ETAM : Ces lacs étaient autrefois reliées à la Mer Rouge. Ligne de remontée vers la Palestine. Peu-être certaines tribus l'ont-elles empruntées au sortir d'Egypte.

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La T.U.L.I.P.E. du Divin Jardinier

 

par Jean leDuc

 

A Christ seul soit la Gloire

 


 

TULIPE en Pdf

 

INTRODUCTION

 

TABLE DES MATIÈRES

 

CHAPITRE 1

 

  • LA SOURCE DE TULIPE

 

 

CHAPITRE 2

  • LA T.U.L.I.P.E. FRANCOPHONE

 

 

CHAPITRE 3

  • TÉNACITÉ DE LA DÉPRAVATION TOTALE

 

CHAPITRE 4

  • UNICITÉ DE L’ÉLECTION INCONDITIONNELLE

 

 

CHAPITRE 5

  • LOGIQUE DU RACHAT LIMITÉ

 

CHAPITRE 6

  • IMPORTANCE DE LA GRÂCE IRRÉSISTIBLE

 

 

CHAPITRE 7

  • PERSÉVÉRANCE DES SAINTS OU ASSURANCE DU SALUT

 

 

CHAPITRE 8

  • ÉVANGILE DE LA SOUVERAINETÉ DE DIEU

 

 


 

 

INTRODUCTION

 Les Six Points du Souverainisme Séparatiste

Qui concordent avec les Cinq Points du Calvinisme !

 

A NOTER QU'EN TERMES THÉOLOGIQUES LES MOTS TULIPE ET ÉVANGILE SONT DES SYNONYMES, ILS SIGNIFIENT UNE SEULE ET MÊME CHOSE.

 

Vous trouverez ici une description du contenu des Six Points du Souverainisme Séparatiste qui concordent avec les Cinq Points du Calvinisme, formulés d’après les Canons de Dordrecht, représentés en français sous l'acronyme de T.U.L.I.P.E.. Ce document historique de la Réforme, est marquant, crucial, et extrêmement important. Il est chargé d'autorité et demeure toujours d'actualité. Nous vous exhortons à le lire et l'étudier très attentivement, en vous référant aux Saintes Écritures et à l'Esprit de Dieu, et même à le relire plusieurs fois, car sa profondeur exige une méditation et une étude soigneuse. Tout en faisant cela, comparez votre propre expérience de la grâce de Dieu en Jésus-Christ à ce qui y est écrit, et prenez bien soin d'y comparer tout ce qu'on entend dans les milieux évangéliques modernes et de ceux qui vous fréquentent, et vous verrez combien ce document est d'actualité et que la controverse et la guerre à ce sujet est loin d'être terminé, et ce, jusqu'à l'Avènement de notre Dieu et Roi, le Seigneur Jésus-Christ. Car qu'est-ce que cette controverse ou guerre doctrinale et spirituelle, sinon la même bonne vieille controverse de tous les temps: la controverse entre le salut par la foi ou le salut par les œuvres qui en ces derniers temps est connu comme le salut par le choix! À ce jour, ces déclarations doctrinales de T.U.L.I.P.E. sont demeurées inchangées et inébranlables; et elles continuent à être un rempart puissant contre l’hérésie rampante de l'Arminianisme avec son libre-choix, dont le danger est encore plus grand que dans les jours de Jacobus Arminius lui-même.

 

Les Cinq Points du Calvinisme sont connus sous le nom de "Doctrines de la Grâce" représentés en anglais sous l’acronyme « T.U.L.I.P.» et adopté en français sous celui de «T.U.L.I.P.E.», ce dernier contenant une voyelle d’extra. Quoique ces doctrines ne proviennent point de Jean Calvin, mais des Saintes-Écritures, elles furent soulignées et enseignées de nouveau par lui au temps de la Réforme. Ce fut au synode de Dordrecht, 1618-19, qui a été assemblé pour résoudre la contestation Arminienne dans les églises Réformées de la Hollande, que fut formulé ces vérités avec une grande clarté et dans des détails soigneux. Cette formulation officielle a été rédigée dans une confession qui a représenté le consensus de toutes les églises Réformées de ce jour, et qui se nomme LES CANONS DE DORDRECHT. De cette confession est sortie l’odeur exquise de la fleur du christianisme connue sous le nom de T.U.L.I.P. qui représente les Cinq Points du Calvinisme.  La foi chrétienne nommée «le Souverainisme Séparatiste» ou «Calvinisme Marginal» reprend ces même points, les adoptant à une désignation française de Six Points qui correspondent exactement à leur forme originale dans la langue anglaise.  Le but de mon document est de donner une formation de base sur les doctrines de la grâce, afin d’armer les chrétiens contre les nombreuses hérésies qui se retrouvent dans la pensée moderne évangélique, et de fortifier l’assurance de leur salut.

 

Jean leDuc, décembre 2004

 


 

CHAPITRE 1

LA SOURCE DE TULIPE

 

A - L’infiltration de la fausse doctrine :

Vers la fin du XVIème siècle, Jacob Arminius (ministre protestant d’Amsterdam en Hollande) commença à prêcher des choses contraires aux doctrines de la Grâce retrouvées dans la confession des églises réformées de son pays. Il infiltra le poison du Pélagianisme dans la Réforme lorsqu’il revint de son voyage à Rome après une rencontre avec les Jésuites. Les Robes-Noires lui transmirent cette hérésie (Hérésie: Grec = capacité de choisir, libre choix) dans le but de détruire la doctrine de la Double Prédestination que Rome a en aversion. Considérant qu’Arminius, comme tous les autres ministres, s’était engagé à soutenir et à prêcher les doctrines énoncées dans la Confession, cela constituait une grave offense par laquelle il fut appelé à rendre compte.

 

Mais rapidement, et malgré son rengagement à soutenir la doctrine réformée, sa prédication révéla à nouveau qu’il s’était éloigné de la position réformée, particulièrement en ce qui concerne l’œuvre de Dieu dans le salut. Une grande controverse s’ensuivit; Arminius mourut entre temps, mais ses disciples continuèrent à répandre ses hérésies que l’homme a la capacité de choisir de croire et qu’il ne peut être assuré de son salut. Les tenant de ces doctrines diaboliques opposées à la Réforme furent appelés «Arminiens», nom évidemment tiré de Jacob Arminius, et en 1610 ils présentèrent un document dans lequel ils énonçaient cinq articles de loi touchant la sotériologie (la doctrine du salut) en opposition précise aux enseignements des réformateurs. Ces articles furent connus sous l’appellation des «Cinq Remontrances».

 

B - La doctrine Arminienne

Les Cinq Remontrances de l'Arminianisme sont la base de la foi de presque tous les mouvements évangéliques modernes, et servent de pont oecuménique pour un retour au Catholicisme. Ils sont proclamés subtilement soit d'une manière partielle ou absolue par les Baptistes, les Mennonites, les Pentecôtistes, les Charismatiques, les Frères Darbystes, les Méthodistes, l'Armée du Salut, les Disciples de Christ, l'Église de Dieu Universelle, les Mormons, les Adventistes, les Témoins de Jéhovah, et toute une gamme de sectes et de groupes dissidents.

 

Les arminiens déclaraient :

1.    que l’élection de Dieu est motivée par le fait que Dieu « voyait à l’avance » que tel homme se repentirait et croirait de son propre « libre arbitre », (remplaçant ainsi la Justification par la Foi par la Justification par le Choix) ;

2.    que la mort de Christ n’assure véritablement le salut d’aucun homme en particulier, mais rend seulement possible à tous les hommes d’être sauvés ;

3.    le besoin de la régénération ; (Une explication de ceci révélait cependant que même là ils n’étaient pas d’accord avec les réformateurs quant à la nature de la régénération ou de la dépravation de la nature humaine). Ce fait est évident en ce qu'ils renversent le sens de la régénération, proclamant qu'il faut croire pour être régénéré (naître de nouveau) plutôt que d'être régénéré pour croire ;

4.     que l’on peut entièrement résister à la grâce de Dieu i.e. que Dieu pouvait « tenter » de convertir un homme et faillir, (au détriment de la vérité que Dieu est Tout-Puissant, Souverain et infaillible) ;

5.     qu’un chrétien pouvait à nouveau se perdre après avoir antérieurement été sauvé, signifiant que le salut d'un chrétien dépend de sa propre volonté et de sa capacité d'obéir et de plaire à Dieu.

 

C - La T.U.L.I.P.E. surgit du sol de la délibération:

En 1618, un grand concile fut convoqué dans la ville hollandaise de Dort dans le but d’examiner l’enseignement des arminiens à la lumière de la Parole de Dieu. Des représentants de toutes les églises « réformées » d’Europe, incluant l’Angleterre, furent réunis. Après plus de six mois de délibérations prudentes, le synode rendit publique des décisions et constatations. Les doctrines d’Arminius furent prouvées dépourvues de fondements bibliques et le synode, en réponse aux Cinq Remontrances, produisirent cinq articles exposant la vérité scripturaire.

 

Les églises de la Réforme déclaraient :

1-    que la nature de l’homme est totalement affectée par le péché, ce qui veut dire que sa volonté est aussi touchée par le péché et est asservie à sa nature pécheresse ; le salut de l’homme ne peut donc pas dépendre de son « libre arbitre » (ou volonté libre) Romains 7:18; 9 :15,16; Jean 1 :12,13;

2-    que l’élection de Dieu, selon la doctrine de la double prédestination, ne fut pas motivée par le fait que Dieu voyait à l’avance la foi de l’homme, mais qu’elle est « selon le bon plaisir de sa volonté ». Éphésiens 1:5 ; Romains 8 :29;

3-    que la mort de Christ assure et rend certain le salut des élus, les acquérant tous les dons nécessaires à ce salut (y compris la foi, la repentance, et la sanctification), et que, dans sa disposition, elle ne s’étendait qu’aux élus seuls ; Jean 6 :37,39,44; 15 :16; 17 :9; Romains 9 :22,23; 11 :5; 2 Corinthiens 7 :10; Philippiens 1 :29; 2 Timothée 3 :25; Tite 2 :14 ; 1 Thessaloniciens 5 :23; Hébreux 2 :11; 13 :12;

4-    que la grâce de Dieu réalise toujours la fin qu’elle s’était proposée ; Romains 5 :20,21; 1 Corinthiens 15 :10; 2 Corinthiens 12 :9; Éphésiens 2 :8,9 ; Philippiens 1 :29;

5-    que les élus de Dieu persévèrent jusqu’à la fin dans la foi et la sainteté, étant gardés par la puissance de Dieu.  Jean 10 :3,4,5,27,28,29; 17 :15,24; Romains 8 :37,38; Philippiens 1 :6.

 

Il est important de remarquer que ce n’était pas là de nouvelles doctrines mais bien celles sur lesquelles la Réforme s’était édifiée. De même que l’enseignement d’Arminius fut connu sous le nom d’Arminianisme, de même la position des églises réformées et du synode de Dort fut connue sous le nom de « Calvinisme », et les cinq articles opposant le nouvel enseignement d’Arminius furent appelés en anglais « les cinq points du calvinisme » ou T.U.L.I.P.  Notez qu’en français, l’acronyme T.U.L.I.P.E. prend une lettre d’extra pour former les Six Points du Souverainisme Séparatiste biblique, que nous verrons dans le prochain chapitre.

 

Le nom de Calvin fut rattaché à ces doctrines pour la simple raison qu’il était le plus grand théologien de la Réforme et qu’il était celui qui avait exposé le mieux, de façon systématique, les doctrines bibliques prêchées par les réformateurs. Ces doctrines ne sont pas apparues avec lui mais proviennent tout droit de la Parole de Dieu, elles avaient déjà été habilement exposées longtemps avant par Augustin, IV - Ve siècle ap. J-C.

 

D - Les arminiens d'aujourd'hui :

Depuis le temps d'Arminius, bon nombre de théologiens et de pasteurs respectés, dont John Smith (1570-1614?), fondateur officiel des Baptistes; John Wesley (1703-1791), fondateur du Méthodisme; Charles Finney (1792-1875), source des mouvements de Réveils à tendances extatiques, ont épousé ce point de vue subversif. Aujourd'hui, les principales doctrines de l'Arminianisme ont infiltré et empoisonné presque tout le corps du christianisme. L'Arminianisme moderne fait partie de la sphère évangélique, ce qui signifie que, généralement parlant, les Arminiens défendent eux aussi les doctrines de la divinité de Christ, sa naissance virginale, sa résurrection corporelle, ainsi que l'inspiration et l'infaillibilité de l'Écriture dans les Autographes, mais d'une manière charnelle et subtile qui élève la dignité de l'homme et qui inverse et renverse l'Évangile de la Souveraineté de Dieu. Un loup déguisé en brebis demeure toujours un loup, et un billet contrefait peut séduire beaucoup de gens, mais non pas tous.

 

La réponse charnelle, humaine, terrestre que nous entendons si souvent, encore de nos jours, est que le juste devant Dieu est celui qui obéit aux commandements de Dieu, celui qui pratique la loi. C'était la position des pharisiens qui se croyaient justes parce qu'ils s'imaginaient mettre scrupuleusement en pratique la loi et la tradition rabbinique.  Le légalisme, sous une forme ou une autre, se retrouve particulièrement parmi ceux qui prétendent plaire à Dieu par leur obéissance à la Parole en exerçant leur libre-choix.

 

Dans l'histoire de l'Église, cet enseignement a été repris par Pélage qui, en opposition à Saint Augustin, affirmait la capacité naturelle de l'homme pécheur à plaire à Dieu. Plus tard, le semi-pélagianisme de Thomas d'Aquin, présentant une harmonie entre la foi et la raison, avançait le postulat que l'homme, avec le secours de la grâce de Dieu, pouvait lui plaire.

 

L'Arminianisme évangélique se trouve, lui aussi, dans cette tradition quand il met tout l'accent sur la décision de l'homme pour recevoir le salut. Dans les mouvements Évangéliques et de Réveils, le salut est devenu une décision personnelle dont la formule populaire, «il faut accepter Christ comme son Sauveur personnel pour être sauvé», qui se trouve nul part dans la Bible, reflète la doctrine de la «Justification par le Choix» qui est l’opposé de «la Justification par la Foi».  De nos jours, dans la vie du monde moderne, nous retrouvons cet enseignement du salut par les oeuvres ou par la volonté de l'homme à tous les niveaux de notre société corrompue. Cette infection virulente est devenue la base même de la démon-cratie et du capitalisme, domaine d'exploitation par excellence dont le but est de renverser Dieu et de dominer sur la race humaine entière.  On ne peut donc être surpris que la stratégie globale des nations, en accord avec la religion, soit la domination du monde.

 

CHAPITRE 2

LA T.U.L.I.P.E. FRANCOPHONE

 

A – L’adaptation de la T.U.L.I.P.E. :

Dans le jardin céleste du Divin Jardiner, pousse une fleur exquise qui est pour la nourriture des saints et des élus en qui demeurent la Sainte-Présence de Christ.  De la T.U.L.I.P.E. divine proviennent toutes les grâces et les bénédictions du salut et de la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Dieu, notre Sauveur, et notre Roi.

 

Dans la langue anglaise, les Cinq Points du Calvinisme sont représentés sous l’acronyme de T.U.L.I.P., mais vu qu’en français les définitions ne rejoignent point celles de notre langue sœur et que le mot contient une voyelle de surplus, nous avons donné des expressions appropriées qui rendent justice au sens original, et nous avons ajouté une nouvelle définition à la dernière voyelle qui ne trahi en aucun sens l’ensemble du contenu.  Nous complétons ainsi le tout avec l’Évangile de la Souveraineté de Dieu.  Nous obtenons donc l’acronyme T.U.L.I.P.E. ou les Six Points du Souverainisme Séparatiste biblique, qui correspondent exactement avec les Cinq Points du Calvinisme surnommés «le Doctrines de la Grâce».

 

Aussi, puisque le terme «Calvinisme» représente la théologie Réformée de la Souveraineté de Dieu, et que ce terme est mal compris, déprécié et repoussé par ceux qui sont malavisés, nous avons adopté celui de «Souverainiste Séparatiste».  Nous avons fait ainsi pour représenter notre foi biblique face à la Souveraineté de Dieu dans la grâce du salut, lequel se tient complètement à part de tous efforts, coopérations, et mérites de l’être humain.  N’étant pas de foi orthodoxe mais marginale, cette nouvelle désignation nous convient davantage, car nous sommes séparés du reste de l’orthodoxie de la théologie Réformée traditionnelle qui a besoin elle-même d'être réformée, et nous gardons uniquement les doctrines de la grâce qu’elle professe.

 

Nous confessons donc être de foi chrétienne «Souverainiste Séparatiste», et nous adoptons cette désignation pour nous identifier face au marasme des religions qui suivent la voie de la perdition.  L’adaptation de la T.U.L.I.P.E. contient toute l’essence de notre foi dans les doctrines de la grâce que nous croyons et enseignons, et nous ne prétendons aucunement en être les seuls détenteurs.  Notre foi repose en Christ qui seul détient la puissance de la rectification et de la restauration, et nous professons que sa Sainte-Présence en nous et en sa Parole est suffisante pour nous enseigner toutes choses.

 

B - La T.U.L.I.P.E. divine :

Nous vous présentons ici l’acronyme de la T.U.L.I.P.E. divine, la fleur du Christianisme, avec ses définitions françaises :

 

 

  • T

énacité de la Dépravation Totale

  • U

nicité de l’Élection Inconditionnelle

  • L

ogique du Rachat Limité

  • I

mportance de la Grâce Irrésistible

  • P

ersévérance des Saints ou Assurance du Salut

  • E

vangile de la Souveraineté de Dieu

 

 

TABLEAU DE COMPARAISON

 

 

 Voici un tableau très utile pour vous aider à comprendre les différences entre l’Arminianisme (Humanisme) et le Calvinisme (Souverainisme):

«Les notes en italique ne font pas partie de l'original. Pour but de nécessité et de précision de traduction en langue française, le concept original de cinq points a été amplifié et représenté en six points»

 

 

Les 6 points de l'Arminianisme

Les 6 points du Souverainisme

1. le Libre arbitre ou capacité de l'homme

1. La ténacité de la dépravation totale ou incapacité totale

Quoique la nature humaine ait été sérieusement affectée par la chute, l’homme n’a pas été laissé dans un état de faiblesse spirituelle totale. Dieu dans sa miséricorde rend chaque pécheur capable de se repentir et de croire, mais il le fait de manière à ne pas s’interposer dans la liberté de l’homme. Chaque pécheur possède une volonté libre et sa destinée éternelle dépens de l’usage qu’il en fait. La liberté de l’homme consiste dans sa capacité de choisir le bien au lieu du mal dans les choses spirituelles; sa volonté n’est pas asservie à sa nature pécheresse. Le pécheur a le pouvoir soit de coopérer avec l’Esprit de Dieu et être régénéré, soit de résister à la grâce de Dieu et périr. Le pécheur a besoin de l’assistance de l’Esprit, mais n’a pas besoin d’être régénéré par l’Esprit avant de pouvoir croire, car la foi est un acte de l’homme et elle précède la nouvelle naissance. La foi est le don du pécheur à Dieu; c’est la contribution de l’homme au salut.

Par suite de la chute et de la ténacité du péché, l’homme par lui-même est incapable de croire à l’évangile pour son salut. Le pécheur est mort, aveugle et sourd aux choses de Dieu; son cœur est tortueux et méchant. Sa volonté n’est pas libre, elle est asservie à sa nature pécheresse de sorte qu’il ne va pas (il ne peut même pas) choisir le bien au lieu du mal dans le domaine spirituel. En conséquence, il faut plus que l’assistance de l’Esprit pour amener un pécheur à Christ; il faut la régénération par laquelle l’Esprit donne la vie au pécheur et lui donne une nouvelle nature. La foi n’est pas la contribution de l’homme à son salut mais, est elle-même une partie du don de Dieu pour le salut; elle est le don de Dieu au pécheur, et non le don du pécheur à Dieu.

La régénération ou nouvelle naissance précède donc la foi et non l’inverse: il faut être régénéré pour croire et non croire pour être régénéré. De ce fait nous voyons aussi qu'il faut croire pour comprendre et non comprendre pour croire. De par cette déclaration, nous rejetons la justification par le choix des Arminiens qui renversent l'Évangile de Christ à leur perte, et nous affirmons la justification par la foi seule en Christ.

2. L'Élection conditionnelle

2. Unicité de l’Élection inconditionnelle

Dieu a choisi certains individus avant la fondation du monde pour qu’ils soient sauvés. Ce choix était motivé par le fait que Dieu voyait à l’avance que ces individus répondraient à son appel. Dieu savait qui seraient ceux qui librement allaient croire à l’évangile; ce sont ceux-là qu’il a choisis. L’élection fut donc déterminée ou conditionnée par ce que l’homme ferait. La foi que Dieu voyait à l’avance et qui motivait son choix n’était pas son don (elle n’était pas créée par la puissance régénératrice du Saint-Esprit), mais résultait uniquement de la volonté libre de l’homme. Il appartenait entièrement à l’homme de déterminer s’il est élu pour le salut. Dieu connaissait, et a choisi ceux qui, de leur propre volonté libre, allaient choisir Christ. Ainsi, c’est le choix de Christ de la part du pécheur, et non le choix du pécheur de la par de Dieu, qui est la cause ultérieure du salut.

Le caractère unique ou l’unicité de l’élection inconditionnelle est que Dieu a choisi certains individus avant la fondation du monde pour qu’ils soient sauvés. Ce choix était uniquement motivé par sa propre volonté souveraine, selon son bon plaisir, sans condition préalable de la part du pécheur. Il n’a pas choisi certains pécheurs parce qu’il prévoyait une réponse ou une obéissance de leur part, comme la foi, la repentance, etc. Au contraire, Dieu accorde la foi et la repentance à chaque individu qu’il a choisi. Ces actes sont le résultat et non la cause du choix de Dieu. L’élection ne fut donc pas conditionnées par quelque qualité vertueuse ou quelque action prévue dans l’homme. Ceux que Dieu a élus souverainement, il les amène par la puissance de l’Esprit à une réception de Christ comme Sauveur et Seigneur, cette réception étant une abdication ou une démission de la raison, entraîne une soumission entière à l’Évangile de la Souveraineté de Dieu qui s’oppose au libre-choix et à l’indépendance de celui qui reçoit l’appel irrésistible de la grâce. L'homme est spirituellement mort et un mort n'a pas la capacité de choisir. Ainsi, c’est le choix du pécheur de la part de Dieu, et non le choix de Christ de la part du pécheur, qui est la cause ultime du salut. 

Sous-entendue que la reconnaissance de la divinité de Christ comme Dieu manifesté dans la chair est une partie essentielle du salut. 

Des deux distinctions de la Prédestination: l’élection au salut et la réprobation à la condamnation; nous voyons que notre Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, seule et unique Personne divine et éternelle en Dieu, a non seulement choisi les élus au salut avant la fondation du monde pour manifester sa gloire, mais aussi les réprouvés aux peines éternelles pour manifester sa justice. La chute et la délivrance furent ainsi prédéterminé avant la fondation du monde selon le bon plaisir de notre Dieu, et dont le but est la formation d'une nouvelle race éternelle lors de son deuxième avènement.

3. La Rédemption universelle ou expiatoire générale.

3. Logique du Rachat Limité ou la Rédemption particulière qui est aussi l’Expiation Limitée.

L’œuvre rédemptrice de Christ a rendu le salut possible à chacun, mais n’a véritablement assuré le salut de personne. Quoique Christ soit mort pour tous les hommes, il n’y a que ceux qui croient en lui qui soient sauvés. Sa mort rendit Dieu capable de pardonner aux pécheurs à la condition qu’ils croient, mais, elle n’a véritablement enlevé le péché de personne. La rédemption ne devient effective que si l’homme choisit de l’accepter.

Le processus logique de l’œuvre rédemptrice du sacrifice non renouvelable de Christ était destiné à sauver les élus seulement, et il leur a véritablement assuré le salut; ce qui se nomme aussi le Rachat Limité. Il ne peut en être autrement car tous les hommes de tous les âges seraient sauvés.  Sa mort expiatoire et vicariale consistait à souffrir la peine du péché à la place de certains pécheurs élus déterminés (substitution). En plus d’enlever le péché des élus, leur culpabilité et leur condamnation, la rédemption particulière de Christ a assuré tout ce qui était nécessaire à leur salut, incluant la foi qui les unit à lui. Le don de la foi est infailliblement attribué à tous ceux pour lesquels Christ est mort, garantissant ainsi leur salut.

Ce point fondamental nous indique que Dieu a un seul peuple de disposés, non un peuple national, mais celui des élus ou enfants de la promesse choisis d’entre tous genres d’hommes, un peuple spirituel libre comme le vent de l'Esprit pour qui Christ a donné sa vie en sacrifice.

4. Le pécheur peut vraiment résister au Saint-Esprit

4. L’Importance de la Grâce Irrésistible ou l'appel efficace de l'Esprit

L’Esprit appelle intérieurement tous ceux qui sont extérieurement appelés au moyen de la prédication de l’évangile. Il fait tout ce qu’il peut pour amener chaque pécheur au salut, mais vu que l’homme est libre, ce dernier peut arriver à résister à l’appel de l’Esprit. L’Esprit ne peut régénérer un pécheur tant que celui-ci n’a pas cru. La foi (qui est la contribution de l’homme) précède et rend possible la nouvelle naissance. Ainsi, le libre arbitre de l’homme limite l’Esprit dans l’application de l’œuvre du salut de Christ. Le Saint-Esprit ne peut attirer à Christ que ceux qui le laissent agir en eux. Tant que le pécheur n’a pas répondu, l’Esprit ne peut donner la vie. La grâce de Dieu n’est donc pas invincible; elle peut-être opposée et contrecarrée par l’homme.

Rien n’est plus crucial que la Grâce Irrésistible ou l’Appel Efficace de l’Esprit.  En plus de l’appel général extérieur qui est fait à tous ceux qui entendent l’évangile, le Saint-Esprit lance aux élus seuls un appel intérieur spécial qui les amène inévitablement au salut. L’appel extérieur (lancé à tous sans exception) peut-être (et souvent est) rejeté. Mais l’appel intérieur (qui lui n’est fait qu’aux élus) ne peut être rejeté; il amène toujours à une conversion. Par cet appel spécial, l’Esprit attire irrésistiblement les pécheurs à Christ. Il n’est pas limité par la volonté de l’homme dans son oeuvre d’application du salut, pas plus qu’il ne dépend de la coopération de l’homme pour atteindre son but. L’Esprit amène miséricordieusement le pécheur élu à croire, à se repentir, et l'attire efficacement à se soumettre à Christ. La grâce de Dieu est donc invincible; elle ne faillit jamais dans l’atteinte de son but, i.e. le salut de ceux à qui elle s’étend.

La conversion, fruit de l’élection, est l’évidence extérieure de notre intégration au corps de Christ, ce que l’Écriture nomme Baptême de l’Esprit et Baptême en la mort de Christ, seul Baptême valide. Les dons miraculeux de l’Esprit, désignés pour l’enfance de l’Église, cessèrent avec la mort des apôtres et l’achèvement des écrits du Nouveau Testament qui est l’accomplissement de la parfaite révélation de l’amour de Dieu.

5. Déchoir de la grâce

5. La Persévérance des Saints ou l’Assurance du Salut

Ceux qui croient et qui sont véritablement sauvés peuvent perdre leur salut en échéant à conserver leur foi, etc. (Les arminiens ne s’entendent pas tous sur ce point). Quelques-uns ont soutenu la sécurité éternelle des croyants en Christ, i.e. une fois qu’il est régénéré le pécheur ne peut jamais être perdu.

L’assurance du salut implique que tous ceux qui furent choisis par Dieu, rachetés par Christ et auxquels l’Esprit a donné la foi sont sauvés éternellement. Ils sont gardés dans la foi par la puissance du Dieu tout-puissant et, par conséquent, persévèrent jusqu’à la fin. Leur salut est donc assuré et ne peut se perdre puisqu'il dépend de la Souveraineté de Dieu et non d'une faculté humaine.

Dieu, Souverain de notre salut et de notre sanctification, garde ses élus comme il garde sa Parole. De cela nous voyons que la doctrine de la Persévérance est reliée intrinsèquement à l’Inspiration Perpétuelle et à la Préservation Providentielle des Saintes Écritures. De là est issue la Bible des Réformateurs basée sur le Texte Reçu Grec et traduit en langue française qui est la pure Parole de Dieu dans toute son intégralité.

6. L’évangile de la souveraineté de l’homme

6. L’Évangile de la Souveraineté de Dieu

La Bonne Nouvelle ou message de l’évangile est que l’homme pécheur a la capacité de choisir par lui-même de croire en Christ, et de l’accepter comme son Sauveur personnel. Le salut est conditionnel à la foi que le pécheur exerce librement selon sa propre volonté. Le pécheur est justifié par son choix, et son obéissance est essentielle à son salut. La justification par le choix engendre ainsi la justification par la foi (renversant ainsi l'Évangile de la grâce). Le légalisme (obéissance à la loi; plaire à Dieu par ses oeuvres, ou par des rituels ou ordonnances) devient ainsi la marque déterminante de la capacité de choisir qui est esclave de la chair et du péché et le motif vital des ennemis de la croix.

Le message de la puissance de la grâce souveraine est une Bonne Nouvelle pour les élus et une méchante nouvelle pour les réprouvés. Les élus n’acceptent point Christ d’une manière active, mais reçoivent Christ d’une manière passive.  L’Évangile est une épée à deux tranchants, un qui donne la vie éternelle et l’autre qui donne la mort éternelle. Dieu est Souverain dans la présentation et l’effet du message, et non point l’homme pécheur. Le salut est inconditionnel à la foi car il provient de la prédestination avant la fondation du monde. La foi n’est que le moyen déterminé par Dieu et donné de Lui pour amener les élus à Christ. Le pécheur élu est justifié par la foi qui lui a été donné d’avoir par la Parole de Dieu, et cela de par son élection. Son obéissance n’est pas essentielle à son salut, mais il marche continuellement dans la soumission et l’application de sa foi en Christ dans une confiance certaine engendré par le Saint-Esprit. Celle-ci provient de l’œuvre que Dieu a commencé en ses élus et qu’il rendra parfaite. La justification par la foi annule complètement la justification par le choix. La liberté (libre comme le vent de l'Esprit) devient ainsi la marque déterminante de la grâce et de l'amour de Dieu dans notre délivrance, et le motif vital des élus dans leur séparation d'avec leurs contraires.

 

 

CHAPITRE 3

TÉNACITÉ DE LA DÉPRAVATION TOTALE

 

A – L’esclavage de la volonté :

Par suite de la chute, l’homme par lui-même est incapable de croire à l’évangile pour son salut. Le pécheur est mort, aveugle et sourd aux choses de Dieu ; son cœur est tortueux et méchant. Sa volonté n’est pas libre, elle est asservie à sa nature pécheresse de sorte qu’il ne va pas (il ne peut même pas) choisir le bien au lieu du mal dans le domaine spirituel. En conséquence, il faut plus que l’assistance de l’Esprit pour amener un pécheur à Christ ; il faut la régénération par laquelle l’Esprit donne la vie au pécheur et lui donne une nouvelle nature de laquelle surgit la foi comme moyen de grâce. Dans Jean 3 :3, l’expression «né de nouveau» signifie littéralement «régénéré d’en haut», indiquant que la régénération ou nouvelle naissance vient de Dieu et non d’aucunes capacités de la volonté ou du choix de l’homme (Jean 1 :13). La foi n’est pas la contribution de l’homme à son salut mais, est elle-même une partie du don de Dieu pour le salut ; elle est le don de Dieu au pécheur et non le don du pécheur à Dieu (Actes 13 :48; Philippiens 1 :29). La foi est issue de la régénération et non la régénération de la foi. Plus précisément, nous naissons de nouveau pour croire, nous ne croyons point pour naître de nouveau, ce qui serait renverser l'Évangile de la grâce.

 

B - Source et profondeur de la dépravation:

Le résultat de la chute est la dépravation ou la corruption totale. Par ceci est signifié que chaque partie de l’homme est rendu corrompu. Les Canons de Dordrecht indiquent que l’homme «est devenu renfermé dans l’aveuglement de l’esprit, dans une obscurité horrible, dans la vanité, dans la perversion de ses jugements; est devenu mauvais, rebelle, obstiné de cœur et de volonté et impur dans ses affections.» Il n’y avait aucune partie de sa nature qui n’a pas été affectée par le péché.

 

Or il est impossible à l’homme pécheur de plaire à Dieu; dire autrement serait de la pure hypocrisie.  Même l’apôtre Paul dit « qu’il n’y a rien de bien dans sa chair » et quoiqu’il reconnaisse le bien qu’il doive faire, il fait le mal qu’il ne veut point faire (Rom. 7 :18,19). Il n’y a aucun doute selon les Écritures que la dépravation de l’homme est totale et absolue.  Nous citerions aussi l’exemple de Lazare, l’ami de Jésus, qui mourut et que le Seigneur ressuscita (Jean 11 :1-44).  Comme analogie, l’histoire de la mort et de la résurrection de Lazare nous indique que l’homme, étant mort spirituellement, n’a aucun moyen de faire ce qui est bien pour la gloire de Dieu, ni d’exercer sa capacité de choisir, car il est mort et un mort n’a point la vie en lui. En d’autres mots, si nous pouvons nous exprimer ainsi, la vie de l’homme en ce monde est une vie de mort et non une vie d’entre les morts. Même aucun chrétien réel ne peut prétendre plaire à Dieu par ses agissements ou ses oeuvres, car quoique nous sommes sauvé en esprit, notre corps demeure toujours sous l’influence du péché (Rom. 8 :10) et en subit les conséquences tout le temps de notre existence.  La foi constante qui nous est donné d’avoir en Christ est le seul moyen de plaire à Dieu, de faire l’œuvre de Dieu (Jean 6 :28,29).

 

C - La déviation de l’Humanisme :

L’Arminianisme est connu aussi sous le terme de «Humanisme).  Une distinction qui est souvent faite est la distinction entre le motif intérieur du cœur et son évidence extérieure. Certains maintiennent que l’homme, quoiqu’il soit dépravé en ce qui concerne ses œuvres extérieures,  qu’il détient encore néanmoins une capacité considérable de faire le bien. Il peut effectuer des œuvres qui sont extérieurement en harmonie avec la loi de Dieu. Il ne vit pas une vie totalement adultère. Il ne tue pas tous ceux qu’il rencontre sur la rue. Il est capable de conformer sa vie et sa conduite d’une façon externe à la loi de Dieu et de faire de grands biens, quoique intérieurement il soit corrompu. Les humanistes sont pleins de tels exemples, et dans ce contexte ils sont fiers de citer la vie de personnes notables comme Gandhi, Martin Luther King, sœur Thérèsa, et plusieurs autres qui ont contribué à glorifier la nature humaine plutôt que Dieu.

 

Ceci est une chose que les anciens de Dordrecht n’ont jamais voulu dire. Ils ont parlé d’une dépravation totale et absolue. Ils indiquèrent par cela que la nature de l’homme est autant malsaine et pernicieuse qu’elle le fut depuis la chute. Et c’est exactement ce que l’Écriture enseigne.

 

D - Les bontés naturelles sont impuissantes :

Une autre distinction est faite entre ce qui est nommé spirituellement bien et ce qui est naturellement bien. La citation ci-dessus suggère également cette même distinction. Par ce qui est spirituellement bien, ils établissent une base qui serait possible au salut. Ceci est une tentative de l’homme à s’élever vers le ciel. N’est-ce pas la même tentative que fit Lucifer (Ésaie 14 : 12-14).  Ceux-ci insistent sur le fait que, alors que l’homme est en effet incapable d’un tel bien spirituel, néanmoins il est certainement capable de bien naturel. Par bien naturel ils signifient quelque chose comme une bonté externe qui est conforme à la loi de Dieu. Ceux qui maintiennent ceci nous indiqueront que dans le monde dans lequel nous vivons, il se trouve amplement de tels biens qui sont fait par plusieurs. Ainsi, voulant obstinément se justifier par leurs œuvres, ils sont rejetés de la grâce de Dieu (Gal. 5 :4).

 

E - L’homme est spirituellement mort depuis sa naissance :

Quand Calvin et les anciens de Dordt insistèrent sur le fait que la dépravation était totale, ils connaissaient très bien la