La
Bible Authentique:
Quelle
Version?
Défensive
du Texte Authentique des Apôtres,
des
Vaudois, des Réformateurs et de tous les élus.
Jean
leDuc
"Lux
lucet in tenebris"

Bible
de l'Épée, 1540
Bible
dite "de l'épée" : La Bible en laquelle sont contenus tous les
livres canoniques de la saincte écriture, tant du vieil que du nouveau
Testament & pareillement les Apocryphes.
Genève, Jean Girard, 1540, table de Mathieu Malingre, pasteur à
Iverdun.
Papier, caractères romains, manchettes, reliure à cinq nerfs du XVIe
s. en veau brun, restaurée, plats ornés de rinceaux, tranche dorée,
traces de lacets sur les plats, H. 21 cm, l. 14,8 cm, ép. 6,7 cm
Ancien double de la Bibliothèque royale de Munich
Acquise à la vente E. Quatremère, février 1859, n° 2603
Correspondance Dobrée, 7 mars 1872.
Nantes, Musée départemental Dobrée, impr. 6
Pierre-Robert Olivier
Pierre-Robert Olivier, dit Olivétan (Noyon vers 1506-Ferrare ou Rome
1538), était peut-être le cousin de Calvin et fut son condisciple à
Orléans. Acquis avant lui aux idées nouvelles, il dut se réfugier à
Strasbourg en 1528 puis en Piémont. Par la suite, il se rendit au
synode de Chanforan (1532), où furent décidées l'adhésion des
Vaudois à la Réforme et l'impression d'une traduction protestante en
français de la Bible. Olivétan fut le maître d'œuvre de ce
travail. Plus connu sous le nom d'Olivétan, le réformateur français
Pierre-Robert Olivier dirigea la première version protestante en français
des Saintes Écritures, traduites de l'hébreu pour l'Ancien et du grec
pour le Nouveau Testament. Préfacée par Calvin, cette Bible fut publiée
à Neuchâtel en 1535. Maintes fois révisée, notamment par Ostervald
en 1724 , la traduction d'Olivétan resta en usage dans les Églises de
langue française durant plus de trois siècles. Cette Bible devint la
version synodale en 1910. Thomas (II) Dobrée avait souhaité acquérir
la première édition de Neuchâtel, comme il en avait exprimé le désir
auprès de son intermédiaire habituel Giraud de Savine, mais ne put,
semble-t-il, y parvenir.
Sur la page de titre, la marque I.G. pour Jean Girard est associée à
une épée brandie et à la devise inscrite en cadre rectangulaire
autour du motif, "La parolle de Dieu est vive et efficace et
plus pénétrante que tout glaive à deux tranchants. Ebreux 4".
C'est à cette marque de libraire que l'ouvrage doit son appellation
courante de Bible de l'épée.
La coutume protestante était de conserver précieusement dans le
patrimoine de chaque famille une Bible que l'on se transmettait de génération
en génération. Sur la page de garde de cet ouvrage, les chefs de
famille successifs avaient l'habitude d'inscrire, pour la postérité
comme le fit Pierre Dobrée de Beauregard (1722-1802), les naissances et
décès ainsi que les éléments marquants de la vie familiale. La Bible
familiale de Jehan Daubraye, l'exilé, pouvait être un ouvrage de ce
type. Il y a tout lieu de penser qu'il s'agissait d'une Bible en français,
apportée de Normandie dans l'exil ou acquise à Guernesey, le français
y étant la langue la plus répandue. Conservée par une branche
britannique de la lignée des Dobrée, la Bible de Pierre (ou Peter)
Dobrée disparut en 1950.
Avant-Propos
- Introduction
Table
des Matières
Ch.
1 - La Confusion des Versions: Quelle Bible ?
Versions
populaires et leur Texte Grec; la Bible de Segond; la Bible
Darby; la Bible TOB; la Bible en Français Courant; la
Bible de Jérusalem; la Traduction du Monde Nouveau; le
Texte de Nestlé; le Texte de Aland; le Texte Éclectique;
les Manuscrits de la Critique Textuelle; le Codex Vaticanus;
le Codex Sinaiticus; Origène Adamantius; le Codex
Alexandrinus.
Ch.
2 - La Grande Apostasie: le viol de la Parole de Dieu.
L'histoire
se répète; l'apostasie de Westcott et Hort; F.F. Bruce;
A. Lamorte; Alfred Kuen; Frédéric Godet; J.M.
Nicole; René Pache; D.A. Carson et SEMBEQ.
Ch.
3 - Texte Hébreu et Grec de la Bible Authentique.
Le
Jéhojakimisme; le Texte Massorétique Hébreu; le Texte Reçu
Grec; Érasme de Rotterdam; Robert Étienne; Théodore
de Bèze; les frères Elzévir; la Bible Authentique;
la Bible d'Olivetan; la Bible de l'Épée; la Bible Martin;
la Bible Ostervald.
Ch.
4 - Fondamentalement il existe seulement que deux différentes
Bibles.
L'apostasie
de l'Église primitive prépara le chemin pour la corruption des
manuscrits; la fausse connaissance exalté au-dessus des Écritures;
Spiritualiser les Écritures pour les annuler; Substituer la
philosophie pour l'Écriture; Toutes les Bibles proviennent
fondamentalement de deux seules sources; Paul se prépare à préserver
la vérité contre l'Apostasie à venir; Début de la corruption
des manuscrits de la Bible.
Ch.
5 - La Bible adoptée par Constantin et la pure Bible des Vaudois.
Les
Églises de Judée communiquent les purs manuscrits de la Bible aux chrétiens
de l'Ouest; le Christianisme Grec primitif: Quelle Bible ?;
le Christianisme Syrien primitif: Quelle Bible ?; l'Angleterre
primitif: Quelle Bible ?; la France primitive: Quelle Bible ?;
les Vaudois du nord de l'Italie: Quelle Bible?; les anciens
documents des Vaudois; les Bibles Vaudoises; Comment la
Bible de Constantin fut rejetée.
Ch.
6 - Les Réformateurs rejettent la Bible de la Papauté.
L'Origénisme
de Jérôme; la Vulgate de Jérôme; la Vulgate Latine de
Wycliffe; Lefèvre d'Étaples détrône la Vulgate; Nécessité
des Réformateurs de rejeter la Vulgate de Jérôme; Érasme
restaure le Texte Reçu; le génie de Tyndale utilisé pour
traduire Érasme en Anglais; le génie d'Olivetan utilisé pour
traduire Érasme en Français.
Ch.
7 - La Bible des Jésuites.
La
Contre-Réforme: établissement du Concile de Trente (1545-1563) et du règne
des Jésuites contre la Réforme et l'autorité de la Bible Authentique;
la Bible anglaise des Jésuites; le grand soulèvement contre la
Bible des Jésuites; la Bible française des Jésuites;
Historique de la Bible de Saçy.
Ch.
8 - Naissance de la Bible King-James d'entre les conflits
sur la Version Jésuite.
Origine
de la Version King-James; l'érudition supérieure des Réformateurs;
Alexandrinus, Vaticanus et Sinaiticus; les traducteurs de 1611
avaient tout le matériel nécessaire; planification de l'oeuvre
des traducteurs de la King-James; les Géants de l'érudition.
Ch.
9 - La Bible Authentique subie trois cent années
d'attaques.
Griesbach
et Mohler; Wetstein, Matthaei et Scholz; Lachmann,
Tischendorf et Tregelles; la lumière éteinte de Westcott et Hort;
Scrivener, Burgon et Miller.
Ch.
10 - Inspiration et Préservation des Saintes-Écritures.
Parallèles
de l'Inspiration; l'Inspiration verbale; l'Inspiration plénière;
l'Inspiration perpétuelle ou permanente; la rédaction des
Originaux; la Préservation Providentielle.
Ch.
11 - Comparaison des Versions.
Un
total de 169 versets du Nouveau Testament de la Bible Ostervald comparés
à celui de la Bible Segond, Nouvelle Édition de Genève, 1979.
Ch.
12 - Bibliographie
Ch.
13 - Exposé:
Rapport
du pasteur Wilson Ewin sur le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle
Aujourd'hui de la Bible en Français Courant.
Ch.
14 - LA CONFESSION DE FOI de L'Association
des
Églises Baptistes Évangéliques au Québec :
Examinée
sous la loupe des Saintes Écritures, par Alexandre Grondin (texte
écrit avant son apostasie)
Avant-Propos
Cet
ouvrage, malgré sa simplicité, cherche à combler le manque évident
de documentations en langue française sur le danger de la
multiplication des versions modernes de la Bible, et sur la confusion
apparente qui en suit. "La Bible Authentique: Quelle
Version?" provient de différentes sections des livres des grands
champions, défenseurs du Texte Reçu, comme: Edward F. Hills,
Wilbur N. Pickering, Peter S. Ruckman, Bruce Pringle, Barry Burton,
Donald T. Clarke, Cecil J. Carter, et principalement le Dr. David Otis
Fuller dont des portions considérables de son oeuvre excellente "Which
Bible" furent traduites et adaptées à l'histoire de la Bible française.
J'ai ajouté à ceux-ci un certain nombre de suppléments sur les différentes
versions modernes et sur la Critique Textuelle Néologique qui les a
produite.
Le
but de mon travail est de présenter le problème des différentes
versions de la Bible et leurs origines. L'héritage glorieux des Réformateurs
français, la Bible d'Olivetan (1535) dans ses versions Martin et
Ostervvald, sera contrasté avec le passé ombrageux des Bibles modernes
issues de l'érudition d'une Critique Textuelle qui n'est pas sans soupçon.
Des faits qui furent refusés et même dissimulés aux chrétiens
francophones seront mis à jour pour la première fois. Aucun
effort ne sera fait pour amadouer l'érudition humaniste avec ses
fabulations qui s'opposent à l'Inspiration perpétuelle et la Préservation
providentielle des Saintes-Écritures, et qui prétend avoir reconstruit
le texte de la Parole de Dieu à partir de deux anciens manuscrits
reconnus comme les plus défectueux et les plus corrompus, à savoir:
le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus. Contrairement aux
pantins de la Critique Textuelle Néologique, l'auteur n'hésite pas à
déclarer que la Bible Authentique, dans ses versions Martin et
Ostervald, est complètement inspirée de Dieu, inébranlable et
infaillible dans toutes ses parties; et que son texte fur Préservé
providentiellement et uniquement dans le Texte Massorétique Hébreu
pour l'Ancien Testament, et dans le Texte Reçu Grec pour le Nouveau
Testament.
Une
brève histoire de l'Ancien Testament sera présentée, mais l'emphase
sera sur le Nouveau Testament. Ceci est nécessaire parce que
l'authenticité de certains mots, versets et paragraphes est contesté
par les partisans d'Origène et de Westcott et Hort. Cette
pratique impitoyable d'enlever des mots ou des sections complètes dans
la Parole de Dieu, ne peut continuer d'être alloué sans opposition.
Je
salue les vaillants hommes de Dieu qui ont été assez courageux pour
avertit son peuple de la corruption subtile contenue dans les Bibles
modernes qui sont qu'une approximation de la Parole de Dieu. Leurs
labeurs pour la vérité ne sera point sans reconnaissance devant le trône
de Dieu. C'est une joie pour moi d'être de leur nombre et de
"combattre pour la Foi qui a été donnée une fois pour toute
aux saints" (Jude 3).
Puisse
l'étude de l'histoire de la Bible Authentique nous aide à saisir
la présence de Dieu au cours de celle-ci, ainsi que ses interventions
et sa direction salutaire à travers les siècles.
Jean
leDuc
Hull,
Québec, Juillet 1998.
Introduction
Falsification
de la Parole de Dieu
"Car
nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme beaucoup le font; mais
nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, en
Christ" (2 Cor. 2: 17).
Depuis
déjà trop longtemps, le mouvement néo-évangélique, maintient les
chrétiens francophones dans l'ignorance en ce qui concerne la
corruption du texte des Bibles modernes comme la Segond, la Darby, la
TOB, la Jérusalem, la Traduction du Monde Nouveau et la Bible en Français
Courant. Ces parasites textuel, qui rongent le fondement de notre
foi, ont semé l'indifférence sur ce sujet dans les cœurs de chrétiens
sincères.
A
cette heure même, il existe une multitude de versions françaises, et
des nouvelles s'ajoutent continuellement sur les étagères des
librairies évangéliques. Plusieurs croyants sont devenus
perplexes devant cette profusion de versions qui se disent tous basées
sur "les texte originaux", et prétendent tous "favoriser
une meilleure compréhension du texte par un style plus fluide à la
rigueur scientifique et à la précision du vocabulaire". Les
sophismes de ce jargon subtil employé par les Sociétés Bibliques
apostasiées, présentent les produits d'une "érudition
moderne" qui se veut "l'autorité finale"sur la Parole de
Dieu.
Devant
cette profusion de Bibles, le croyant sincère se demande: Quelle
Bible me faut-il employer? Combien de différentes versions me
faut-il pour faire mes études et être assuré de la vérité ?
Me faut-il continuer d'acheter toutes les nouvelles versions, ou en
existe t'il une qui est supérieure ? Pourquoi existe t'il des
différences entre certaines versions, ne suffirait-il pas qu'une seule
Bible soit l'Autorité finale, ou bien Dieu serait-il l'auteur de la
confusion ? Ces questions seront répondu dans les chapitres qui
vont suivre.
Pour
moi, je me repose dans l'assurance que Dieu a sauvegardé sa Parole
intacte et complètement intégrale à travers les siècles, et
continuera à faire ainsi dans les temps à venir. Dieu, n'étant
pas l'auteur de la confusion (1 Cor. 14: 33), nous a préservé par sa
divine providence, une seule Bible inspirée pour le peuple Français
qui est l'Autorité Suprême de notre foi. Ce ne fut jamais son
intention qu'un croyant choisisse pour lui-même la Bible qui lui
convient, tout comme il ne peut choisir de lui-même d'être sauvé.
Et si la préservation des élus dépend de la Souveraineté de Dieu,
nous pouvons être assuré qu'il préserve aussi sa Bible élue; car si
Dieu ne pourrait sauver sa Parole, comment pourrions-nous être assuré
de notre salut. Le Seigneur n'a aucun besoin des tactiques de l'érudition
moderne pour préserver la seule Bible Authentique qu'il nous a désigné,
et qui fut scellé par le sang de millions de chrétiens à travers
l'histoire. Ainsi disait, John Burgon, grand défenseur de la
Bible Authentique, contre les théories erronées de la Critique
Textuelle de Westcott et Hort:
"Il
existe aucune raison pour prétendre que l'Agent Divin, qui premièrement
donna à l'humanité la Parole de la vérité, abdiqua immédiatement
après sa responsabilité, cessa de s'occuper de son oeuvre, et
abandonna ces écrits précieux à un destin incertain... A
travers les siècles, les écrits sacrés devaient être sous le soin
particulier de Dieu. Sous sa directive, l'Église qui les gardait
soigneusement, a sût reconnaître quelles copies furent des textes
fabriqués, et quelles représentèrent le texte intégral transmis de génération
en génération" (Bible Version Manual, par: Donald T. Clarke).
Lorsque
l'intégrité et l'intégralité de la pure Parole de Dieu est menacé,
aucun vrai chrétien ne peut rester indifférent à cet égard.
Demeurer tiède lorsque l'ennemi cherche à fragmenter la fondation de
notre foi est contribuer à son plan insidieux.
L'indifférence
dans la foi est sûrement un des caractéristique des plus dégoûtant.
Le fait qu'elle n'est point toléré par le Seigneur Jésus:
"Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te
vomirai de ma bouche" (Apoc. 3: 16), doit nous préoccuper tous.
A. R. Kayayan, directeur de "Perspectives Réformées",
signale cette indifférence Laodicienne de nos églises françaises, en
nous disant**: "Entre Laodicée et les Églises modernes, les
parallèles sont nombreux et frappants. La majorité de celle-ci,
même lorsqu'elles sont conservatrices, baignent dans les eaux tièdes
de leur affligeante médiocrité. Elles s'accommodent à leur tour
de la culture et de la philosophie ambiante et, à leurs yeux, la synthèse
avec cette culture et cette philosophie n'est plus un scandale. La
grande hérésie de la modernité est devenue le dogme intangible de
nombreuses Églises à la Laodicée de notre temps. Pour s'en défaire,
il faudrait encore des hommes de la trempe des Martin Luther et Jean
Calvin" (Le Dieu Invincible, par: A.R. Kayayan).
C'est
ma prière que ce livre puisse vous faire apprécier d'avantage la seule
Bible Authentique approuvée de Dieu pour les chrétiens francophones:
la Bible d'Olivetan de 1535, la Bible Martin de 1707 dont l'édition de
1855 est encore disponible, et la Bible Ostervald de 1744 dont la
nouvelle édition de 1996 vient d'apparaître. Ces trois versions
sont une seule et même Bible, dont l'initiative de cette oeuvre nous
vient du Synode des Églises Vaudoises dans sa session du 12 Octobre
1532, dans la ville de Chamforans au cœur de la vallée d'Angrogne.
Jean
leDuc
Lac
Cayamant, Québec, octobre 1988
Hull,
Québec, juillet 1998
Chapitre
1
La
Confusion des Versions: Quelle Bible ?
La
Bible seule est l'autorité suprême sur toute question de foi et de
pratique. Ceci est reconnu par toutes les Églises Protestantes,
Évangéliques, Dissidentes et Marginales. Mais de quelle Bible
s'agit-il ? Rien de plus triste en effet, que d'entrer dans une
assemblée et voir qu'on y utilise deux ou trois différentes versions
de la Bible. On a beau porter attention à la prédication, mais
il devient souvent pénible si non impossible de suivre le prédicateur
avec des Bibles dont le texte ne se ressemble point. Pourtant,
aucune Église ne cherche à rectifier la situation. On ne trouve
nul part dans leurs Chartes Doctrinales ou leurs Confessions de Foi, de
stipulations précises sur quelle Bible est authentique, ou quelle est
la plus fidèle. Cette situation déplorable renverse l'autorité
de la Bible pour la remettre entre les mains des érudits comme les Théologiens,
les Pasteurs, ou les savants de la Critique Textuelle.
Lorsqu'un
chrétien compare sa Bible avec une autre et y voit certaines différences,
il demandera à son pasteur la raison de ceci. Celui-ci lui
racontera le conte de fées populaire, conçue pour endormir les
indolents: "Ces mots ou versets ne sont pas contenu dans les
meilleurs et plus anciens manuscrits. Les variantes entre les différentes
versions sont insignifiantes et n'affectent aucune doctrine
essentielles". Ceci est la pratique courante parmi les adhérents
du modernisme. Par de telles déclarations, un pasteur se fait
l'autorité finale sur la Parole de Dieu, s'élevant au-dessus du commun
des fidèles en valorisant son érudition académique. Mais ce qui
est plus important, est qu'il fait de Dieu un menteur et un incompétent
qui est incapable de préserver intégralement sa Parole, et qui doit se
plier aux caprices de gens intellectuels bornés qui s'érigent en maître
sur elle. Pour maintenir leur autorité, les adeptes du modernisme
doivent semer l'indifférence face à la multitude de versions qui
existent. Je cite à l'appui un article du pasteur Jean Flahaut,
contenu dans un périodique de "l'Association des Églises
Baptistes Évangéliques au Canada" (Le Phare, Mars 1976);
et qui s'intitule: "Toutes les Bibles sont-elles bonnes
?":
"J'ai
déjà eu l'occasion de démontrer l'importance de la Bible. Mais
que dire des différentes traductions de la Bible ? En effet,
quand vous regardez la première page d'une Bible, vous trouverez cette
inscription: traduction d'après le texte hébreu (Ancien
Testament) et d'après le texte grec (Nouveau Testament). Il faut
d'abord reconnaître que la plupart des traductions françaises sont
assez bonnes malgré que souvent il est difficile de rendre les pensées
abstraites. Mais allez-vous me dire, y a-t-il une traduction qui
est plus recommandable ? Les traductions protestantes étaient
considérées par le R.P. St. Pierre en 1962 comme "imparfaites,
trompeuses, dangereuses, etc". Aujourd'hui la plupart des théologiens
catholiques acceptent qu'elles sont aussi bonnes que les catholiques.
En français, il y a beaucoup de traductions. Les évangéliques
utilisent généralement la traduction de Louis Segond. Chez les
catholiques de langues françaises nous trouvons la Bible de Jérusalem,
celle du Cardinal Liénart, celle des Moines de Maredsous, celle du
Chanoine Crampon et bien d'autres. Enfin il y a aussi la T.O.B. ou
bible oecuménique. La Bible de Louis Segond est nettement la plus
avantageuse. C'est celle qui se vend le meilleur marché, enfin
elle a un système de références qui est très utile quand une
personne veut faire une étude approfondie. Si vous tenez
absolument à acheter une traduction catholique, celle du Chanoine
Crampon demeure nettement la meilleure pour la qualité que pour le
prix. Par contre, j'ai certaines réserves à faire pour plusieurs
traductions comme la Bible de Jérusalem, celle du Cardinal Liénart et
surtout la T.O.B... En conclusion, si vous le pouvez,
procurez-vous une Bible Segond ou Crampon. Mais de toute façon,
lisez la Bible car elle seule vous montrera le moyen d'être sûr de
votre salut (1 Jean 5: 13)".
L'instabilité
du choix d'une Bible dans cet article représente très bien "la tiédeur
de l'Église de Laodicée": "Ainsi, parce que tu es tiède,
ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche" (Apoc. 3: 16).
Certains éléments essentiels sont à remarquer dans cet article.
Premièrement, il ne spécifie point quel sont les Textes Originaux Hébreu
et Grec. Deuxièmement, le choix d'une Bible est basé sur la
traduction de son texte et non sur son intégrité et son intégralité.
Or un texte fautif peut avoir une très bonne traduction dans un langage
courant et fluent, mais il demeure quand même faux et porte à
l'erreur. Une mensonge enveloppé de satin et de velours demeure
un mensonge. Troisièmement, cet article conduit à une
association entre fidèles et infidèles, entre chrétiens et
catholiques, ce qui est condamné par la Parole de Dieu: "Ne
vous mettez pas sous un même joug avec les infidèles; car qu'y a-t-il
de commun entre la justice et l'iniquité ? et quelle union y
a-t-il entre la lumière et les ténèbres ?... Et quel rapport
entre le temple de Dieu et les idoles" (2 Cor. 6: 14-16).
Quatrièmement, les Bibles Martin et Ostervald ne sont même pas
mentionné dans cet article. Mais ceci n'est pas surprenant, car
le modernisme libéral n'a aucune considération pour la Bible des Réformateurs
français, des Huguenots, et des chrétiens fidèles de nos jours; car
son texte intègre et intégral s'oppose à celui des Bibles modernes
comme celles de Segond et Crampon.
Un
article intéressant parût dans le journal "Le Droit",
le 24 Février, 1990: "La Bible, best-seller incontesté au
palmarès de la littérature mondiale, est traduite à ce jour, en
partie ou dans sa totalité, en 1,928 langues, 21 traductions étant
venues s'ajouter aux précédentes en 1989, selon un rapport récemment
publié par l'Alliance Biblique Universelle... En théorie, ce
sont ainsi 80% de la population mondiale qui ont désormais accès à la
Bible dans une langue qu'ils peuvent parler ou comprendre, selon l'A.B.U.".
Nous
pourrions applaudir une telle entreprise, mais malgré les efforts
vaillants de certains traducteurs, dont quelques-uns y ont laissé leur
vie; il en advient que leurs traductions sont basées, dans le Nouveau
Testament, sur les textes Grec les plus défectueux et les plus pollués,
à savoir: le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus, et le Codex
Alexandrinus; qu'on prétend être les meilleurs à cause qu'ils sont
considéré les plus anciens. Je reviendrai plus tard sur cette
logique subtile et subversive.
Malgré
cette abondance, très peu sont conscient que les Bibles ne sont pas
tous pareilles, quoique certains persistent à prétendre le contraire.
Qu'il existe des différences majeures entre les différentes Bibles est
indéniable. Je cite comme exemple le verset de Luc 4: 4:
"Jésus
lui répondit: L'homme ne vivra pas de pain seulement".
Ce
verset apparaît ainsi dans les Bibles Protestantes de Segond et
Synodale, dans les Bibles Oecuméniques de T.O.B. et la Bible en Français
Courant, dans la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah,
ainsi que dans les Bibles Catholiques de Jérusalem, de Maredsous, de
Crampon, etc...
"Et
Jésus lui répondit en disant: Il est écrit que
l'homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute Parole de
Dieu"
Cette
lecture se trouve dans la Bible Martin et la Bible Ostervald des Réformateurs
français, ainsi que dans la nouvelle Bible de l'Épée, édition de
l'an 2000 et 2003. Les mots soulignés manquent dans les Bibles
modernes basées sur les textes défectueux de la Critique Textuelle Néologique.
Ainsi, avec la Bible Authentique, ont se nourri "de toute Parole de
Dieu", et non d'un repas incomplet comme nous offrent les Bibles
modernes dénaturées que nous venons de voir.
Cette
multiplication de Bibles modernes n'est pas sans problèmes. Ainsi
nous dit Bruce Pringle (The Word of God in English): "Le résultat
est un mélange confus de Bibles qui portent à la désorientation sur
qu'elle Bible est l'Autorité finale. Une des question dès plus
importantes dont fait face le chrétien d'aujourd'hui est celle-ci:
Dieu est-il l'Auteur d'une seule Bible dans la langue française, ou
a-t-il autorisé une multitude de versions pour devenir l'Auteur de la
confusion ? Puisque tellement dépend de la réponse à cette
question, il est important que nous soyons conscient du fond de cette
histoire; car plusieurs fausses doctrines ont déjà pénétré dans les
églises et institutions d'enseignements chrétien. Depuis un
certain temps, la grande majorité des chrétiens furent dirigé à
croire que les nouvelles version de la Bible qui inondent le marché,
sont simplement des révisions qui modernisent la Parole de Dieu dans un
langage plus courant, pour qu'elle soit mieux comprise. Nous
sommes dit que ces version modernes sont tous basées sur les Textes
Originaux, et que les modifications apparemment mineures qui furent
faites dans le texte, sont dans l'intérêt d'une présentation plus précise
basée sur les plus anciennes autorités, et sur de nouvelles évidences
qui constituent un meilleur produit que les Réformateurs possédaient.
Si tel serait le cas, ce livre ne serait pas nécessaire.
Toutefois, rien n'est plus loin de la vérité, car les changements
doctrinaux contenus dans les nouvelles version sont loin d'être
mineurs, ni sont-ils basés sur de saines évidences scripturaires''.
Quoique
n'ayant prit aucune position finale sur qu'elle Bible est l'Autorité
Suprême, le pasteur Kayayan (Croire pour Comprendre) nous donne
néanmoins une mise en garde sur la prolifération des Bibles modernes:
''J'aimerais
ouvrir une parenthèse concernant les versions de la Bible, plus
particulièrement sur certaines versions récentes. En effet,
depuis peu, le marché est inondé de traduction, de versions, de
paraphrases, de Bibles annotées, de Bibles illustrées et d'autres séduisants
imprimés qui, loin à mon avis la confusion qui règne actuellement au
sujet de la Bible... J'avoue que je m'inquiète de cette prolifération
de Bibles, qui me rappellent les valises à double-fond des fraudeurs
passant par les douanes ! Je n'insisterai pas longuement sur
l'inutilité des paraphrases dites vivantes ou modernes de la Bible.
Rien de plus dangereux pour la Parole de Dieu que celles-ci. Des
versions modernes dans toutes les langues, comportent des notes théologiques
et dogmatiques propres à obscurcir le sensde la Bible et à égarer le
lecteur. J'en connais une qui vient d'être traduite de l'anglais
en français (la Bible Scofield), et qui remporte un effarant succes de
librairie. Je dirai à son sujet que ses notes marginales ne sont
rien moins qu'une cinquième colonne théologique introduite dans
la Bible et capable de désintégrer tout l'Évangile... Je ne
saurai mettre assez en garde mes lecteurs contre les abus des versions
truquées et des paraphrases ingénieuses qui altèrent totalement les
sens de la Bible sous prétexte d'en rendre l'interprétation aisée et
la lecture moins rebutante''.
Ainsi,
malgré toutes les différentes Bibles qui existent, nous avons en réalité
que deux seules Bibles: celle qui est Authentique dont le Nouveau
Testament est basé sur le texte grec des Réformateurs, communément
appelé "le Texte Reçu", "Texte Majoritaire" ou
"Texte Byzantin"; et celle dont le Nouveau Testament est basé
sur le texte grec des deux plus grands apostasiés de la Critique
Textuelle, Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, communément appelé
"le Texte Minoritaire" ou "Texte Néologique".
Ce texte frauduleux de Westcott et Hort qui est devenu la base de toute
les Bibles modernes est le même que "le Texte de Nestlé" et
"le Texte de Aland". Ces choses furent prévues d'avance
par le Dr. James Orr (The Bible under trail, 1900):
"Le jour vient où nous serons en présence de deux Bibles:
la Bible du fidèle et la Bible du savant. Il serait facile de
multiplier les citations à ce propos, mais ceci est présentement
suffisant pour montrer la gravité de cas qui confronte l'Église".
Versions
populaires et leur Texte Grec
Tout
croyant est en droit d'avoir une version fidèle de la Bible
Authentique, basée sur les Textes Originaux compilés dans le Texte
Massorétique Hébreu et dans le Texte Reçu Grec. Mais dû à
l'influence du modernisme, le chrétien français va choisir la version
qui convient à ses besoins, ou va opter pour la version utilisée dans
son église sans question demandé. Ne réalisant pas que le
modernisme encourage des versions tendancieuses et défectueuses, le chrétien
non-informé fera son choix de celles-ci :
Les
Bibles dites Protestantes:
La
Bible de Segond: Cette version est assurément celle qui est la
plus populaire. Daniel Lortsh, dans son "Histoire de la
Bible française", mise à jour par J.M. Nicole qui n'a
regrettablement pas inclue la section la plus importante de l'original,
nous dit: "De toutes nos versions protestantes, a écrit M.
le pasteur Koenig, Segond reste encore le chef, malgré de nombreuse, de
trop nombreuses faiblesses de traductions et surtout des amollissements
du texte. Quelques réserves que l'on ait à faire sur cette
version, qui a certainement une tendance à affaiblir l'original, et à
laquelle manque la saveur du langage des vieilles versions, on doit
reconnaître qu'elle a ouvert une ère nouvelle dans l'histoire des
versions françaises". Un fait intéressant apporté par M.
Lortsh, nous indique que la Bible Catholique de l'abbé Crampon, est la
même que celle de Segond: "Segond a été beaucoup été
utilisé et même reproduit par l'abbé Crampon". Louis
Segond acheva sa traduction de l'Ancien Testament Hébreu en 1874 et
celle du Nouveau Testament Grec en 1880. Puis son texte fut entièrement
revu en 1910 par une commission d'experts. Mais quel fut le Texte
Grec employé par Segond dans sa traduction du Nouveau Testament ?
Daniel Lortsch nous dit que le Nouveau Testament d'Arnaud, un ennemi du
Texte Reçu Grec, est celui qui fut ajouté avec l'Ancien Testament de
Segond dans sa Bible qui parue précisément en 1880: "Arnaud
rompit en même temps que Rilliet avec le Texte Reçu... Rilliet
traduisit sur le texte du Vaticanus... La traduction d'Arnaud fut
réimprimée en 1880 avec l'Ancien Testament de Segond. Arnaud,
dit M. Stapfer, fut le premier en France, à secouer le joug d'Ostervald".
Il n'y a donc plus aucun doute en ce qui concerne l'identité du Texte
Grec qui est à la base du Nouveau Testament de Segond: le texte
du Vaticanus, hostile au Texte Reçu des Réformateurs, et traduit en
français dans le but de renverser la Bible Ostervald. En 1881,
lors du Comité de Révision en Angleterre, l'université d'Oxford
adopta la Bible Segond pour la distribuer. Cette université fut
à la base du mouvement du Tractarianisme qui, sous la direction du
Cardinal Newman, préconisait un rapprochement avec le catholicisme
romain. Dans le but d'unir l'Église Anglicane à l'Église
Catholique Romaine, Newman devait enlever "la pierre
angulaire" des chrétiens protestants, c'est à dire la Bible des Réformateurs
basée sur le Texte Reçu Grec que Rome déteste et a en aversion, tout
simplement parce que cette Bible était devenue pour eux "une
pierre d'achoppement et un rocher de scandale" (1 Pierre 2: 6-8).
Sous la directive des Jésuites, Newman organisa un Comité de Révision
(1875-1881) qui oeuvrait dans le plus grand secret afin de créer une
nouvelle Bible qui remplacerait la célèbre King-James anglaise, qu'ils
prétendirent de réviser, ainsi que celle des Réformateurs français
qu'ils avaient hérité des Vaudois. Ceci fut ainsi, car la
King-James et l'Ostervald ont un même texte à leur base; il était
donc nécessaire pour ce Comité sinueux de supplanter ces versions fidèles.
La "Revised Standar Version" devint la Bible courante parmi
les anglais, et celle de "Segond" devint la version adoptée
par les français. Ce fut un coup de maître digne des plus grands
illusionnistes. Le plan du Vatican réussit à merveille, il fit
remplacer la Parole de Dieu par des versions adultérées et sema ainsi
la confusion dans l'esprit des chrétiens authentiques.
La
Bible Darby: Cette version, rédigée par le faux prophète John
Nelson Darby, se vante dans sa Préface d'avoir
abandonné le Texte Reçu des Réformateurs dès sa première édition
du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles
de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Elle
affirme que son Nouveau Testament est basé sur "la découverte de
nombreux manuscrits, dont plusieurs fort anciens"; et elle se moque
"des personnes qui craignaient que la foi ne fût ébranlée"
par sa traîtrise, accusant même subtilement les Réformateurs
"d'incurie et de présomption". Les manuscrits les plus
anciens, dont elle parle dans sa Préface, correspondent principalement
au Codex Sinaiticus découvert par A.F.C. Tishendorf dans les ordures du
Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859,
correspondant précisément à la date que les traducteurs de la Darby
ont abandonné le Texte Reçu pour se prostituer à des manuscrits défectueux
et corrompus.
Les
Bibles Oecuméniques:
La
Bible T.O.B.: Celle-ci affirme dans sa "Présentation"
être le projet d'une collaboration oecuménique entre les sociétés
bibliques Protestantes et Catholique. Ce projet, il nous est dit,
est supporté par les décrets du dernier Concile du Vatican, où il est
aussi mentionné que le Texte Grec de son Nouveau Testament est celui de
"Nestlé et Aland", c'est à dire le Texte Minoritaire de
Westcott et Hort qu'ils compilèrent à partir du Codex Vaticanus et le
Codex Sinaiticus.
La
Bible en Français Courant: Cette version a été présentée aux
diverses autorités religieuses de France dans une cérémonie
solennelle en Décembre 1982. Son Nouveau Testament "Bonne
Nouvelle" a vu le jour en 1971, et reçu son approbation du
Cardinal Richard Cushing, Archevêque de Boston. Aucune Bible
n'est plus dangereuse. Le pasteur, Wilson Ewin, anciennement de l'Église
Baptiste de Lennoxville au Québec, a ceci à nous dire à propos du
Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" de la Bible en Français
Courant: "Le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" est
un acte de rébellion contre la vérité de la Parole de Dieu. Au
lieu d'une traduction "d'après le texte grec", comme prétendent
ses rédacteurs, le livre ignore le texte grec d'une manière flagrante
et audacieuse. La prétention que ce Nouveau Testament a été
fait à partir du texte original grec est un mensonge monstrueux !
Bonne Nouvelle Aujourd'hui est plutôt une fabrication d'hommes qui ont
abandonné l'amour de la vérité. Ils ont changé la vérité de
Dieu en mensonge, et ce fait indique le vrai rédacteur qui dirige leurs
cœurs: voir Jean 8: 44".
Les
Bibles Catholiques:
La
Bible de Jérusalem: Cette version suit le travail de la Critique
Textuelle dans son Nouveau Testament. Dans son
"Avertissement", il est écrit: "Les traductions
ont été faites sur les Textes Originaux, établis par un travail
critique. Pour le détail de la critique textuelle, on se
reportera à l'édition en volumes séparés. Dans celle-ci, on
s'est contenté de signaler en notes les variantes les plus importantes,
spécialement lorsque la traduction... s'éloigne notablement du
texte reçu". Quoique la Vulgate Latine de Jérôme est la
Bible officielle de l'Église Catholique, les versions qu'elle a
produite dont le Nouveau Testament provient d'un texte grec, sont tous
basées sur le Texte Minoritaire de Westcott et Hort, de Nestlé, et de
Kurt Aland. Rome n'a aucune objection à ceci, car le Texte
Minoritaire ou Texte Néologique a pour base le Codex Vaticanus tout
comme la Vulgate de Jérôme.
La
Bible des Témoins de Jéhovah:
Traduction
du Monde Nouveau: La majorité diront: "Voici une Bible
dont nous savons que le texte fut altéré et dont nous ne pouvons avoir
aucune confiance". Toutefois, J.M. Nicole (Précis
d'Histoire de l'Église), grandement estimé au sein du
Protestantisme, affirme le contraire: "Dans l'ensemble, la
traduction est très littérale. Il semble qu'on ait pu dresser
une liste de 64 passages où cette version était plus fidèle à
l'original que n'importe quelle autre". Valoriser une telle
version est le comble de la folie. Les Témoins obtiennent leur
appui de cette Bible pour rejeter la divinité de Jésus-Christ.
Mais ce qui n'est point connu de la majorité des chrétiens, est que
cette Bible est basée sur les mêmes textes que les versions les plus
populaires, comme la Segond et les Bibles Catholiques. Ce qui suit
est tiré de la Préface de leur traduction anglaise: "Le
texte grec que nous avons utilisé comme base de notre "Traduction
du Monde Nouveau" est le texte reconnu de Wescott et Hort (1881),
à cause de son excellence. Nous avons aussi pris en considération
d'autres textes incluant celui préparé par Nestlé (une révision de
W. H.) et celui compilé par le savant Jésuite, Jose Maria; ainsi que
celui de A. Merk, un autre savant Jésuites".
Il
n'y a aucun doute que toutes les Bibles modernes sont reliées ensemble
par le texte grec qu'elles utilisent comme base de leur traduction du
Nouveau Testament, et qui est nommé faussement par les apostasiés,
"le Texte Original". Il est vrai que ce texte de la
Critique Textuelle est l'original de leurs traductions; mais il n'est sûrement
pas le Texte Original des Apôtres qui nous fut préservé, comme ils
laissent entendre subtilement. Ce texte corrompu est celui du
Comité de Révision de 1881, compilé par Westcott et Hort. Il
subi lui-même quelques révisions ou plutôt recensions:
Le
Texte de Nestlé: Ce texte du professeur Eberhard Nestlé fut
publié en 1898. Sa "Préface" nous dit: "Ce
texte est le résultat de la collation de trois des principales
recensions du Nouveau Testament Grec qui apparurent vers la fin du
19" siècle: 1) celle de Tischendorf, "Editio Octava"
1869-72; 2) celle de Westcott et Hort, 1881; 3) celle de
Bernard Weiss, 1894-1900".
Le
Texte de Aland: Ce texte de Kurt Aland, Matthew Black, Carlo M.
Martini, Bruce Metzger et Allen Wikgreen, est un texte international et
inter-dénominationnel selon sa "Préface" qui nous dit en
plus: "Le Comité a fait son travail... sur la base de
l'édition du Nouveau Testament Grec de Westcott et Hort. Une
comparaison fut faite avec le texte d'autres éditions, incluant celle
de Nestlé...". Les membres de ce Comité montrent leur vrai
couleur dans la "Préface" de la deuxième édition (1968):
"Pour la deuxième édition et toutes celles qui vont suivre, le
comité fut élargie par l'addition de Carlo M. Martini de l'Institue
Biblique Pontificale de Rome". Il n'y a aucun dote que ce
Comité s'est prostitué aux principes insidieux du Catholicisme pour
produire des Bibles polluées.
Le
Texte Éclectique: Selon Cecil J. Carter (The Thinking,
Theories, and Theology of Drs. Westcott and Hort): "Les
théories de Westcott et Hort étant discrédité de plus en plus, les
Sociétés Bibliques cherchent à s'en dissocier dans un effort frénétique,
en adoptant une nouvelle méthode de Critique Textuelle, la méthode du
Texte Éclectique. Mais les Commissions de Traducteurs modernes,
ne peuvent échapper au fléau de l'influence de Westcott et Hort et se
lamentent sous le poids de l'admiration de Hort pour deux manuscrits étranges
et suspects, le Vaticanus et le Sinaiticus. Ainsi est apparu ce
qui semble être un nouveau texte grec, le Texte Éclectique. Le
Dictionnaire Larousse nous donne ces définitions: "Éclectique-
Qui adopte ce qui lui paraît bon dans un ensemble d'idées,
d'opinions; Éclectisme- Méthode utilisée par certains
philosophes qui choisirent dans différents systèmes ce qui leur
paraît le meilleur pour en faire un nouveau système".
Il est important de remarquer que cette méthode est centré sur le
choix de l'homme et non sur la direction du Saint-Esprit. Cette méthode
est celle qui fut employé par le serpent dans le Jardin d'Eden:
"Dieu a-t-il réellement dit ?" (Gen. 3: 1). Wilbur N.
Pickering (The Identity of the New Testament Text) nous dit
comment fonctionne cette méthode diabolique vénérée par les apostasiés
de la Critique Textuelle qui prétendent restaurer la Parole de Dieu:
"Le traducteur suit deux règles: 1) Il choisi la lecture
qui, selon lui, s'accorde avec le contexte; 2) Il choisi la
lecture qui explique l'origine des autres lectures... En plus de
ces règles, il utilise ces deux principes: les Probabilités Intrinsèques
et les probabilités de Transcriptions de Hort. L'Éclectisme
surgit de la théorie de la Critique Textuelle de Westcott et
Hort. Dans son faux raisonnement, cette méthode ignore les plus
que 5,000 manuscrits qui existent, sans mentionner les écrits des Pères
et les évidences contenues dans les anciennes versions". La
méthode Éclectique du "libre choix" des lectures contenues
dans les plus anciens manuscrits compilés dans le Texte Grec de
Westcott et Hort, et utilisé par Nestlé et Aland; est un élément
dangereux qui ouvre les portes à la prolifération de textes grecs
modernes, ajoutant au problème déjà existant de la multiplication de
versions qui affirment tous représenter les Textes Originaux.
Les
Manuscrits de la Critique Textuelle Néologique:
Plus
de 6,000 manuscrits grecs du Nouveau Testament existent en entier ou en
morceaux, sans conter les 8,000 que nous avons en Latin. Les
apostasiés prétendent que "les meilleurs et les plus valables
remontent vers l'an 350 environ" (The Book and the Parchments,
par: F.F. Bruce), les deux plus importants pour eux étant:
le Codex Vaticanus, qui forme le principal trésor de la Bibliothèque
du Vatican à Rome, et le fameux Codex Sinaiticus qui est maintenant
l'ornement principal du British Museum. Nous retrouvons aussi à
ce même Musée, le Codex Alexandrinus, dont l'influence joue un rôle
aussi important que les deux premiers. Ceux-ci représentent
seulement que 5% de tous les manuscrits qui existent, d'où nous avons
le nom de Texte Minoritaire pour le texte grec qui fut compilé d'eux.
Défectueux et corrompus, ils furent rejeté d'Érasme de Rotterdam, des
Réformateurs, et des traducteurs de la King-James. Écrits en
Grec sur des parchemins en peau de mouton, d'âne ou de chèvre, ces
Codex (ou livres) sont en lettres onciales (capitales).
Le
Codex Vaticanus: Ce Codex consiste de 759 pages de 10" x
10"1/2, chacune contenant trois colonnes d'environ 41 lignes
chaque. Les hypocrites et menteurs du modernisme prétendent qu'il
contient la Bible complète, mais la vérité est autrement.
Plusieurs sections y manquent: presque toute la Genèse de 1: 1 à
45: 28; Psaumes 106 à 138; certaines parties de 1 Samuel, 1 Roi et Néhémie;
Matthieu 16: 2, 3; Marc 16: 9-20 où est contenu un espace libre qui
indique que ces versets furent enlevés; Romain 16: 24; les épîtres au
complet de 1 et 2 Timothée ainsi que celle de Tite; Hébreux 9: 15 à
13: 25; et tout l'Apocalypse. Dans les Évangiles, le Vaticanus ou
Codex "B", enlève des mots et des passages en entier environ
1,491 fois. Sur chacune de ses pages il porte les traces de négligences
de transcription. Ce Codex dénaturé diffère du Texte Reçu dans
les particularités suivantes: Il omet environ 2,877 mots; ajoute
536 mots; substitue 935 mots; transpose 2,098 mots; et modifie 1,132
mots; pour un total de 7,578 divergences verbales (True or False,
par: David Otis Fuller). Ce texte, convenablement disséqué,
est celui que les érudits comme Westcott et Hort, Tregelles, Tichendorf
et Lachman; ainsi que leurs pantins comme F.F. Bruce, D.A. Carson, René
Pache et André Lamorte; nomment comme étant "le meilleur
texte", "le texte le plus parfaitement préservé",
"un texte remarquablement pur" (The Word of God in English,
par: Bruce Pringle). Nous savons de Bruce Pringle "qu'en
1669, une collation de ce manuscrit, qui se trouvait à Rome, fut faite
par Bartolocci, mais ne fut pas publié avant 1819. Napoléon
amena ce manuscrit à Paris comme prix de sa victoire, où il demeura
jusqu'en 1815 avant d'être retourné à la librairie du Vatican.
Après son retour à Rome, nous n'entendons plus parler de ce manuscrit
avant 1845, lorsque le Dr. Tregelles, armé d'une lettre du Cardinal
Wiseman, se rendit à Rome avec l'intention d'examiner ce Codex obscur.
Il réussit à le voir après plusieurs problèmes suspects. Deux
prélats furent désigné pour le surveiller. Ils ne lui permirent
point d'ouvrir le livre avant d'avoir fouillé ses poches, et lui
enlever l'encre et le papier qu'il avait pour prendre des notes.
Toute étude prolongée sur certains passages lui fut interdit, et ils
lui enlevèrent le livre lorsqu'il portait trop attention à certains
textes. En 1867, Constantin Tischendorf, entreprit une étude de
ce même Codex avec la permission du Cardinal Antonelli. Il avait
presque terminé trois Évangiles, lorsque ses efforts de transcriptions
furent découverts. Le livre lui fut immédiatement enlevé et son
accès interdit. La permission lui fut restaurée par
l'intervention du Cardinal Varcellone, mais seulement pour quelques
heures. En tout, Tischendorf eut accès à ce manuscrit pour une période
de 42 heures, et seulement trois heures à la fois, dans lesquelles il
étudia principalement les Évangiles. Malgré cela, il eut
l'audace d'affirmer: "J'ai réussi à préparer le Nouveau
Testament au complet pour une nouvelle édition entièrement fidèle,
afin d'obtenir tous les résultats désirés". Il est peu
probable qu'une édition fidèle fut obtenue en si peu de temps, considérant
les difficultés qu'un tel texte présente. Il semblerait que
l'enthousiasme de Tischendorf surmonta sa raison, comme ce fut le cas
dans sa découverte du Codex Sinaiticus. A part de ces
observations rapides et superficielles, la majorité des savants
Protestants durent se satisfaire avec l'édition Catholique Romaine qui
fut imprimée en 1868, ou avec les photos relâchées par le Vatican en
1889".
Le
Codes Vaticanus date du 4" siècle et fut écrit probablement entre
325 et 350. Son texte s'accorde avec celui de Hésychius d'Égypte
et est supporté par plusieurs citations d'Origène et de Cyrille
d'Alexandrie. Originalement, il faisait partie, avec le Codex
Sinaiticus, des 50 Bibles Oecuméniques que l'Empereur Constantin
ordonna à Eusèbe de Césarée de préparer pour les églises de
Constantinople. Lorsque Constantin, Souverain Pontife des Mystères
Chaldéens et adorateur de Mithra, déménagea le siège de son empire
à Constantinople en l'an 330, Eusèbe de Césarée fut choisi comme
chefs de ses conseillers spirituels. Nommé le Père de l'Histoire
Ecclésiastique, Eusèbe fut un ami intime de Pamphile, disciple d'Origène;
et à l'exception de ce dernier, il fut l'écrivain le plus volumineux
de l'antiquité. Il hérita de Pamphile la librairie d'Origène et
devint en charge de l'école de Césarée fondée par celui-ci.
Eusèbe prépara les 50 Bibles ordonnée par Constantin à partir de la
5" colonne de l'Hexapla d'Origène, c'est à dire "la
Septante" d'où nous trouvons ici la vrai origine. Jay P.
Green (Interlinear Greek-English New Testament) mentionne que
"Pamphile et Eusèbe faussèrent des manuscrits de la Parole de
Dieu, et les présentèrent comme des copies exactes des Textes
Originaux". Nous savons, en effet, que Pamphile et Eusèbe
s'unirent pour venger la mémoire du célèbre Origène, responsable
d'avoir donner une direction aux forces de l'apostasie. Nous
savons aussi que des lectures du Codex Vaticanus furent proposées à Érasme
de Rotterdam et qu'il les ignora parce qu'il les considérait comme des
falsifications de la Parole de Dieu, et adhéra aux texte des manuscrits
Byzantins pour formuler son Texte Reçu Grec ou Texte Majoritaire.
Le
Codex Sinaiticus: Nous retrouvons une des plus grandes
abominations du modernisme dans "Le Phare" de Décembre
1976, où il est déclaré: "le Codex Sinaiticus et le Codex
Vaticanus sont considérés comme les autorités majeures en matière
de textes bibliques et, quand ils concordent, exégètes et éditeurs
s'inclinent". Ce périodique Baptiste du Québec reflète très
bien la mentalité du Néo-Évangélisme qui empoisonne la Foi des chrétiens
francophones de nos jours. Le Codex Sinaiticus fut découvert en
partie au mois de Mai 1844, par A.F.C. Tischendorf, dans les ordures
destinées à être brûlé du Monastère Sainte-Catherine, situé aux
pieds du mont Sinai. Il y trouva 43 feuilles d'un manuscrit très
ancien, les autres fragments avaient déjà été brûlés. Il
publia cette fraction de manuscrit sous le titre: Codex Frédéric-Auguste,
à l'honneur de son souverain le roi de Saxe. Il retourna au
monastère en 1859 et fut remis par le gardien un manuscrit de la
Septante qui contenait d'autres parties de l'Ancien Testament et
du Nouveau Testament. Une nouvelle découverte fut faite à ce même
monastère en 1976-78 dont nous avons très peu de nouvelles. Le
texte du Sinaiticus témoigne de dix tentatives de révisions ou de
corrections. Le Dr. Scrivener, un savant biblique compétent,
publia en 1864 un document sur la collation de ce Codex avec des notes
très intéressantes. Il affirme que cet ancien manuscrit du
4" siècle "est entièrement couvert d'altérations de nature
à corriger le texte, dont la grande partie se rapporte au 6" et
7" siècle; et que celles-ci furent faites par dix différents réviseurs
(True or False, par: David Otis Fuller). De ces faits, nous
dit le Dr. Fuller, "nous savons que l'impureté du contenu entier
du Codex Sinaiticus fut reconnue par les scribes qui tentèrent de le
corriger, et ceci depuis son origine jusqu'à ce qu'il soit rejeté et
considéré complètement inutile". Le fait que les moines du
monastère de Sainte-Catherine utilisèrent des sections de ce manuscrit
pour allumer leur feu, nous indique clairement qu'ils étaient conscient
de sa corruption et de son inutilité. Ceci nous indique que
Tischendorf s'est fait avoir par ces moines rusés pour la jolie somme
de 9,000 roubles, le prix le plus élevé qui ait jamais été payé
pour un manuscrit. Ainsi ce vieux proverbes anglais s'avère être
vrai: "There's a sucker born every minute". Les
adhérents du modernisme, savants, exégètes, pasteurs et éditeurs
s'inclinent donc devant une duperie.
Il
manque dans le texte de ce Codex corrompu Genèse 23: 19-24 ainsi que le
chapitre 46; Nombres 5: 27 et 7: 20; 1 Chronique 9: 27 et 19: 17; tout
le livre de l'Exode et celui de Josué; 1 et 2 Samuel; 1 et 2 Rois; le
livre des Juges; Ézéchiel, Daniel, Osée, Amos, Michée; Matthieu 16:
2, 3; Marc 16: 9-20 où il contient un espace pour ces versets, tout
comme dans le Vaticanus; Jean 5: 4 et 8: 1-11; Actes 8: 37; Romains 16:
9-20; 1 Jean 5: 7; et une douzaine d'autres versets. Lorsqu'il est
comparé au Texte Reçu, nous y trouvons 9,000 altérations.
Alexandre Souter (The Text and Canon of the New Testament) nous
fait remarquer que le Codex Sinaiticus contient une particularité intéressante,
une inscription qui nous indique son origine comme étant la même que
celle du Vaticanus: "Reproduit et corrigé selon l'Hexapla
d'Origène. Antoine a fait la comparaison et moi Pamphile la
correction". Ceci ne laisse aucun doute que ce Codex est une
reproduction de la Septante d'Origène. Nous savons en plus, selon
Souter, que Jérôme, le traducteur de la Vulgate Latine, avait une
copie de ce manuscrit corrompu en sa possession et l'utilisa
amplement dans sa traduction pour pervertir le texte de l'ancienne
Version Italique ou Vestus Itala.
Origène
Adamantius (185-254), nommé simplement Origène, fut un disciple de Clément
d'Alexandrie. Bruce Pringle nous fait remarquer que "Clément
fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des enseignements
hérétiques. Il déclara ne vouloir transmettre aucun
enseignement chrétien, sans premièrement l'envelopper de préceptes
philosophiques. Il enseigna qu'il n'y a aucun ciel, aucun enfer,
aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés par le sang de
Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu. En dépit de
la nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école
comme -le Centre de l'Éducation Chrétienne". Démétrius,
évêque d'Alexandrie, confia la direction de cette école à Origène
qui n'avait que 18 ans, mais qui déjà fut considéré génie et
philosophe. David Otis Fuller (Which Bible) nous dit:
"Lorsqu'il s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus
que tous les autres pour former et donner une direction aux forces de
l'apostasie à travers les siècles". Origène est reconnu
pour avoir modifié et pollué les textes de la Bible, particulièrement
ceux du Nouveau Testament. Il agissait ainsi sous prétexte de rétablir
le texte qui, selon lui, aurait contenu des supposées erreurs de
transcriptions; tout comme font les apostasiés de la Critique Textuelle
Néologique qui suivent dans ses pas. Origène fut essentiellement
l'ennemi le plus dangereux du Christianisme. Il empoisonna la
Source de l'eau de vie en altérant, retranchant, et ajoutant dans la
Parole de Dieu ce qui lui plaisait. Il sema ainsi la confusion
afin d'établir l'autorité du texte de la Septante dont il est
l'auteur.
L'œuvre
la plus remarquable d'Origène fut son Hexapla, ou Bible à six
colonnes. La première contenait un texte Hébreu qui, selon le
Rev. James Townley, D.D. (Townley's Biblical Literature, Vol.1, 1842),
aurait inclus la Pentateuque Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien
Testament qui disparut pour réapparaître au 17" siècle. La
deuxième contenait une translittération grecque de ce texte Hébreu.
La troisième fut la version grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128).
Celui-ci avait été excommunié pour avoir pratiqué la magie et
l'astrologie. Il fut admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux
versions grecques des Écritures qu'il modifia afin qu'elles soient plus
acceptables pour les Ébionites. La quatrième fut la version
grecque de Symmachus (160-211), un érudit Samaritain qui devint un Ébionite
et un Gnostique. Il fit une traduction grecque des Écritures de
l'Ancien et du Nouveau Testament qui fut grandement estimée par les Pères
apostoliques, et utilisée dans les communautés Ébionites. Il
rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui mentionnent le
Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien Testament qui
concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans la chair.
La cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même nommé
"la Septante" qui contenait l'Ancien et le Nouveau Testament.
Les apostasiés modernes prétendent que ce fut seulement une copie de
la Septante qu'Origène restaura à partir d'un texte qui, selon eux,
daterait vers l'an 285 avant Jésus-Christ. Mais il n'existe
aucune évidence que ce texte mythologique existait avant l'Hexapla
d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la Septante avant le 9"
siècle. Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le Dr. R.H.
Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament),
que la célèbre "lettre d'Aristéas", à laquelle se réfèrent
les apostasiés pour attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure
à l'Hexapla, n'est qu'une forgerie. Il est tout probable qu'elle
fut forgée par Origène lui-même et interpolée dans les oeuvres de
Philo et de Joséphus. La sixième fut la version grecque de Théodote
(140-190). Celui-ci avait renié Christ durant les persécutions,
et prétendait n'avoir pas renié Dieu. Tout comme Clément
d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé une
"Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de
Dieu, nommé la Diatessaron. Il devint un Marcionite puis
finalement un Ébionites. Dans sa traduction, il altéra le texte
en ajoutant et retranchant des mots et des passages, afin de le rendre
plus conforme aux principes des Ébionites.
Il
n'y a aucun doute que l'Hexapla d'Origène est la source même de
l'apostasie et de la corruption des Écritures, et la base de toutes les
versions modernes qui ne suivent point le Texte Reçu Grec. Origène
est tellement vénéré par nos savants, théologiens et pasteurs
aveugles, qu'ils conduisent des millions de chrétiens sur le bord de
l'abîme. Nous en avons un exemple dans le livre d'un adhérent du
modernisme, J.M. Nicole, qui dit dans son "Précis d'Histoire de l'Église":
"Des foules venaient l'entendre (Origène), non seulement parmi les
catéchumènes, mais parmi les chrétiens et aussi les païens.
Beaucoup se convertissaient (?)... Il a rétabli le texte
du Nouveau Testament dans lequel, à son époque, des fautes de copistes
s'étaient glissées... Origène a rendu des services
incalculables à l'Église de tous les temps". Si un théologien
Réformé reconnu pense de cette façon face à un apostasié dangereux,
que pouvons-nous nous attendre des simples croyants ?
Le
Codex Alexandrinus: Ce Codex est classé comme un manuscrit
d'Alexandrie, ville natale d'Origène. Il est considéré
comme étant un manuscrit du 5" siècle. Il contient 773
feuilles dont chacune est divisée en deux colonnes. Il y manque
Genèse 14: 14-17; 15: 1-6; 16: 6-10; Lévitique 6: 19-23; 1 Samuel 12:
17; 14: 9; 1 Roi 3: 6; Psaumes 69: 19 à 79: 10; Matthieu 1 à 25: 6;
Jean 6: 50 à 8: 52; et 2 Cor. 4: 13 à 12: 6. Ce Codex fut présenté
au roi Charles I, par sir Thomas Roe, de la part de Cyril Lucar,
patriarche de Constantinople vers 1627. Il repose aujourd'hui dans
la librairie du British Museum en Angleterre. Ils existent
quelques autres manuscrits de ce genre, mais ceux-ci sont les
principaux; car ils sont considérés par les théologiens libéraux et
les adeptes du modernisme, comme "les meilleurs et les plus
valables" (Les Documents du Nouveau Testament: peut-on s'y
fier ?), quoique ceci est entièrement faux.
Chapitre
2
La
Grande Apostasie: Le Viol de la Parole de Dieu
Il
est évident que tous ceux qui ont connu et professé la foi chrétienne,
ne sont pas tous chrétiens (Rom. 9: 6; 1 Jean 2: 19); il est aussi évident
que tous les livres qui professent être la Bible, ne le sont pas tous
(2 Cor.2: 17). Or l'apostasie est la révolte contre la foi,
l'abandon de "la foi qui a été donné une fois pour toute aux
saints" (Jude 3); et puisque la foi vient de la Parole de Dieu
(Rom. 10: 17), cela signifie que l'apostasie est l'abandon de la Bible
Authentique comme la Parole du témoignage de la vérité (Apoc. 12:
11). Conséquemment, cela signifie aussi qu'un Apostasié est un
traître et un lâche qui agit par duplicité et par subterfuge.
La Bible elle-même, que les apostasiés cherchent à disséquer et à
modifier, témoigne contre eux:
"Car
je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups
ravissants, qui n'épargneront point le troupeau; et qu'il s'élèvera
parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin
d'attirer les disciples après eux" (Actes 20: 29, 30).
"L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps,
quelques-uns se détourneront de la foi, s'attachant à des esprits séducteurs
et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs, dont
la conscience sera cautérisée" (1 Tim. 4: 1, 2). "Car
il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine
doctrine; mais où, désireux d'entendre des choses agréables, ils
s'amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront
l'oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables" (2 Tim.
4: 3, 4).
La
mutilation du texte de la Parole de Dieu dans les Bibles modernes débuta
officiellement en 1881 avec la compilation du texte grec perverti de
Westcott et Hort. Ces deux apostasiés présentèrent leur texte
tendancieux au Comité de Révision sous gage d'en garder le secret.
"Dans l'Église Laodicéenne", nous dit Peter Ruckman (Problem
Texts), "le Corps de Christ fait face à des menteurs
professionnels. Ils sont payé de l'argent par des chrétiens pour
mentir à propos de l'Autorité de la Bible; et ils vont vous mentir sur
ces choses aussi vite qu'un politicien hypocrite... Lorsque
Westcott et Hort, les éminents dirigeants de l'autorité textuelle,
s'assirent à la table du Comité de Révision pour débuter
officiellement l'ère de l'Église Laodicéenne, la première chose
qu'ils décidèrent de faire fut de mentir. Ils dirent au public
que le but de leur travail était de faire "le moins de changements
possible" dans le texte autorisé de la Réforme que nous trouvons
dans la King-James (ainsi que la Martin et l'Ostervald). Après
avoir menti publiquement, ils procédèrent à leur prochaine étape, et
comme n'importe quel bon Conservateur, ils décidèrent de nous passer
une fraude sous le nez.
Ayant
pris des démarches d'érudition scientifiquement saines, ils présentèrent
aux dirigeants éduqués des nations, la Version Révisée traduite de
leur texte perverti qui contenait 30,000 changements du texte de la Réforme,
dont 5,800 se trouvent dans le Nouveau Testament. Ce texte grec
satanique employé pour le Nouveau Testament, fut un texte éclectique
basé sur les théories insoutenables et insensées, que deux manuscrits
Africains contenant les Apocryphes (Vaticanus et Sinaiticus) avaient
plus de valeur et d'autorité dans la décision des variantes
textuelles, que 500 à 1,500 manuscrits Réceptus d'Antioche de Syrie...
Westcott et Hort écrivirent presque vingt pages de vent (leur Préface
du Nouveau Testament Grec) pour convaincre des parasites comme eux-mêmes,
des insolents qui se surestiment, que la Bible qui fit surgir la Réforme
Protestante fut un texte corrompu contenant environ 6,000 erreurs; et
que "le meilleur texte" avait été préservé dans la
librairie du Vatican et dans le panier à ordure d'un monastère...
Bref, le Texte Grec qu'ils disent être le meilleur, fut formé par des
hommes qui ont tordu les évidences documentées dans les anciens
manuscrits, papyrus, fragments, lectionnaires et anciennes versions.
Ceci est le Texte Grec de toutes les versions modernes. Si votre
confiance repose en ce texte, vous êtes des insensés, ainsi que ceux
qui vous l'ont recommandé. Vous vous êtes fait duper et vous
avez échangé le vrai texte de la Bible pour une idole de l'Église
Catholique Romaine qui est devenue le nouveau Pape infaillible de
l'autorité textuelle".
L'Histoire
se Répète:
"Ce
qui a été, c'est ce qui sera; ce qui c'est fait, c'est ce qui se fera, et
il n'y a rien de nouveau sous le soleil" (Écc. 1: 9).
"L'histoire
se répète encore une autre fois", nous dit Jay P. Green.
"Durant les trois premiers siècles après la sacrifice d'expiation
de Christ pour les siens, il eut une explosion de versions qui affirmèrent
toutes représenter exactement les Originaux des rédacteurs du Nouveau
Testament. Toutefois, outre les traductions, les chrétiens de ce
temps avaient un problème que nous n'avons pas encore aujourd'hui:
le prolifération actuelle de manuscrits grecs qui se disaient être des
copies exactes des Originaux. Comme les magiciens de Pharaon
furent permis, pour un certain temps, de simuler les miracles de Moise
et d'Aaron, de même Marcion, Tatien, Valentin, Justin Martyr, Clément
d'Alexandrie, Origène, Pamphile, Eusèbe, etc, furent permis d'altérer
des manuscrits grecs et les faire passer pour des copies exactes des
Manuscrits Originaux des apôtres. Le Gnosticisme avait montré sa
face déformée avant la mort de l'apôtre Jean. Les philosophes
de ce temps, tout comme du nôtre, confondirent leur philosophie séductrice
au Christianisme. L'homme a toujours voulu être Dieu, un dieu à
lui-même, et il est facilement égaré par des sectes et des sociétés
mystiques qui l'assurent qu'il peut atteindre la divinité par ses
œuvres et ses études.
L'élément
qui s'oppose à cet auto-déception est la Parole de Dieu dans toute son
intégralité. Ainsi, ceux qui s'élèvent comme des dieux en ce
monde, ont depuis le commencement, concentrés leurs efforts pour
tordre, disséquer, et diluer la Parole de Dieu. Aujourd'hui,
19" siècles plus tard, après avoir joui d'une période de
l'histoire relativement tranquille, lorsque la Bible des Réformateurs
Allemand, Français et Anglais, fut la Bible du peuple Chrétien, Dieu a
délié une autre fois, la convoitise de la chair, la convoitise des
yeux, et l'orgueil de la vie, pour qu'ils deviennent la ruine d'un monde
rempli de gens qui ont Dieu et sa Parole intégrale en aversion.
Encore une autre fois nous avons une inondation de versions et de faux
manuscrits qui s'abattent sur nous. Très peu n'ont pas subis
l'assaut des bricoleurs de Bibles... Ce que nous désirons que
vous réalisiez, est que Satan qui captive les hommes par leurs
convoitises charnelles d'avoir une Bible à leur propre image, produit
présentement des fausses Bibles pour eux. Tellement de magiciens
pratiquent leur art de déception avec la Parole de Dieu, et tellement
dansent au charme de leur musique, que même les élus de Dieu sont
parfois pris dans le piège de leurs fausses représentations du saint héritage
que Dieu a donné à ses enfants, à savoir la Bible Authentique qui
provient du Texte Reçu.
On
peut entendre ces Mages modernes se contredirent eux-mêmes et dénier
la précieuse Parole de Dieu qu'il a puissamment préservé, et voir des
gens qui se disent Chrétien les écouter avec joie et admiration.
Malheureusement ils sont des esclaves volontaires, étant captif de la
volonté de Satan, car ils sont en vérité, pour la plus grande part,
des enfants du père du mensonge, eux et les médiateurs qu'ils adorent.
Or, un des plus audacieux de ces érudits-médiateurs, est le grand prêtre
exalté du monde religieux, le Critique Textuel. Le Critique
Textuel s'établi lui-même comme l'arbitre subjectif qui est supposé mériter
notre plus grande confiance, car c'est lui qui précise pour les chrétiens
du monde entier, qu'elles sont ou ne sont pas les paroles authentiques
de Dieu. Il peut être un Juif, un Unitairien, un mariolâtre, il
peut dénier l'expiation vicariale de Christ, être un ennemi du seul
vrai texte de la Bible; et toutefois il va quand même être élevé sur
un trône, et on va garder la confiance qu'il va donner aux fidèles les
paroles qu'ils doivent croire et obéir pour leur salut éternel.
Comment un incroyant, qu'il soit un savant ou non, peut-il être le juge
de la véracité de la Parole de Dieu qui donne la vie éternelle à un
croyant ? Or, ces ennemis de la vérité, ces guides tordus
deviennent des juges de la Parole de Dieu, et reçoivent une considération
respectueuse qui approche quelques fois l'adoration. Comment des
hommes comme Westcott et Hort, qui firent parti du Comité de Révision
de 1881, purent traduire des passages qui se rapportent à l'expiation
vicariale, lorsque aucun d'eux ni croyaient. N'étant pas capable
de faire face à la vérité de la Parole de Dieu, ils la ré-écrirent
et la falsifièrent. Comment ? En définissant des mots
contrairement à leur signification naturelle, en altérant des mots
pour changer l'importance d'un verset, en enlevant des mots pour laisser
le message de Dieu à court de son but, en diluant les paroles de Dieu,
en utilisant des synonymes comme substituts qui n'ont aucun rapport avec
le sens original.
C'est
ainsi que les Critiques Textuelles exercent leur métier de fraudeur.
Mais vous direz:&