Craindre Dieu
et garder ses commandements "c’est le tout de l’homme" (Ecc.
12, 13).
Cyrus
> retour à l'index
<
Son nom signifie : soleil, trône. Il fut fondateur de l’empire
des Perses. Dieu l’a choisi pour détruire les idoles et
Babylone qui en est l’origine. Il n’est jamais appelé
serviteur, mais l’Eternel l’appelle cependant "mon berger".
L’Eternel se présente à lui en Es. 45 comme le seul Dieu
créateur, vraisemblablement en opposition avec la religion
perse qui enseignait l’existence d’un dieu du bien et d’un
dieu du mal.
Dieu veut que ce souverain le connaisse comme celui qui l’a
personnellement appelé. Instrument inconscient de
l’accomplissement des plans divins, Cyrus contribue à la
libération des captifs de Babylone et à la reconstruction de
Jérusalem. Bien que souverain des nations, il a l’idolâtrie en
abomination.